CHAPITRE
Pendant plusieurs générations, les O'Byrne, sans quitter FEspagne, entretinrent d*étroites rdationsaTecTIrlande; chacun d'eux, au moins ane fois en sa vie, venait en pèlerinage dans la Tallée de Glendalough, comme les bons musulmans vont en pèlerinage k la Mecque. Ainsi la famille ne cessa jamais d'être en communication d'idées et de goûts avec la mère patrie; elle sympathisait avec ses souffirances et ses misères; die la connaissait et elle était connue d'elle.
Vers la fin du siècle dernier, Fergus O'Byrne, le chef de cette maison, se décida à venir habiter Dublin. Il avait rapporté d'Espagne de grandes richesses. Mais la funeste insurrection de 1798, qui fut le dernier effort de l'Irlande pour conquérir son indépendance , le ruina presque entièrement. En bon patriote , Fergus avait mis tout ce qu'il possédait à la disposition des soldats de la liberté ; lui-même avait pris les armes, avait été blessé et fait prisonnier. 11 eût été fusillé, si des amis puissants ne se fussent intéressés vivement à son sort. Il en fut quitte pour un emprisonnement assez long et une grosse amende. Il ne se plaignit pas; sa fortune avait reçu la destination fixée par ses ancêtres, .'avaient acquise; elle avait été employée au '"de l'Irlande. Content d'avoir rempli son
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