‹ Le Dernier des Gaillard, vaudeville en 1 acteChapitre 10 sur 18 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, MÉDARD, en maçon, el une grosse miche de pain sous

lo bras.

MÉDARD

Me v’ià, Marraine!... J’ai apporté mon pain!

• ‘ VERP1LL0N, à part.

Il parait naïf !

PRUDENCE

Dis donc quelque chose à monsieur.

* Verpillon, Médard, Prudence.

MÉ DARD, allant àVerpillon.

C’est-y vous qui êtes Papa !

VERPILLON.

Je pourrais l’être !... mais c’est à M. Gaillard que tu dois donner cette qualification.

MK DA RD.

Gaillard!... Où ce qu’il est?

VERPILLON.

Il va venir! c’est une ganache... à qui tu pourras tirer pas mal de carottes 1

MÉDARD

Combien qu’on fait de repas?

PRUDENCE

Sois tranquille, tu seras bien nourri !

MEDARD, montrant son pain.

Fallait peut-être pas apporter mon pain ?

La nourriture du corps n’est rien! Pour celle de l’esprit, c’est moi qui développerai ton intelligence !

MÉDARD

À-t-on du vin à déjeûner?

VERPILLON.

Ah ça ! mais... tu ne penses qu’à boire et à manger !

MÉDARD

C’est qu’on a de l’appétit dans le bâtiment!

VERPILLON.

Tu n’es plus dans le bâtiment; tu es un jeune homme de famille !.. tu es mon élève! 11 faut que tu m’écoules et que tu m’obéisses... ou je te flanquerai des taloches !

MÉDARD

Des taloches ! vous?

VERPILLON.

Moi, ton Professeur!

MÉDARD

Venez-y donc, que je VOUS cogne 1 (il donne son pain h PruJenoe, qui le pose sur la table à droite.)

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