‹ Le dernier des barons (volume 2)Chapitre 4 sur 11 · VA · texte numérisé non relu

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Salisbury, son père, ainsi que le seigneur de Warwick , son IVère , pénétrèrent son secret , et jurèrent qu'aucun homme nouveau (car c'est là un terme de dédain fort affectionné par le comte), fût-il nommé duc, ne donnerait à sa postérité les armoiries des Monlagu et des Nevile. Ah ! mademoiselle Sybill , il y a dans le Nord un proverbe qui dit : Heureux celui dont le père s'est donné au diable. Si quelque Hasfmgs du vieux temps eût été voleur et pillard, et eût laissé au brave William l'héritage de ses iniquités , sous forme de titres et domaines, le seigneur de Warwick n'aurait pas traité celui-ci d homme nouveau. Maître Hastings fut traîné, comme le fils d'un serf, en présence du comte siégeant sur son estrade; et soyez certaine qu'il fui riuieoieot malmené : car la colère lui monta à la tète , et il défia le comte, comme gentilhomme, en combat singulier. — Alors les gens du comte voulurent se jeter sur lui. .. Dans ce temps-là , sous le roi Henry, pour braver un baron, il fallait avoir une armée à ses talons, si l'on ne voulait avoir bientôt une corde au cou ; mais le lion est moins féroce qu'on ne le représente, et le comte descendit de son estrade en disant : Jeune homme, la fougue me plait... et je veux t'ordonner chevalier de mes mains, pour pouvoir ensuite relever ton gant.

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