CHAPItRE PtlEMIËR
personnes qui traversaient la vallée, Tom Irwiog les avait parfaitement reconnues.
— Och! Hallo! Nahoclish! grommela-t-il en essuyant la sueur qui coulait sur son front, estce que Son Honneur sir George, à cause de l'affaire d'hier, n'irait plus à la pèche que sous la garde du bailli et de quatre constables? Autrefois pourtant il était plus fier que poltron, comme sont tous ces jeunes lords !
Pendant qu'il parlait encore, Irwing eut la preuve de l'absurdité de ses suppositions. Les personnes qui attiraient son attention étaient parvenues à un endroit où la route se divisait en deux parties ; l'une remontait vers les habitations, tandis que l'autre suivait les bords sinueux du lac. Il y eut là un moment d'arrêt, puis le bailli s'inclina jusqu'à terre, les constables présentèrent les armes , tandis que sir George saluait négligemment de la main. Alors le groupe se fractionna : tandis que sir George et le domestique porteur des ustensiles de pèche se dirigeaient vers le lac, le bailli et ses gardes, avec leur cortège de curieux, prenaient d'un pas délibéré la route de Shanakill.
Tom Irwing, à l'apparition du redoutable il et de ses acolytes, ne put se défendre de ' itngoisses.
mais le polisson, ne se sentant p ^^ ^'^^ *• était parti à toutes jambes, malgr . ^}'^^^r deurs de son costume, pour con» ^^^^ «W tôt le bailli et les constebles do ^^ J »^-h d'une expédition judieiaire. % ^Z"^* *
La nouvelle de rapproche des g-. ^^^ ^^ ^-. avait mis en rumeur les cottages ^ç, j^ '^^^--^'^ Hommes, femmes, enfants, viei^^ ^ ;
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— Donnagh a parle, je le sais, gron il a désigné Mac-Tose et O'Mahonny ]
si bien que les pauvres diables ont dû ce matin hors de leurs cottages. Mais troisième? Ce ne peut être moi; le m'a pas vu, j'en suis sur. Ensuite les si méchants. Si on était allé lui dire, suis, $'écria*t-il d'un air radieux en ^ le front, le troisième, c'est mon v( Pluokett, qfxi a jeté par terre le c Donnagh d'un coup de sbilldagh. 0* a l'air de regarder de son côté. Plu Pauvre Harry ! un père de quatre une sœur, et une mère, et une
firme! ^.^
Malgré la pitié qu'il éprouvait p^ ^. * sis, quelque chose comme de la joie : . ^ *• sur le visage maigre et hâve du pa* ,^ "^ faire de nouvelles recommandation ^ '**^
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heureuse dont clic est appelée à réprimer les écarts.
Quand la petite troupe atteignit Tesplanade exiguë où les cottages étaient bâtis, elle hésita de nouveau , comme si elle n*eût su où elle devait s'adresser. Les familles, qui se pressaient sur le seuil de leurs portes, sentirent redoubler leurs angoisses ; personne ne parlait, personne ne faisait un mouvement; on attendait en retenant son souffle.
Cette indécision ne fut pas de longue durée. Bientôt le chef de l'expédition marcha vers Tom Irwing, qui attendait sur sa porte comme les autres, ayant derrière lui sa femme tremblante, sa mère stupéfaite du mouvement insolite qui s'opérait autour d'elle, ses enfants qui regardaient bouche béante. £n voyant le bailli venir a lui avec ses soldats en guenilles, la tête lui tourna ; il faillit tomber; néanmoins il essaya de faire bonne contenance.
Arrivé à quelques pas du cottage, M. Jameson parla bas aux constables, qui s'arrêtèrent et mirent tranquillement l'arme au pied. Puis il aborda seul Tom Irwing et le salua avec affectation.
— Bonjour, Tom, bonjour, mon brave garçon, dit-il d'un ton caressant ; voilà longtemps que