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PIN DE LA QUATRIÈME PARTIE DE ROCAMBOLE

VERITE SUR ROCAMBOLE

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Soudain, le o*.(au un en, <1 le plakuu loiubn Ufujauiiurul »ur le I p^e Md.)

au buis do Boulogne; — c'e.sl-à-dire mo i aini Gustave Gaudin, Bergerette et moi.

Vous connaissez tous le spirituel journaliste, le causeur aimable et intarissable qu'on appelle Gustave Claudio.

Ouand je vous aurai dit que licrgerelte avait vingt ans, des dent., éblouissantes et un de ces rires iln franc aloi qui vont si bien à la jeunesse, vous la connaîtrez aussi bien que nous.

Gaudin, qui n’était pas alors utovalier de la L l-gi n

Mes chers lecteurs

Ceci n’est point un roman. C’est une confidence que e vous fais et qui me procure le plaisir de causer avec vous, plaisir rare, hélas ! pour un romancier.

Nous étions trois, un soir, il y a dis ou douze ans de cela, dans un cabinet du pavillon d'Arne nonville. lili' UWUISOS.

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d'hunncur, rédacteur d’un grave journal el un personnage quasi-officiel comme aujourd'hui, s'élail embarqué, en lissant sa moustache noire, dans uno de ces théories paradoxales dont il emportera le secret avec lui.

Bergerctte roulait dans ses doigts mignons des houlettes de mie do pain et les lui jetait au liez.

Quant à moi, en dépit du feu 3'arlifict; ifci Claudin el des éclats de rire de bergerelte, j’étais sombre comme le traître d'un mélodrame, au quatrième acte, veille de son châtiment.

M. Delantarre — de la maison belamarre, Martin Didier el C — ancien gardc-du-corps, ancien régent du la banque de France, et pour lors directeur du journal lu Patrie, m'avait fait venir le matin, et m'avait dit :

— La politique est an calme absolu, la cour d’assises chôme : nous n’avons ni une petite gu rre, ni un joli procès criminel h meure sous la dent du la Patrie, ol voici le renouvellement d'oclubre qui appruche, Faitesmoi donc une de ces grandes machines qu'on mot à cheval sur deux trimestres et qui retiennent l'abonné inconstant, en amusant ta femme et sus lllles.

Cela pouvait se traduira ainsi :

— Confection! as-moi, je vous prie, un petit roman de cent feuill itonst donni-i-mol la titre demain, et nous commencerons dans huit jours.

Voilà pourquoi j'élait sombra.

— Mon bon aiui, me dit Clattditi, la chose est pourtant bien simple. Refais quelqu'un do ces romans qui ont eu un succès élourdit-ant, il y a une dizaine d'années.

— Tu en paries h ton sise I

— Monte-Cristo, par exemple I

— Avec Dumas pour collaborateur, alors?

— Les Mystère» île Parle, si lu veux.

— Je ne sais pas un mut d'argot.

— Tu l'apprendras...

— Où et comment ?

Le garçon qui nous servait, entra sur con derniers

mots.

Ce gardon a droit h une silhouette de deux lignes.

C'était un homme do cinquante ans, un |ieu obèse, aux cheveux crépus el blancs, à la détmucho majestueuse. S'il avait eu une clef dernière le dos, un l'eût pris |iour un chambellan.

Ce mot argot lui produisit un certain effet; jusquelà >1 nous avait servis avec d'autant plus d’empresscnieni que nous étions à peu près seuls au pavillon, et que Bergerctte, «qui était bonne Allé, faisait mont r la carte avec une aimable complaisance.

Mais à ce mot d'argot, sa figure, opanouiejusque-là, se rembrunit.

U nous regarda avec défiance, nous servit avec distraction. et il faliut le sonner plusieurs fois pour obtenir une assiette.

Au dessert il dis|iarul.

A cette époque-la, une Circulaire ministérielle avait

' tendu l'argot au tbéà'te

Claudin mo dit ;

— C’est quelque censeur destitué qui a échangé ses ciseaux contre uno serviette.

Un autre garçon nous apporta le café cl nous ne pensâmes plus au premier.

Il pleuvait un peu, une de ces pluies Unes, serrées, comme le mois d’octobre en apporte sous son aile brumeuse.

— Qu'allons-nons faire de notre soirée ? demanda Bcrgeroltc. Je voudrais aller quelque part.

— Il pleut...

— Kl les vuitures ?

— Tu sais que la nûlre est découverte, d'ailleurs

c'est une pluie d'orage, attendons.

— Un petit lansquenet ? dit Claudtn.

— A trois?

— Damai

Le bruit d’tttte voiture sa Ht entendre, et je m'approchai du la fenêtre,

(."était un joli Pacre «menant cinq personnes, et ces cinq per»um:os étalent dus amis à nous qu? la pinte avait surpris dans lu bois.

— Venez dune jouer au lansquenet ! leur criai-je. Mon appel fut entendu, el un quart d'heure après

nous étions Installés aulour d'une table recouverte d'un tapis bien.

Tout le monde a juué nu lansquenet; tout le monde connaît ce jeu bizarre, fantasque et plein des écarts les

plus monstrueux.

11 y a presque toujours pondant toute une taille et souvent durant une soirée entière, une carte qui sort (dus souvent que les autres.

Tantût c’est un os qui fait invariablement gagner le banquier; tantôt e'est lino dame qui lui forte éternellement malheur.

Ce soir-là, il y eut une caria qui se représenta tant et si souvent que celui qui l'avait contre lui considérait son arganl comme perdu, mémo avant que le coup

fût juué.

Celte carte enguiguouaee ii'élall autre que le valet

de o«ur.

Ih ilucMel, comme on l'appelait, faisait perdre tout le momie.

A minuit, on jouait encore.

Nous demandâmes du champagne et des cigares.

Ce fut le garçon qui noua avait servis à table qui se présenta au coup de sonnette.

Il avait pordu sa physionomie défiante, et son sourire, un peu majestueux, épanouissait de nouveau ses lèvres.

La partie continuait.

La main était à berge-mile.

— Vous allez voir, dit-elle, que je ne crains pas

Galuehet.

i.a première carte qu’elle tourna fut un valet de Cœur; la seconda un autre valet de cœur.

— L'n refait! s'écria-t-on.

— Un autre refait 1 dit-elle.

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