‹ Le dernier des barons (volume 3)Chapitre 2 sur 12 · VJ · texte numérisé non relu

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les choses d'une seule période; de plus, rccrivain qui tient à remplir la mission du roman liisiorique, doit compléter, par la couleur et les détails, les IVoidcis silliouetles du rapide clironi([ueur; et, en dépit de tous les arguments des pseudo-critiques, il est nécessaire que la partie imaginative de sa fable, à laquelle son œuvre emprunte le mouvement et la vie, tende en même temps à faire connaître plus intimement et plus familièrement au lecteur, les habitudes, les mobiles et l'ordre de pensées qui constituent la véritable individualité d'une époque. Par dessus tout, le romancier a droit de faire un libre usage de Thypoilièse par analogie, que l'historien ne peut se permettre au même point, et qui, lorsqu'elle est sagement tempérée par l'érudition et éclairée par la connaissance des hommes (connaissance sans laquelle les œuvres d'imagination ne peuvent faire ni bien ni mal , vu qu'il est impossible de les lire), sert à éclairer tant de points qui, sans cela, resteraient enveloppés de ténèbres, et à résoudre les contestations et les difficultés des témoignages contradictoires, en y appliquant le critérium de la philosophie du cœur humain.

Sentant moi-même toute la grandeur du travail que vous m'engagiez à entreprendre, je me défiais d'autant plus du succès d'une pareille tentative, que le champ du roman historique, fondé sur nos annales, a été amplement exploité, non-seulement par les plus brillants d'entre les nombreux romanciers qui font la gloire de notre littérature classique^ mais encore par des écrivains postérieurs d'une haute réputation justement acquise. Toutefois, quelque épuisée qu'ait été notre histoire par les travaux des romanciers, le sujet que vous avez recommandé à mon choix est si heureux, que soit sous le point de vue de la peinture des caractères et des passions, soit sous celui des vérités

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