‹ Le dernier IrlandaisChapitre 94 sur 149 · LE · texte numérisé non relu

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dbambre fiiTori de mfliNtl. Je me serais attenda à eoteodre le diable AÊtkler les louanges de saint Kevin avant d'entendre sMiir de sa beoehe nn hourra pour la vieille Irlande. Il n'était pas bon pour le pauvre monde.

— Et l'antre, ajouta un paddy, e'est Tyler, ee nuiudit ^tte-papier, à fif;ure de parchemin, qui a griffonné tant de warrants et de mandats contre les malheureux... Il est plus méchant cent fois que le bailli Jameson lui-même... Défions-nous, il doit y avoir un pîége li->dessous*

Ces geos simples, en effet, ne pouvaient eom» prendre que les deux favoris du comte Avon* dale fussent les premiers à accueillir ses enne* mis ; tant de bassesse leur paraissait incroyable. Richard, en dépit des avertissements qu'on lui donnait, s'avança seul, son épée a la main, v<»r8 ces deux hommes qui pouvaient lui fournir des renseignements précieux. Il fut reçu avec tous les signes de la plus humble soumission, du respect le plus servile.

— Que Votre Seigneurie soit la bienvenue , milord... milord O'Byrne, je crois, dit Glarence en s'inclinant jusqu'à terre ; vous ne trouverez plus ici que des amis de Tlrlande. Les domestiques se sont enfuis ou se sont retirés là-bas

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duàs les communs de Stone-House. Nous seuls sommes restés pour saluer leu défenseurs de la patrie... Ah! milord, cela réjouit le cœur de voir ici uo noble rejeton de la vieille souche , à la place des usurpateurs 4}ui ont si longtemps possédé ses domaines! On sait Thistoire, milord ; et on n'ignore pas que tout & Stone-House appartient à Votre Seigneurie, i votre royale famyie. Aussi commandez et nous vous obéirons avec amour*

— Et ce qui réjouit encore davantage , milord, «jouta Tyler, dont la face blêmissante essayait de simuler Tenthousiasme , c'est de voir le descendant des rois du Leioster reparaître sons les auspices de ce drapeau sacré de la vieille Irlande... Que Dieu le bénisse!... Bien des honnêtes gens qui , poussés par le besoin , ODt mangé le pain des oppresseurs et se sont courbés sous leur odieuse autorité, suivront avec ten8pm*t ces saintes couleurs de la liberté, et je sais fier d'être du nombre de ceux-là, milord... Je n'ai pas oublié que mon aïeul était catholique milësien , et quoiqu'il ait eu la faiblesse d'dijjjuver en ^kousant une Anglaise...

Il n'interrompit en voyant Richard faire un . de dégoût.

Il suffit, messieurs, dît le capitaine sèche-

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ment ; en vërité , la cause nationale trouve des auxiliaires où elle ne songeait pas à en chercher, et dont elle ne s'enorgueillira pas, j'imagine ; mais par la franchise de vos réponses , je jugerai de la sincérité de votre patriotisme. Où est lord Âvondale en ce moment ?

Les deux transfuges se regardèrent avec inquiétude.

— Il est parti, milord, répondit Glarenee timidement.

— C'est faux, vous me trompez! s'écria Richard ; prenez garde ! j'ai appris dans l'Inde de terribles moyens pour faire parler les espions !

— Par tout ce qu'il y a de plus sacré, milord, répliqua Tyler à son tour, M. Glarence a dit vrai. Les événements de ces jours derniers avaient fort animé le vieux lord, comme vous le savez peut-être, et vous avez vu à quels excès l'a poussé son aveugle colère. Ah ! ma main aurait du se dessécher avant d'écrire cet abominable mandat, lancé contre la beauté, l'innocence et...

Gomme le front de Richard se plissait d'une manière menaçante, le clerc s'empressa d'ajouter :

— Quand des messagers sont venus annoncer coup sur coup que Votre Seigneurie était à

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