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Ëllfc a donne son nom au cap qa*eUe couronne. Uareld , qui voit blanckir réternelle colonne , Reconnaît SoniuiA.
Autrefois Sunium , aujourd'hui le eap Colonna. Si on en excepte Athènes et Marathon, il n'y a point //•« Éd, 19
i46^ NOTES.
dans toute FAttique de site qui mérite plus d'intérêt. Seize colonies sont une source inépuisable d'études pour l'artiste et pour l'antiquaire : le philosophe salue avec respect le lieu où Flaton enseignait ses doctrines en conversant avec ses élèves ; le voyageur est enchanté de la beauté d'un paysage d'où l'on voit toutes les îles qui couvrent la mer Egée. Le temple de Minerve se voit d'une grande distance en mer. Je suis aile deux fois par terre et une fois par mer au cap Colonna. Du côté de la terre , la vue eèt moins belle que quand on s'en approche en venant des îles. La seconde fois que nous y allâmes par terre , nous fûmes surpris par un parti de Maïnotes qui étaient cachés dans les cavernes. Nous avons su , dans la suite , par un prisonnier qu'ils avaient rendu après avoir reçu sa rançon , qu'ils avaient été détournés de nous attaquer par la vue de deux Albanais qui m'accompagnaient, s'étant imaginés , heureusement pour nous , que nous avions une bonne escorte de ces mêmes Arnautes -, ils ne s'avancèrent pas , et laissèrent ainsi passer saine et sauve notre caravane trop ^eu nombreuse pour opposer aucune
résistance. Colonna n'est pas pioins fréquentée par les peintres que par les pirates.
C^est là que Fartlste plante son pupitre et cherche le
pittoresque dans des ruines.
( Lhodgsok, la^ Jane Grey.)
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Quel immense cortège , en blancs habits de deuil ^ De colline en colline I etc.
Cet épisode est historique : et s'il ne l'était pas dans tous ses détails , qui aurait osé l'inventer ?
Dans le Recueil des chants populaires de la Grèce moderne (^*), publiés et traduits par M. C. Fauriel , on trouve le morceau suivant :
a Le combat de la première journée ne fut pas » décisif. Le second , celui du lendemain , fut ter- » rible ^ il était encore un peu incertain , lorsque » soixante femn^es , voyant qu'il allait finir par l'ex- » termination des leurs , se rassemblèrent sur une
(*) Ce Recueil se vend chez Dondey-Dupré Père et Fils, Imp.-Lib., rue St-Louis , n° 4^ , et rue Richelieu , n° 67 ; et chtft Ponthieu , Libraire , Palais-Royal , Galerie de bois.
» éminence escarpée qui avait un de ses flancs taillé » à pic sur un abime, au fond duquel un gros torrent )) se brisait entre mille pointes de roc dont son lit » et ses bords étaient partout hérissés. Là , elles dé- » libérèrent sur ce qu'elles avaient à faire pour ne » pas tomber au pouvoir des Turcs , qu elles imagi- » naient déjà ypir à leur poursuite. Cette délibéra- » tion du désespoir fut courte , et la résolution qui la » suivit) unanime. Ces soixante femmes étaient, pour » la plupart, des mères plus ou moins jeunes, ayant » avec elles leurs en&n», que les unes portaient à )» la mamelle ou dans leurs bras , que les autres pre- » naient par la main. Chacune d'elles prend le sien , » lui donne le dernier baiser , et le lance ou le » pousse , en détournant la tête , dans le précipice nf voisin. Quand il n'y a plus d'enfans à précipiter , » elles se prennent l'une l'autre par la main , com- » mencent une danse en rond , aussi près que pos- » sible du bord du précipice , et la première d'elles » qui , le premier tour fait , arrive sur le bord, s'en "» élance , et roule de roche en roche jusqu^au fond » de l'horrible abîme. Cependant le cercle ou le
NOTES. * i<9
-» chœur continue à tourner , et , à chaque tour , » une danseuse s'en détache de la même manière » jusqu'à la soixantième. On dit que , par une sorte » de prodige , il y eut une de ces femmes^ qui ne se » tua pas dans sa chute. ...... ^
Voilà un des prodiges d'héro!sme et d'infortune
dont notre âge est chaque jour témoin Et FEu-
rope regarde!!!.»..