‹ Le dernier baiserChapitre 3 sur 8 · LE MICROBE DE LA PHTISIE · texte numérisé non relu

LE MICROBE DE LA PHTISIE

Loulfard se garda de toucher à ce bureau ; un coup d'œil de Georges aurait pu l'avertir de cette indiscrétion. Une indiscrétion l'eût fait chasser, et ce n'était pas ce qu'il voulait. Il baissa les lampes et se retira dans l'ûnticliambre, où il attendit patiemm-ent son nouveau maître

A minuit, Georges rentra. Il avait trouvé son frère en pleine voie de guérison. 11 avaii trouvé Lydia debout, quoique très pâle et si faible qu'elle avait à peine la force de parler. De ce côté, il était rassuré. Quant à Sénéchal, toujours pas de nouvelles.

Le sort mystérieux de son père lui amenait des larmes aux yeux. Il lui fallut toate son énergie puissante, sa grande force de volonté, pour se remettre au travail.

Mais il était fatigué. Vers une heure, il se coucha, en dormant l'ordre à Jérôme de le réveiller à six heures.

Cinq minutes après, il dormait.

A peine était-il endormi que Louffard, entr'ouvrant doucement la porte de la chambre à coucher, avançait la tète avec précaution et écoutait.

La respiration du Jeune médecin était calme et régulière.

Louffard disparut et referma la porte.

L'atelier où Georges avait travaillé toute la journée, et où il se livrait souvent à d?s opérations de chimie, était situé h l'extrémité opposée à la chambre à. coucher, celle-ci étant à un bout de l'appartement, l'atelier étant à l'autre bout.

La porte de l'atelier était fermée, mais Louffard savait qu'il trouverait îa clef dans un des tiroirs du buffet de la salie à manger. Il avait vu Georges la déposer en cet endroit.

112 LE DETcNIIIR BAIS£H

Une fois dans l'atelier, il tira de sa poche une lanterne grande comme la moitié de la main, ralluma et jeta un rapide coup d'œii autour de lui.

De tous les papiers étalés là en désordre ime heure auparavant, aucun ne restait.

t Ah, ah 1 murmura Louffard, il a tout enfermé.,, dans le cartonnier, sans doute... C'est naïf... Si j'avais jamais entre les mains des pièces desquelles dépendrait ma vie, je ne serais pas assez sot pour les mettre à l'abri derrière un rempart de carton. »

Il tira un trousseau de clefs de différentes grandeurs, mais toutes trè5 petiiec. Il en essaya quatre ou c^nq à la serrure du cartonnier ; la sixième entra, tourna, ouvrit, referma, rouvrit...

Dans un des cartons, Louffard trouva une sorte de dossier, gur la chemise duquel Georges avait écrit, au crayon rouge ;

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