‹ Le dernier IrlandaisChapitre 90 sur 149 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

George Clinton, ce monstre de lâcheté. J'ai voulu Fobliger à se battre avec moi, il a refusé, et je l'ai frappé de mon pistolet au visage. Voilà pourquoi le futur landlord de Stone-House désire envoyer Julia O'Byrne en prison... Irlandais, enfants du clan d'0*Byrne, le souiïrironsnous?

— Non ! s'écrièrent dix raille bouches à la fois.

— En avant donc pour la vieille Irlande ! s'écria Richard avec énergie ; vengeons Julia O'Byrne sur les insolents Sassenaghs... O'Byrne pour toujours ! Aux armes I Hourra !

— Hourra ! pour toujours! {for ever!) O'Byrne pour toujours ! aux armes ! répliqua la foule.

Rien ne saurait donner une idée des passions ardentes qui se firent jour alors. Ce n'était plus une petite portion d'enthousiastes qui manifestait ses impressions , mais le pays tout entier. Plusieurs siècles de colères et de haines inassouvies se révélaient à la fois; l'énergie de Richard avait marqué l'extrême limite de cette longue patience. On se jeta sur les constables; ils furent renversés, désarmés avant qu'ils eussent eu le temps de se mettre en défense. Deux trois même furent tués ou grièvement blesdans le premier mouvement, sans que Ri^

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cbard O'Byroe, qui ne voulait confier à per*soiioeson précieux fardeau, eût pu s^yoppoaerw La vue. du sangf qui déjà inondait la, poussière, sembllHt exaker les sentiments de destruction, et Richard s'agitait au. milieu da tumulte, inir puissant eneore à le dominer.

De son côté, Angus, aux cris poussés par les malheureux qu'on égorgeait., avait oublié ses chagrins personnels et s*était élancé dans, la mêlée. Vainement cherdia-t^il h protéger les Taîneus ;, son aotoriié , toujours si sacrée pour ses paroissiens, fut méconnue cette fois. Il fut lui-même renvecsé,. (bulé aux pieds; autant eut valu battre de verges > i-orageuse mer d'Irlande pendant une tempête que d'essayer de comprimer ces transports d'une population ivre de col^e.

L'aveugle William Sullivan^ conduit par le jeune Pat Irwing et par Tom iui^mêdne, qui ne croyait plus avoir à se cacher , se te»aifc à quelque distance du lieu du combat et disait awee uo enthousiasme frénétique :

— * Il se lève ! il se lève en6n ! ie reeouaaie ces cris ; ce a^est {^s une émeute, c'est< une ré-* vdutiou qui commence l... Le premier pas est fait, que Dieu soit béni! Remerciez Dieu, vous autres qui pouvez voir ce premier élan de la

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