SCÈNE XIX
THUCUON, puis MARIANNE.
TKUciio.\ , se frottant les mains.
Ah I je iuU content ! tout marche au gré de mes désirs et je n'ai plus aucune inquiétude I UARiAKNE, dans la coulisse.
Monsieur Truchon 1 monsieur Truchon I
TRUCIIOM.
Ma femme?... que veut-elle?
MARIANNE , pafaistant,
Qu 'est-ce que vous faites donc là? les électeurs sont réunis ; ils font un tapage d'eufer... ils braillent... on n'attend plus que vous... on vous demande.
TRUniON.
J’y vais; mais avant, j'ai deux mots à vous dire.
MARIANNE
Dépèchex-vous, lambin.
TRUCnON.
Défaites-vous de ces façons de parler. Ma nomination est assurée, et j'ai résolu de vous emmener avec moi à Paris.
MARIANNE
Tiens 1 vous aviex dit dans tout le pays que vous me laisseriez ici*
TRtXHON.
J'ai changé d’idée.
MARIANNE
Vous ne faites pas autre chose... mais... TRÜCHON.
U n’y a pas de mais. Vous ferez vos apprêts; nous partirons demain, je le veuxl
ENSEMBLE
Air : Ah ! fitoufje de colère I (Manche à manche.)
MARIANNB.
Mon^iieur. c’est insupportable!
Traiter de cett* façon-là Une femrao jeune, aimable...
On n’a jamais vu cela.
TROcnoif.
Vraiment c’est insupportable *
Que cette conduite-làl •
Forcer un époux aimable •
A parler sur ce ton-là I
De mon humeur je m’écarte ;
Écrivez sur votre album,
Dès demain il faut qu'on parte.
C’est là mon ultimatum l