Papiers de René de Girardin, Ms. de l'abbt Brizard, etc
ROUSSEAU A ERMENONVILLE 8l
des rêveries de son quasi-époux, qui oubliait tout à fait riieure en écoutant le murmure du zéphyr dans les feuilles des chênes ^
Après son dîner Jean-Jacques allait à peu près régulièrement dans son « Verger » dit (( de Clarens » pour donner du pain à ses poissons et à ses oiseaux comme nous l'a raconté Girardin. C'est là, et à ce moment, que toute la famille du seigneur d'Ermenonville, qui le reste de la journée respectait sa solitude, venait généralement le retrouver. On le laissait tranquille le reste de la journée; mais à ce moment la société se réunissait sur les gazons ombreux, sous les vieux arbres, Jean-Jacques, paraît-il, était redevenu gai au milieu de la nature. Il jouait avec les enfants et courait avec eux. Il leur faisait des « contes à la Suisse », et d'après Girardin, il était drôle et amusant et « faisait rire petits et grands ». Ensuite on canotait; Jean-Jacques aimait