TROISIÈME PROPOSITION
«Tous les enfants qui devaient naître de ce premier hommo. évidemment, ne pouvaient recevoir de lui qu'une nature sein-
blable à la sienne; une nature infectée de son péebé et des miles du péché, partant dépouillée du droit à lairie étemeHe ; ctrious étaient renfermés en Adam comme dans leur germe. Mi Èêrs ils ont dû tomber avec lui, sous la puissance de la mort, HL focourir, avec lui, le dax ou perte de Ja vie étemelle, ils not DAMNÉS, c'est-à-dire privés de la céleste béatitade, s'ils ammot sans être réhabilités par la grÂce du Sauveur.
QnATBIËaiE PBOPOSITION.
« Cependant, comme la faute qui a dépouillé la nature humaine de Tattribut accidentel auquel était attachée la vjto éternelle, n*est propre aux enfants qui^neurent sans cette réhabilitation qu'en tant qu'ils ont hérité ée leur père une telle nature , souillée de la violation de la grftee divine , et Aépouillée, à cause de cela, de ce don surnaturel, nulle autre peine ne leur est due que la privation même de la /lu à laquelle se coordonnait le don wrnaturel, fin tout à fait hors de la eupcicité naturelle de l'homme, et qui n'est autre que la vision divine. C'est pourquoi la privation de •eeile vision est la seule peine du péché originel. »
Yoilà une conclusion qui est, avec ses motifs, textueUemem dans saint Thomas^ et qui devrait apaiser, ce semble, bien des colères philosophiques. Mais ce n'est pas tout eneone i la saint docteur se demande si la perte de la vie étemèUe causera da l'affliction à ces enfants ; et voici des principes dont tes asprits les plus difficiles pourraient s'accommoder, s'ils le ToalaipBl bien.
« La droite raison, dit-U, ne permet pas de s'affliger d'on m»!^ quel qu'U soit, si l'on n'a pu d'aucune façon l'éviter, niée la perte d'un bien pour l'acquisition duquel on ne trouve ■ aptitude dans sa nature. Or, les enfants, d'un côté, n'ont couru la privation ou l'absence de la vision divine par ancnne faute de leur part ; d'un autre côté, n'ayant pas eu l'usage du libre arbitre, toute aptitude leur a manqué pour acquérir, par le moyen de la grâce, la vision divine : leur être même n*a au* cune proportion avec une telle fin. »