‹ Le dernier Duc de GuiseChapitre 5 sur 12 · PAUL DE MUSSET · texte numérisé non relu

PAUL DE MUSSET

quérlâ couardise de ses Italîetid. Lft moitié des officiers rayaient abandonné. Les autres, craignant d'avoir encore *à se battre , feignaient d'être blessés. Un certain Prig-^ nami , qui s'était écorché la main , gémissait et Toulait courir à la Tille. M. de Guise fut obligé de rester à l'arrière-gardé pour repousser les Espagnols qui le harcelaient, et de faii*e le métier d'un simple cornette.

Gennare, tout pflle d'effroi, lui vint dire :

— Nous sommes morts ! voici des enne^ mis devant les portes de la ville!

— Eh ! répondit le prince ; il faut que ce soit Paul de Naples avec ses lazares.

— Jésus l comme ils sont grands !

On envoya M. d'Orillac en reconnais^ sance. C'étaient des arbres 1 Les honneurs de la journée restèrent pourtant aut Napolitains , et ce leur fut d'une grande utilité. M. de Guise fit élever, pendant là nuit, des fortifications avancées, de manière à tenir ouverte la porte d'Âverse. On put ainsi communiquer avec la campagne ; -des vivres arrivèrent de tous côtés. Depuis ce jour ort eut des volailles et du gibier à toutes les

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