‹ [Le Dernier mot de RocamboleChapitre 60 sur 100 · I.e marquis la ba!sa avec respect et murmura · texte numérisé non relu

I.e marquis la ba!sa avec respect et murmura

— Ma mère, votre volonté sera religieusement accomplie. Mais, auparavant, il faut que je venge mon père I

Et, à midi précis, le jeûna marquis de Maurevera se présenta chez le général duc de Feneslrange.

Les fenêtres de l’iiùtel étaient hermétiquement closes.

Le concierge répondit au marquis.

— Monsieur le duc est en voyage.

— En quel endroit!

— Je ne sais pas.

— Quand reviendra-t-il?

— Dans un mois.

— J’attendrai, dit le marquis.

Et il s’en alla .

Le soir, au club, une gazette espagnole lai tomba sous la main.

L’entrefilet que voici attira son attention t

< Ce malin sur la place publique de Valence, José

< Minos et ses compagnons au nombre do dix-huit ont « été exécutés.

« Le reste de la bande avait péri les armes It la

< main, et il ne reste personne de celte armée de « malfaiteurs qui pendant vingt années a fait trembler « la Catalogne et le nord do l’Espagne. •

— l’hérite donc de cent vingt-cinq mille livres do rente ! pensa M. de .Manrevcrs.

XXVIU

Revenons maintenant à Bavenne et h Perdito.

L’homme aux cheveux blancs et à la tournure militaire regarda alors la gitana.

Roumia se leva et voulut so retirer, par discrétion, dans ia pièce voisine.

Mais le vieillard fit un signe :

— Restez donc, mon enfant, dit-il, vous êtes trop bien b femme que j’ai rêvée pour compagne à ce cher ami, pour que vous soyez de trop dans notre conversation.

Il avait un sourire diabolique, cet homme, une voix moqueuse et sifflante, et malgré son audace habituelle, Pgi-’ho avait de la peine h supporter son regard.

Page 1