CHAPITRE II
M""' de dîmes , qui était veuve à vingt ans , avait une grande réputation par sa beauté, mais elle en devait avoir une plu»
grande encore par son malheur et l'abandon où elle devait languir. Dès que M. de Guise la vit, il oublia incontinent qu'il existait d'autres femmes. Il n'eut que le temps de tomber à ses pieds et de lui offrir le nom le plus illustre et le cœur le plus ardent qui fussent sous le ciel. Cette sage beauté avait méprisé bien des adorateurs ; mais fra rigueur s'adoucit fort précipitamment , car elle se donna sans prendre le temps de réfléchir , et le mariage fut célébré dès le lendemain.
Pendant près de dix-huit mois, M. de Guise , tout entier à son amour, vécut si
paisiblement auprès de la comtesse , qu'on le croyait fixé. Sans doute il y serait demeuré plus longtemps, sans des événements de conséquence , où la volonté de Dieu fut visible. Les deux frères du prince moururent et le laissèrent seul héritier de leurs biens et de leufs titres. S'il en éprouva quelque joie, ce fut d'abord en songeant aux avantages qu'y trouverait la comtesse ; mais bientôt il pensa aussi qu'il était seul désormais à soutenir la gloire de son nom, et qu'à vingt-cinq ans son grand-père avait été fameux. Le roi et le cardinal ayant quitté ce monde presque à la fois , la reine ordonna la rébfabilitation de M- de Guise 9 et lui envoya , en termes obligeants, la permission de revenir à la cour. Il partit subi* tement, laissant à la comtesse une lettre où il disait qu'il avait voulu éviter des adieux pénibles, et qu'il l'appellerait auprès de lui dès qu'il aurait tout préparé pour l'introduire au Palais - Royal. M"»*" de Bossq était volontiers confiante; elle préféra se résigner à cette séparation plutôt que de contrarier en rien son mari. Nous dirons
tout à l'heure pourquoi le meHage qu'elle attendait ne vint jamais.
On ne peut douter que l'intention de M. de Guise fût bien de présenter la comtesse à la cour de France. Si même il eût soupçonné quelque chose des dangers auxquels il allait s^exposer , il eût emmené sa femme avec lui ; mais il est à remarquer que les gens les plus variables et les plus enclins à se passionner croient toujours que leur état présent ne saurait changer.
La passion du moment leur enlève le sou-* venir et le jugement , qui les devraient avertir de se défier d'eux-mêmes.
La cour de France n'avait jamais été si riche en illustrations de toutes sortes qu'elle rétait au commencement de la régence d'Anne d'Autriche. Pour ne parler que des femmes, il y en avait une douzaine capables de faire tourner les têtes les plus solides et de bouleverser un gouvernement :
car ces beautés se mêlaient fort de la politique , pour se dédommager du joug que la main du cardinal de Richelieu avait fait peser sur tout le monde. Les plus célèbres
de ces dames , celles dont lliistoire gardera éternellement les noms , étaient la duchesse de Ghevreuse , qui aYaitun grand esprit , une coquetterie forillântç., et sayait admirablement tenir les hommes sous sa loi ; M*"** de Montbazon , la plus belle , la plus altièreetia moins scrupuleuse, qui se servait de l'amour comme d'un puissant moyen d'intriguer , et ne laissaitpoint languir ses senriteurs; M*"" de Longueville, fameuse par ses grâces et son amabilité , qui aimait M. de La Rochefoucauld et disposait à son gré du grand Gondé, son frère; la princesse Palatine , formée de longue main aux machinations , et qui avait un tendre particulier pour les conspirateurs. Toutes ces.belles étaient autant de petites reines ; et, comme on le doit bien penser, le cardinal Mazarin et Sa Majesté la régente avaient fort à faire pour tenir la bride à tant de cabales opposées , qui ne s'entendaient que pour gêner le gouvernement et railler le ministre.
Quand on vit arriver le jeune duc de Guise avec tout l'éclat de son nom , de ses
débuts romanesques , de ses dehors héroïques et de ses biens immenses , accompagné du titre d'altesse , ce fut à qui l'aurait dans son parti. Le premier jour qu'il reparut à la cour , Henri de Lorraine essuya le feu de tant d'œillades meurtrières, et fut environné de tant d'embûches amoureuses , qu'un plus sage y aurait bien pu succomber. Si M>°<< de Chevreuse avait eu le loisir de faire valoir suffisamment les agréments de son esprit , elle aurait sans doute réussi à captiver Le prince; il s'en fallut de peu que la duchesse de Longueville ne vint à bout de le subjuguer par ses airs languissants et son langage plein de douceur ; mais M""» de Montbazon , quine perdait pas le ^ temps en vains discours et menait plus vivement que personne les afr fatres de galanterie , s'empara de lui par le plus sûr de tous les moyens , c'est-à-dire en faisant bon marché des faveurs que les autres se contentaient de donner en espérance. On le peut présumer du moins aux habitudes de' la dame et à la promptitude que mit le prince à se déclarer son servi-
PAUL DE MUSSIT. 4
relit. M. de ^nîse portait les couleurs de M^« dé MoUtfoâisoii dès sa seconde yisite au Pàlai8-R6yàl , ca^ il n'avait point de fausse honte et n'était pas de ceut qui s'amusent i cacher feurs aftiours. La dame avait Thumèur altière et de f^ands airs qui lui allaient iràtir^ de sorte qneie prince l'aima àiissitàt âé toutes ses forces.
Detix mbfs se passèrent au milieu des plaisir^, pendâihft lesquels Henri de Lorraine né longea guère plus à' M"'' de Bossu que é^ tië l'eût famaiè rencontrée. La comtesse ^criftt ^ltièieurs{ettk*es qui restèrent sana i*ëiV(M$e^ maisv coibme elle eut des noutëlKë du pt4nce |)ar la renommée , elle ne ié téiitméAta pm Vrot> foirt ^ et prit tous èés Yèfàjfds en patience. Uiie aveilture, (itn êùt 'Uh grftUd édlat ^ lui vint apprendi*è Méîïtôt à quoi le duc employ^aît soA tcM^ë à ta 'cour de f ranfce.
tM ^ft" qûll ^était venu nombreuse oom-»
pàgnleV:li1^1['"«deï[6ntl»a0oii, un petit po^- MëvBXtt Mt tliittâssë par «erre , dans lequel ôhYi^duva trnedori^espondance amoârettie-.
Les teKres étaient d'une dame» et adres*
lées à un eomie qu'on ne npmPM4^ PP^Qt.
Mm* de Montb^izoq , pour jquer ^i^ n^ér chant tour à H""" de lx)ng^py\\\^j W^^^ qu'elle ayait reconnu ^écrit^fe c|€^ la duchesae 9 et que le portefeuille ét^it tomb^ de la poche du comte de Golignjr. £lle ea fit une hi«t(]tireau cheyet de la reine 9 devant assez de monde. Jpes amis de M°^« fie LoQgueviUe 9 ne sachant pas si elle n'ayait pas eu quelque faiblesse ppi^r M- de Cqligny , n'osaient prendre sa défense. Gppeqdant on en yiqt aux éclaircisseipents , ^t il fut prouvé que les lettres émen^ (}e M»» dç Fouquerolles à Ht de Maulévrier. Le d^ d'Enghien et la cabale des petits maîtres Areot un furieu:ic bruit de cette calpmniq»
La duchesse de Longueyille demanda uqe réparaliop, et la reine oblige^ W^ ^p Nootbaa&on à des excpses , ce dont elle ^'^cquitta de mauvaise grâce. Dans un ps|ys q^ le duel était de mode » une ^fl^aif^ dp cp genre n'en ppuvait pas demeurer là. Gqlîguy , s'étant querellé avec M. de Qum 9 le prit un peu hautement avec lui 9 et le priuo^ n'était pas homme à se faire prier lors-
qu'il s'agissait de se battre pour Thonneur de sa belle. Le comte reçut un coup d*épée dans la poitrine , dont il mourut au bout de trois jours. Cette conclusion tragique releva fort M"' de Montbazon , qui en eut une extrême reconnaissance pour son chevalier , et, comme Tinfortuné Goligny avait manqué de civilité dans la querelle, on s'accorda généralement à dire que M. de Guise Tavait tué le plus noblement du monde.
M«° de Bossu fut instruite de ces belles choses par un certain marquis d'Âlluie, qui était épris d'elle, et qui espérait tirer avantage des infidélités du duc de Guise. En attendant Finstant favorable pour déclarer soti amour , ce marquis offrit ses services et donna les consolations d*un ami. .La comtesse résolut aussitôt d'aller en France.
Elle écrivit une lettre à Henri de Lorraine pour lui annoncer- sa venue , et le marquis d'Alluie se chargea de porter le mes* sage. La route était longue de Bruxelles à Paris : à force de célérité, le marquis la fit en trois semaines. En arrivant , il aborda ,
dans la rue Saint-Honoré , un gentilhomme quil Tit passer, et s'informa de lui où demeurait- Mi°<< de Montbazon , afin d*y faire appeler le duc de Guise ; mais le passant lui rit au nez en lui demandant s'il venait de la Chine pour ne pas savoir que M. de Guise avait rompu avec cette dame , et qu'il se mourait d'amour pourfune autre.
— Excusez-moi, dit le marquis ; je n'arrive pas dé la Chine , mais de Flandre. Eh !
de qui donc , je vous prie , M. de Guise estil amoureux à cette heure?
— D'une fille d'honneur de la reine qu'on
appelle mademoiselle de Pons.
— Croyez-vous qu'il en soit bien fortement épris ?
— * Si fortement que ses autres amours n'étaient que badinages auprès de celles-ci.
Il en perd la raison , et , si vous voulez en avoir une juste idée, interrogez le premier marchand que vous trouverez sur sa porte dans cette rue. Les artisans qui sont voisins du . Palais-Royal ne parlent plus d'autre
chose.
M, d'AUuie fit , en effet , des questions à
dee marchands , e\ reçoniiut que le# gens de bQiitîque say^ient la nouvelle indlinalion du duc d<? Gui^e. On lui raoan^ que le prince suivait à cheval le carrqss^ dps filles d'honneur, quan^d la refne sortait ; qu'il ne quittait point des yeuj: sa maîtresse et lui adressait de grands saluts parles portière?; qu'il s'approchait d'elle sitôt qu'on mettait pied à terre, et lui envoyait souvent la nuit ^es violons qui régalaient le quartier d^ |a plus belle musiquç du monde. Qe^ commères et jusqu'à des vendeurs d'oubliés ^'en allaient débiter ces histoires de porte en porte. Un jour que la demoiselle avait déliré un perroquet entièreiiient blanc. M* de Guise avait remué tout Paris pour en trouver un de cette couleur ; il a^ait fait crier à son de trompe dans les ru^s qu'il donnerait cent pistoles et plus à qui lui apporterait un oiseau comme le voulait W^^ de Pons, et, n'ayant pu se procurer qu'un perroquet blanc de corps avec une tète grise , il en avait pensé tomber malade de chagrin. Les baladins des marchés de Saint-Laurent et du Templç ne faisaient plus sauter leurs
cbieiM «aTaols que pour M^^ 4e Ppns/ comme |a plus belle des dames ] et pour X. 4e Çi|if^ 9 pomme le plus ai^pi; f eux seigip^ur <|^ Fr«^iice el d^ ]$ayi|rr^
£n apprenaiat ces nouTeflea , d'Allpie se réj.ouit fort, et pensa qi^e, les aSaires de 1^ comtesse de Bossu allant ipal , les sjeni^es en devieudraienf meillepre^. Qqdeviqf^qufert si le peuple s'occupait ainsi des folies ^moM* rçuses du duc de Giijse , la cpur eu étfi|t bien autrement «agitée, fies diYfsrses paba- Içs en demeurèrent un moment susp^u^q^s, et la reipe régente, qui (^'sjiilleurf lai^f^jt bien de |a liberté à se§ QUes, ne ypy^itpas ayec peine les turbulents se mettf fi| ^u r§pg des spectateurs pour jouir ^ leur aise 4.^ 1^ comédie. Les victoires de |I. de pasfîpp et du célèbre duc d'Enghien ne dopp§ient pas , à beaucoup près , autant de m^Mères à discours que ce roman yéritable. Mais |1 nous faut compléter lesrenseignemcp^ ^ur la plus grande passion qu'ait jam^^s eue l'homme le plus pc^f^ioppé qui fût çp ce
temps-là.
Gabrielle de Pons était pp|e 4'4Jt>ret , nor
ble maison, comme on sait, dontles enfants n'avaient guère de biens, à cause qu'ils étaient neuf et que les filles n*en voulaient pas aller au couvent. Après la mort du roi Louis XIII, la reine renouvela sa maison dès le commencement de la régence, et choisit six nouvelles filles d'honneur parmi lesquelles entra M^^' de Pons. C'était une très*jeune personne, d'une taille admirable et d'une bien agréable figure , quoiqu'elle n'eût point la beauté à la mode. Elle était un peu haute en couleur, et les gens à phébus , qui parlaient sans cesse de s'évanouir et se mettaientdu blanc, trouvaient mauvais qu'un visage eût sur les joues ce brillant éclat de la fraîcheur et de la santé. M"*" de Pons rachetait ce léger défaut par d'autres agréments que lesjdées du jour ne rejetaient point, comme de grands yeux noirs, des sourcils fins, la grâce la plus charmante dans les manières et des airs de grande qualité. Elle avait l'esprit romanesque, mais avec cela furieusement d'ambition. M"** de Saint-Mégrin , une autre fille de la reine et quiétalt son amie, a raconté qu'en peignant
ses cheveux devant le miroir, Gabrîelle de Pons avait dit le plus gravement du monde : «Ceci n'appartiendra qu*à un prince, ou tout au moins un duc , bien vérifié. »
La première fois que Henri de Lorraine vit M"* de Pons, ce fut à un Te Deum qu'on fit chanter à Notre-Dame, où la reine se montra suivie de ses filles magnifiquement parées. Le prince avait quitté le rang qu'il devait occuper, pour être auprès deM"«de Montbazon. La cérémonie allait commencer, lorsque M. de Guise , ayant rencontré les yeux de la belle fille d'honneur, posa les deux mains sur sa poitrine , et s'écria douloureusement :
— Je suis blessé au fond du cœur! Ahî qui pouvait prévoir une telle rencontre?
Comment résister à tant de charmes ?
Et puis , se tournant vers sa maîtresse, il lui dit tout simplement , en désignant la demoiselle :
— Voici là-bas une personne qui vient de m'enlever tout à coup ma raison. Il faut, madame, que je vous en fasse Taveu ; je sens que je tombe subitement amoureux d'une
aiitre que tous. Pardonnez cç changement dont je n^ suis point le maître. Je ne connais pas cette demoiselle qui es^ nouvelle à 1^ cour ; (e c}el Ta peut-être créée pour me rendre le plus à plaindre des hommes; mais il est certain que je l'aime éperdument. Je m'attache h ses pas. Hélas! pourrai-je lui plaire ? Adieu, madame » je suis ipeconnaissant des bontés qqe yqus avez eues pour moi. Je demeurerai toute ma viç votre serviteur dévoué. £xQusez-moi si je ne vous laisse point mon coeur; il vient de m'étre ravi à Tins^nt par surprise. Je vou^ baise \es mains.
Le prince se glissa aussitôt parmi les filles de, la reine , et , comme M""», de Vontbazon savait trop bien vivre pour essayer de retenir un amant qui voulait s'en aller, il est probable que M. de Guise ne lui reparla jamais, tant il se donna de peinç^ pour réussir de l'autre côté.
Tous ceux qui assistaient à la çér^oiopie de Nqtre-Damf^ connurent l'efii^t que ii| nouvelle fille d'honneur avilit p|roç|uit sur Henri de Lorraine , car il sen^blait que ce
prince ttiit 8611 cœtik* ouVeit aux yeux de qui voulait y régarder. Le soir, chez la reine , il soupirait comme s'il eût été mk^ lade , et faisait des exclamations à chaque înouTement de la demoiselie.
— Yoyet , disait-il , que de grâces elle a dans cette pose! Voità un sèuHre qui me fait fondre le cœur ; quand Je rei^rde Cette fossette 'qu*'elte a sur la joue , je me sens mourir d'amour*
Et cent autres propos à dirertir les assistants. EnOn, n'y pouvant plus tenir, il s'ap* procha de M^^* âe Pond , et lui demanda ce qu'elle répondrait si un homme de bonne ittâison lui disait qu'il l'adore.
•^ C'est selon qui me le dirait^ répoh«Nft-
elle.
— Eh bien ! celui-là qui vous adore, c'est moi : Je n'ai paè un ro^auttae à vous offirir ; mais, si vous m^encolIragîeft d'une promesse , il n'y aurait tien qui rae f*t tiÉipos-^ sible.
— Votre altei^e forait donc-pour tiiei la conquête d'un royaume ?
- Assurément , je la ferais , ou ' y perdrais la vie.
Il n'y avait point de femme plus portée à aimer ce langage queM"« de Pons avec ses idées ambitieuses et son esprit tourné au roman. Ses yeux brillèrent de plaisir.
— Si j'avais, reprit-elle , un aussi grand chevalier que le duc de Guise, je ne voudrais point le soumettre à des épreuves dont il pût mourir ; mais je serais obligée de lui rappeler une chose qu'il semble oublier, c'est que je ne suis point pour être la maitresse de personne , et qu'il est répoux d'une autre.
— Je suis marié , cela est vrai ; mais , Si vous me donniez pour première épreuve la tâche de reconquérir ma liberté, si j'obtenais du pape une bulle de nullité, ces efforts pour vous avoir n'auraient-ils pas leur récompense ?
— Obtenez cette bulle , et si, après cela, Votre Altesse m'aime encore, je ne lui demanderai pas un royaume. ; r
M. de Guise allait se jeter aux genoux de sa belle lorsqu'ilse ' ra[^pela le lieu où il était. Dès ce moment on vil le prince comme suspendu aux jupes de M"« de Pons, et il
n'énliougea plus qu'à son corps défendant.
Une fille , de . l'âge qu'elle avait , risquait beaucoup aux ,teux de coquetterie avec un homme qu'on ne pouvait pas voir longtemps indifféremment; elle ne tarda pas à être touchée des preuves d'amour qu'il
lui donnait; cependant l'ambition lui fut une sauvegarde sans laquelle il serait arrivé quelque mésaventure à l'honneur des d'Aïbret.
Ce fut alors que M. de Guise étala sa passion au grand jour par ces extravagances dont nous avons parlé. Les dames en plaisantaient ; mais celles qui riaient le plus fort eussent été bien fières d'être l'objet d'une flammé si chaude. La reine mère ellemême 9 qui avait beaucoup de dévotion , voyait cet amour si extrême avec indulgence et ne prononçait jamais le nom de M. de Guise sans y ajouter quelque mot agréable. Les hommes commençaient à déclarer que le prince avait une tête faible et plus qu'à moitié dérangée.
— Il n'est pas de bonheur au-dessus du mien , disait un jour Henri de Lorraine au