‹ Le Dernier des StuartsChapitre 2 sur 27 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Naissance de Charles -Edouard. — Son éducation. — Le chevalier de Ramsay. — Premières armes de Charles-Edouard. — Lettres du duc de Liria. — Excursion dans quelques villes de la haute Italie. — Détails sur la cour de Jacques III par le chevalier de Brosses.

Après trente "deux ans d'exil, après tant d'illusions détruites, tant de déceptions éprouvées, une ioie bien idve vint tout à coup soulager le cœur du roi proscrit, et rendre à ses fidèles partisans toutes leurs espérances. Un fils lui était né, et cette faveur du Ciel, qu'il avait si longtemps sollicitée , et qu'avait aussi implorée pour lui le souverain pontife Clépaent XI, lui était accordée au moment où le découragement commençait à s'emparer de ses amis les plus dévoués, et où lui-même était tenté de ne plus regarder que comme une amère*' dérision le vain titre de roi de la Grande-Bretagne que lui donnaient encore ses partisans et quelques souverains catholiques. Mais la naissance d'un fils n'était- elle pas le présage d'un meilleur avenir? N'était-elle pas un signe providentiel annonçant que le courroux du Ciel

allait enfin cesser de s'appesantir sur la race des Stuarls? Et n'était -on pas en droit d'espérer que le dernier rejeton de cette illustre famille , né sur le sol étranger loin des agitations et des haines des partis soulevées contre son aïeul, trouverait ces agitations calmées et ces haines apaisées quand il serait en âge de réclamer ses droits?

Telles étaient les pensées que cet heureux événement faisait naître dans l'esprit du chevalier de Saint-Georges, ou plutôt de Jacques III d'Angleterre; car en ce moment il attachait à ce titre un prix tout nouveau , puisqu'il ne mourrait pas avec lui, et qu'il pouvait le transmettre à un héritier. Si ces pensées n'étaient encore que de vaines illusions, elles se présentaient toutefois bien naturellement à l'esprit, et elles étaient partagées par tous ceux qui s'intéressaient à ces illustres exilés, par le pape luimême, par toute sa cour, par la plupart des ambassadeurs et des seigneurs étrangers, et surtout par cette foule de nobles anglais, écossais et irlandais , accourus à Rome pour assister à la naissance d'un héritier légitime de la triple couronne de l'empire britannique. El ce qui devait encore contribuer à augmenter l'illusion, c'est que cette naissance fut célébrée avec autant de pompe que si elle avait eu lieu à Londres, dans le palais des rois. Au moment où elle fut annoncée , le-31 décembre 1720 (i), le canon du château Saint-Ange fit entendre une salve

(1) Ou plutôt le 20 décembre nouveau style. L'Angleterre n'ayant adopté la réforme du calendrier grégorien qu'en 1751, il en résulte une différence de onze jours dans les dates données aux évén>3mHnts par les écrivains anglais, jusqu'à la fin de la première nioiaé du xvin' siècle.

de cent un coups , comme il est d'usage à la naissance d'un prince royal; un Te Deum solennel fut chanté dans la chapelle Sixtine en présence du souverain pontife ; il y eut des réjouissances publiques, et des courriers partirent pour les diverses cours de l'Europe afin d'y notifier cet heureux événement.

Le nouveau prince reçut au baptême le nom de Charles-Edouard -Louis-Philippe- Casimir. Son éducation fut celle d'un prince que l'on croyait réservé à de hautes destinées. Il eut au nombre de ses précepteurs le chevalier de Ramsay (1), l'élève et l'ami de Fénelon , et qui avait appris de l'illustre précepteur du duc de Bourgogne l'art de diriger l'éducation d'un roi futur. Aux études sérieuses on joignit celles des beaux -arts, pour

(1) Le chevalier de Ramsay était d'une ancienne et noble famille d'Ecosse. Dès sa jeunesse il montra un goût très-vif pour les sciences , et s'appliqua surtout à l'étude des mathématiques et de la théologie. Les doutes qu'il conçut sur la vérité de la religion protestante le déterminèrent à en faire un examen attentif : il consulta les plus célèbres docteurs de Glasgow, d'Edimbourg et de Londi^es; mais aucun ne put dissiper ses incertitudes. Il résolut alors de n'obéir qu'à la raison , c'est-àdire de ne reconnaître que lui-même pour juge de sa croyance : et tour à tour il passa du socinianisme à l'indifférence, et de l'indifférence au pyrrhonisme le plus absolu, sms toutefois recouvrer la tranquillité qu'il avait perdue. Fatigué de cet état, il se rendit en Hollande pour exposer ses doutes au célèbre Poiret, ministre français réfugié, dont l'éloquence ne put le convaincre. 11 eut enfin le bonheur de trouver, dans les entretiens de Fénelon, la vérité qu'il cherchait de bonne foi; et, en no9, il abjura le protestantisme et rentra dans le sein de l'Église catholique . L'illustre archevêque de Cambrai conserva jusqu'à sa mort une estime particulière pour son élève, dont il appréciait les talents et la vertu. Déjà Ramsay s'était fait connaître d'une manière avantageuse par quelques ouvrages, quand il fut nommé gouverneur du duc de Château-Thierry et du frince de Turenne, et chargé ensuite de l'éducation des princes fils de Jacques III ; mais les intrigues, dont les cours des rois exilés ne sont pas plus exemptes que celles des rois assis sur leur trône, le forcèrent bientôt de renoncer à ces fonctions.

lesquels le prince montra de bonne heure ce goût prononcé et comme naturel à tout enfant né sous le beau ciel de l'Italie, puis l'étude des langues "vivantes, et bientôt le jeune Charles -Edouard parla avec une égale facilité l'anglais, l'italien et le français. Mais l'enseignement que M. de Ramsay s'attachait surtout à donner à son royal élève avait pour but de lui apprendre l'art si difficile de régner. Dans ses leçons dont il a fait un livre (1), il ne faisait que développer les maximes de Fénelon sur la politique , et sur la morale appliquée à la politique. Quoiqu'il s'attachât d'une manière plus particulière à l'étude du gouvernement anglais , puisqu'il s'adressait à un prétendant à la couronne d'Angleterre , il n'entrait pas moins dans l'examen approfondi de toutes les questions politiques qui se rapportent aux différentes formes de gouvernement. « Et sur un pareil sujet, dit l'historien de Fénelon , il est difficile de réunir des idées plus justes et plus saines, de les présenter sous une forme plus claire et plus à la portée de tous les esprits raisonnables , et de les discuter avec une impartialité plus exempte de prévention ou d'enthousiasme que ne l'a fait M. de Ramsay (2). »

Ces leçons ne furent pas perdues pour le jeune Charles- Edouard,' quoiqu'il ne lui fût pas donné d'en profiter longtemps, et que l'intrigue forçât bientôt son précepteur à s'éloigner. Mais l'élève, malgré la légèreté de son âge, malgré son goût pour les arts d'agrément, avait compris toute l'importance du rôle qu'il pourrait être

(1) Essai sur le gouvernement civil , par le chevalier de Ramsay.

(2) Histoire de Fénelon, par M. de Bausset, t. Ill, p. 517.

un jour appelé à jouer, et cette pensée de sa destinée future lui donnait souvent un air rêveur et parfois sévère, qui contrastait avec la grâce et l'enjouement de son jeune frère; car, cinq ans après sa naissance, sa mère avait donné le jour à un second fils (le 20 mars 1725 ) , qui reçut le titre de duc d'York et les prénoms de Henri- Benoît-Édouard-Alfred-Louis-Thomas.

En 1735, le duc de Liria, fils du maréchal de Berwick , issu du sang royal des Stuarts , passa par Rome pour aller prendre le commandement de l'armée espagnole qui assiégeait Gaëte. Il demanda à Jacques III de lui confier son fils, alors âgé de quatorze ans, pour lui faire faire ses premières armes. Charles -Edouard, enchanté de recevoir les premières leçons de l'art de la guerre à l'école d'un capitaine qui avait conquis une haute renommée militaire , joignit ses instances à celles du duc, et obtint l'autorisation si désirée. Avant son départ , il alla prendre congé de Sa Sainteté , qui lui fit remettre trois mille scudi pour les frais de son équipement. En arrivant à l'armée, il fut accueilli avec la plus grande distinction par le jeune prince don Carlos d'Espagne , qui le salua des titres d'Altesse Royale et [de prince de Galles (1). Pour lui donner un gage de son affection particulière , don Carlos détacha un diamant de son chapeau et le fixa au chapeau de Charles -Edouard.

Quant à la manière dont il se montra dans cette pre-

(1) On sait que le titre de prince de Galles n'appartient qu'au fils alué des rois d'Angleterre, à l'héritier présomptif de la couronne; comme autrefois le titre de Dauphin était donné au fils aine des rois de France. Ainsi les partisans des Stuarts donnent fréquemment ce nom au prince Charles-Edouard; mais l'histoire ne le lui a pas conservé

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mière campagne, nous n'aurons, pour la faire connaître, qu'à citer ce passage d'une lettre écrite par le duc de Liria à son frère le duc Fitzjames : « Immédiatement après son arrivée, dit le duc, il m'accompagna à la tranchée, o\i il paraissait n'avoir guère souci des balles qui sifflaient autour de nous. Le lendemain , j'étais dans une maison un peu à l'écart, et que les assiégés me forcèrent de quitter en y faisant tomber cinq ou six boulets. Le prince de Galles vint m'y joindre, et aucune représentation sur le danger qu'il courait ne put l'empêcher d'y entrer. Il y demeura quelque temps avec un admirable sang-froid, quoique les murs fussent criblés de balles. Son Altesse Royale , en un mot , nous a prouvé que , chez les hommes nés pour être des héros, la valeur n'attend pas les années (1). Me voici délivré de ces causes d'inquiétude, et je jouis de la satisfaction de voir le prince adoré par les officiers et les soldats. Il a des manières charmantes, et, s'il en était autrement, je vous le dirais en confidence. Demain nous partons pour Naples , où je ne doute pas qu'il ne captive les Napolitains aussi bien que nos troupes. Il n'a pas besoin qu'on lui souffle ce qu'il doit dire. Plût à Dieu que les plus cruels ennemis de la maison des Stuarts eussent été téaaoins de sa conduite pendant ce siège ! Il en aurait , je crois, ramené plusieurs. Je remarque surtout en lui une physionomie heureuse qui promet beaucoup... »

(1) Cette phrase, écrite ea anglais, est évidemment une réaiiniscence de ce vers du Cid de Corneille ,

. Aux àincs bien nées,

La valeur n'attend i)as le nombre des années.

Pendant la traversée de Gaële à Naples, le chapeau du prince tomba à la mer; comme les matelots s'empressaient de mettre une chaloupe à flot pour aller le chercher : « Non, non, s'écria -t- il en les arrêtant, ne prenez pas cette peine ; le courant l'entraînera probablement bien loin dans la mer, et le portera sans doute en Angleterre, où j'irai tôt ou tard le chercher moimême. »

A Naples il eut tous les succès qu'avait espérés pour lui le duc de Liria. A son retour à Rome, son père l'embrassa avec un juste orgueil, et lui permit, l'année suivante, d'aller assister à une campagne des alliés en Lombardie. Deux années plus tard, en 1737, Charles- Edouard, sous le titre de comte d'Albano, fit une excursion de quelques mois dans les principales villes de la haute Italie. Pendant ce voyage, il visita successivement Parme, Gènes, Milan, Venise, Padoue, Bologne et Florence ; partout il fut accueilli plutôt comme l'héritier d'un souverain régnant que comme le fils d'un prince exilé. A Gênes , l'envoyé d'Espagne et toute la noblesse de la ville vinrent lui présenter leurs hommages. A Milan, le gouverneur de la Lombardie, le vieux général Von Traun , lui fit aussi sa cour, et lui donna le titre de prince de Galles. A Venise, il fut invité à assister aux séances du sénat, et y prit place sur le siège réservé aux voyageurs couronnés. A Bologne , le cardinal légat et quatre sénateurs allèrent au-devant de lui. A Florence, le résident anglais eut assez d'influence pour empêcher le grand- duc de l'admettre publiquement à la cour; mais il ne put empêcher la ville de lui donner des bals et des

fêtes. La maison du llano\re, jalouse de ces manifestalions, témoigna son mécontentement au résident vénitien Businiello , qui eut Tordre de quitter Londres sous trois jours (1). Mais, d'une autre part, ces hommages devaient singulièrement flatter le cœur du jeune Charles-Edouard, lorsqu'il voyait la sympathie qu'inspiraient, même aux étrangers, les malheurs de sa famille et la justice de sa cause.

Les cinq à six années suivantes se passèrent sans aucun incident remarquable. Charles -Edouard ne quitta pas la cour de son père , qui résidait tantôt à Rome , tantôt à Albano. On lira sans doute avec intérêt quelques détails sur cette cour donnés par le président de Brosses, qui la visita en 1740. Yoici ce qu'il écrivait sur ce sujet à MM. de Tournay et de Neuilly :

« J'achèverai avec vous ma tournée de visites importantes par celle du rot d'Angleterre. On le traite ici avec toute la considération due à une majesté reconnue pour telle. Il habite, place des Saints- Apôtres, dans un vaste logement qui n'a rien de beau. Les troupes du pape y montent la garde comme à Monte -Cavallo, et l'accompagnent lorsqu'il sort, ce qui ne lui arrive pas souvent. Sa maison est assez nombreuse , à cause de quelques seigneurs de sa nation qui lui sont restés attachés, et qui demeurent avec lui. Le plus distingué de ceux-ci est milord Dumbar, Écossais , homme d'esprit , et fort estimé, auquel il a confié l'éducation de ses enfant s. Le prétendant (ce nom était alors donné à Jacques

*(1) M. Amédée Pichot, Histoire du prince Charles- Èdouayd , 1. I, p. 269 de la 4« édition.

seulement- on ne le donna à son fils qu'à l'époque de l'expédition de 1745); le prétendant est facile à reconnaître pour un Stuart , il en a toute la figure : il est d'une taille assez haute et assez mince , fort ressemblant de \isage aux portraits que nous avons du roi Jacques II son père, et même au feu maréchal de Berwick, son frère naturel, si ce n'est que le maréchal avait la physionomie triste et sévère, au lieu que le prétendant l'a triste et niaise. Il ne manque pas de dignité dans les manières. Je n'ai vu aucun prince tenir un grand cercle avec autant de grâce et de noblesse : il lui arrive quelquefois d'en tenir, malgré la vie retirée qu'il mène. N'étant ni d'âge ni en état d'avoir le faste extérieur qui entoure habituellement les souverains, cherchant d'ailleurs à se rendre agréable dans une ville à laquelle il a tant d'obUgations , il met toute sa dépense d'apparat à faire donner de temps en temps aux dames, par ses jeunes fils, quelques fêtes publiques , où il vient figurer pendant une heure. 11 est dévot à l'excès : sa matinée se passe en prières aux Saints- Apôtres, près du tombeau de sa femme. Lorsque ce prince vient se mettre à table, ses deux fils , avant que de prendre place , vont se mettre à genoux devant lui et lui demandent sa bénédiction. Il leur parle ordinairement en anglais , et aux autres en italien ou en français. Des deux fils du prétendant, l'aîné est âgé d'environ vingt ans, l'autre de quinze. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'ils sont connus ici sous les noms de prince de Galles et de duc d'York. Tous deux ont un air de famille; mais le cadet a, jusqu'à présent, une fort jolie figure d'enfant. Us sont aimables,

polis, gracieux ; tous deux montrent un esprit médiocre et moins foimé que des princes ne doivent l'avoir à leur âge. Le cadet est fort aimé dans la \ille, à cause de la beauté de sa figure et de la gentillesse de ses manières. J'entends néanmoins dire à ceux qui les connaissent à fond que Taîoé vaut beaucoup mieux , et qu'il est beaucoup plus chéri dans son intérieur; qu'il a de la bonté, du cœur et un grand courage, qu'il sent vivement sa situation , et que , s'il n^en sort pas un jour, ce ne sera pas faute d'intrépidité.

« Les jeunes princes sont tous deux passionnés pour la mu&ique, et la savent parfaitement : l'aîné joue trèsbien du violoncelle; le second chante les airs italiens avec une jolie petite voix d'enfant du meilleur goût. Ils ont une fois la semaine un concert exquis : c'est la meilleure musique de Rome. Je n'y manque jamais. Hier j'entrai pendant qu'on exécutait le fameux concerto de CoreUi appelé la Notle di Nalale;ie témoignai le regret de n'être pas arrivé plus tôt pour l'entendre en entier. Lorsqu'il fut uni , et qu'on voulut passer à autre chose , le prince de Galles dit : «Non, attendez; recommençons « ce concerto; je viens d'ouïr dire à M. de Brosses qu'il « serait bien aise de l'entendre tout entier. » Je vous rapporte volontiers ce trait, qui marque beaucoup de politesse et de bonté (1). »

Le tableau que fait le président de Brosses de la cour

(1) Lettres histoj'iques et critiques du président de Brosses, publiées en l'an VllI, et réimprimées en 1836 sous le titre de i'italie il y a cent uns. Ces lettres n'étaient point destinées à voir le jour, et sa famille a proteste contre la publication de celte correspondance.

de Jacques III n'est pas très -bienveillant sans doute, et le portrait qu'il trace du roi et de ses fils est loin d'être flatté. Ce n'est pas, comme on le voit, la plume d'un jacobite enthousiaste qui a écrit ces lignes; c'est celle d'un homme indifférent, et un peu superficiel sur certains sujets, malgré ses profondes connaissances dans les langues anciennes et l'archéologie (1), mais que l'esprit philosophique du xviii* siècle disposait à faire bon marché de la dévotion d'un prince cherchant dans la religion et les pratiques de piété les seules consolations réservées ici-bas à une si grande infortune. Cependant, à quelques nuances près, le tableau est exact, et l'on conçoit combien cette existence triste et monotone devait peser à un jeune prince qui sentait vivement sa situation, et combien aussi elle devait contribuer à l'empêcher de briller aux yeux des étrangers, qui s'étonnaient, avec cette irréflexion que montre de Brosses , de ne pas trouver en lui l'assurance des princes de son âge élevés, non dans l'exil, mais au milieu de tout l'éclat de la gloire et de la puissance. Le moment approchait où Charles -Edouard allait sortir de cette position, et se montrer digne du trône auquel sa naissance l'avait destiné.

(1) Le président de Brosses a écrit des ouvrages remarquables par l'étendue des connaissances et de l'érudition qu'il y a déployée. Nous citerons entre autres un Traité de la formation mécanique des langues, Histoire du viP siècle de la république romaine, et un grand nombre d'articles, dans le Dictionnaire encyclopédique, sur la grammaire générale, l'art étymologique, etc.

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