‹ Le dernier ami de J.-J. RousseauChapitre 12 sur 91 · Ms. de Harlet, maii-ic d'Ermenonville · texte numérisé non relu

Ms. de Harlet, maii-ic d'Ermenonville

(( le grand marquis », disaient les ouvriers. Il se promenait dans le costume que Mayer a peint dans une petite aquarelle^, les bottines montantes, le chapeau mou de campagne et la grande canne à la main, grande canne dont cet ancien militaire se servait volontiers en guise de bâton de commandement ; « le père la Tapette » l'appelaient ses jardiniers. Ermenonville fut son œuvre dans tous les détails. Il en conçut toutes les scènes, en dessina tous les paysages, et toutes les « fabriques », en imagina toutes les inscriptions. C'est ce qui en fit la beauté : des jardins paysagers doivent être l'œuvre, non d'un architecte, mais du propriétaire ; c'est lui qui doit créer le cadre de sa vie, il ne s'agit pas simplement de composer les grandes lignes, de dessiner l'ensemble des points de vue, et de s'en remettre pour l'exécution à des jardiniers. Il faut que l'œil du maître soit toujours là,

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