‹ Le dernier chant des serins de Laval [microforme]Chapitre 4 sur 15 · SV VU UN NN QU D CUP CUP TNT · texte numérisé non relu

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sur lequel les serins de la succursale reposent leur thèse, donc l'Université Laval n’est pour rien dans l’'émanation de ce document,

En deux mots, le décret /amdudum ne concerne pas l'Ecole de Médecine et est repoussé par l’Université Laval de Québec.

Reste la succursale qui s'y cramponne, comme à une planche de salut. |

Sa première démarche fut un pas de clerc. La majorité des membres -de la succursale s’est réunie en comité et a rédigé à l'adresse de Laval un ultimatum, une espèce de déclaration d'indépendance.

Ils me font l’effet de prisonniers qui, recevant un rayon de lumière, prétendent monopoliser le soleil.

Premier résultat: le Dr E. P. Lachapelle, l’âme de la succursale s’est, de dégoût, détaché de ses collègues et a envoyé sa démission aux autorités de Laval.

Deuxième résultat : L'Université Laval en appelle à Rome et fait for. tifier par Sa Sainteté Léon XIII, les liens de dépendance de la succursale, comme on le voit par la lettre de son Eminence le Cardinal Siméoni :

S,. Congrégation de la propagande, Rome, le 26 juin 1880.

Eminentissime et Révérendissime très cher Seigneur,

Au sujet de la constitution apostolique /amdudum, quelques explications ont été demandées par le Très Révérend Seigneur Recteur de l'Université Laval. Pour y répondre, Sa Sainteté a ordonné de déclarer : 19 Par le mot Docteurs employé dans cette constitution il faut entendre les Professeurs ou ceux qui enseignent dans l’Université ; 20 Qu'il faut comprendre qu’il n’y a qu’un seul Conseil Universitaire pour les deux sections de Québec et de Montréal de l’Université. Sa Sainteté veut en outre qu’il soit recommandé aux membres de ce même Conseil de veiller avec soin au maintien de la paix et de l'union entre les deux sections de l’Université ; que si, par hasard, il surgissait quelques difficultés par la suite, on recoure au St. Siège.

Je profite de cette communication à Votre Eminence pour lui baiser humblement les mains.

De votre Eminence, Le très humble et très obéissant serviteur, (Signé) Jean, CaRD. SIMEONI, Préfet.

(Contresigné) Ÿ D., ARCHEV. DE Ty, Secrétaire.

A Son Eminence le Card. Taschereau, Arch. de Québec.

C'est donc le retrait de toute la latitude d'indépendance accordée # la succursale par le décret /amdudum, et cela d'après l'ordre de N.S. P. le Pape luimême. Les prétentions des signataires du factum pêchent donc par la base et doivent être considérées comme non avenues.

Je vais plus loin ; supposez que tous les pouvoirs accordés par le: décret /amdudum n'eussent pas été annulés par l'autorité ecclésiastique, ils seraient restés nuls et de nuls effets, parce qu'ils lèsaiert les droits et privilèges accordés à l'Université Laval en vertu: de sa charte royale.

Voici ce que dit M. G. Lamothe, avocat, sur la valeur des privilèges conférés à la succursale par le décret /amdudum :

Mais cette constitution Jamdudum n'a aucun effet au point de vue civil. Légale--

ment les pouvoirs ou privilèges autonomes de la succursale n’existent pas. Iln'y a qu'un seul corps public existant, savoir : l'Université Laval de Québec, et ce corps a, non pas deux têtes dont l’une à Québec et l’autre à Montréal, mais une seule tête, savoir: le Conseil Universitaire de Québec. Aucune convention ne peut lier ce corps public, si elle n’est faite par le Conseil Universitaire, ou par quelqu'un porteur d’une procuration de ce Conseil. Le Vice-Recteur comme tel ne peut engager l'Université Cette fonction de Vice-Recteur n’est qu'une création canonique; la Charte Royale ne mentionne pas un tel office. Le Vice-Chancelier est également un officier de création canonique dont les pouvoirs spéciaux ne sont pas reconnus légalement.

Messieurs de la succursale, votre indépendance est donc tout ce: qu'il y a d’éphémère au monde et votre prétention est tout en paroles.

‘6 Odi homines ignava opera, philosophia sententia.”

Je hais ces hommes incapables dont la philosophie est toute en paroles,

Voyant l'impression produite parmi la jy ei les soussignés profitèrent deson apparition pour faire des propositions d'union À l'Ecole de Médecine, union qui aurait eu pour résultat de faire disparaître pour toujours les divisions et les rivalités qui existaient depuis si longtemps et qui étaient la cause d’un si grand, raalaise parmi le public.

L'illusion est complète, la succursale se croit libre et prend des airs.

de protection vis-à-vis l'Ecole de Médecine, elle veut faire disparaître pour toujours les divisions et les rivalités qu’elle a créées et nourries depuis plus de quinze ans. C'est très noble, voyons par quel moyen elle veut y arriver.

Pourarriver à faire cette union, les soussignés firent les plus grands sacrlfices et se soumirent aux plus grandes humiliations : (grands 9 pour des gens qui

n'ont, pour tout stock, que des airs d'indépendance ; grandes humiliations pour eux.

qui vivent des servitudes de Québec.)

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