CHAPITRE VI
Puis, rinvitant du geste i se confondre dans les rangs, il donna l'ordre d'avancer.
A mesure que l'on approchait, il était plus facile de reconnaître que personne ne songeait à défendre la magnifique demeure de lord Avondale. Les fenêtres et les portes étaient ouvertes ; aucun domestique ne se montrait dans le vestibule, encombre d'ordinaire par ces fainéants galonnés que la morgue britannique étale avec tant de faste. Cependant, arrivé k la cour soigneusement sablée qui précédait l'habitation, Richard fit faire halte et préparer les armes ; lui-même garda l'entrée principale avec le gros de la troupe^ tandis que d'autres bandes s'élançaient dans les parterres et les boulingrins pour cerner le bâtiment.
Malgré le bruit occasionné par ces mouvements tumultueux, rien ne bougea dans lïntérieur : il semblait que la maison fût abandonnée. Mais au moment ou des cris annoncèrent qu'elle était complètement investie , deux hommes parurent sous le péristyle ; ils agitèrent leurs chapeaux avec empressement et poussèrent des hourras en faveur de la cause irlandaise, comme pour inviter les conjurés à approcher.
Och ! c'est ce grand coquin de Glarence t ■a Tom Irwing tout ébahi , c'est le valet de