HYPOTHÈSES DIVERSES
la transformalion de F Europe en un archipel traversé par des courants froids.
Ces trois causes additionnées grandiraient certainement les glaciers des Alpes, mais seraient inhabiles à leur donner les dimensions anciennement atteintes. Nulle part sur le globe on ne voit à 45 degrés de distance du pôle des glaciers longs de 240 kilomètres.
Elles ne produiront jamais de glaciers sous Téqualeur. Les îles Galapagos forment un archipel, situé loin des terres et baigné par un courant d'eau froide. Elles semblent réunir les conditions désirées ; — cependant il n'y a pas de glaciers ; — la température y est même encore très-élevée.
Dans le premier groupe rentre Thypothèse due à M. Rozet (1), laquelle consiste dans le soulèvement à une grande altitude des pays où ont été observées des traces d'actions glaciaires.- Les régions équatoriales de l'Amérique auraient dû être exhaussées à une hauteur énorme pour trouver la température froide nécessaire au développement des glaciers. Il faut supposer un soulèvement d'au moins 4000 mètres; soulèvement invraisemblable si on le compare à ce qu'on voit aujourd'hui sur le globe, et si on considère la
D'Arciiiac, Histoire des progrès de la Géologie^ Paris, 1848, l. H, page 430.
grandeur qu'aurait acquise le continent américain.
Encore, les soulèvements gigantesques et successifs de tant de lieux du globe ne peuvent pas expliquer les terrains glaciaires d'origine marine^ car les glaciers ne seraient pas descendus jusqu'à la mer dans les zones tempérées ou chaudes, et la température de la mer n'aurait pas été sensiblement modifiée.
Les hypothèses du second groupe mettent en jeu des actions qui tendraient à refroidir tout le globe. Telles sont :
La diminution périodique de la chaleur propre du soleil, soit par l'obscurcissement graduel de toute sa masse, soit par l'augmentation de ses taches ;
La persistance, à de certaines époques, d'un écran cosmique entre le soleil et la terre ;
Le passage de tout le système solaire dans des espaces à basse température.
Ces causes, très-improbables en elles-mêmes, n'arriveraient pas à produire des phénomènes glaciaires analogues à ceux dont on étudie les traces. Elles ne produiraient que de faibles glaciers .
Pour qu'un glacier se forme, il faut 1 — • premièrement du froid à l'endroit du glacier ; secon*