‹ [Le Dernier mot de RocamboleChapitre 96 sur 100 · forçat prit IVnfaot dans sc< bras. ;Pagr · texte numérisé non relu

forçat prit IVnfaot dans sc< bras. ;Pagr

— Voyons toujours !

J'étais pris au piège. Je m'exécutai. J'inventai, au ied levé, un prologue qui se passait dans ta neige, au retour de la campagne de Russie, je créai des types plus ou moins originaux, je combinai des situations, je m'armai de tout mon arsenal ordinaire, le vieux manoir breton, le soldat héroïque, la femme du monde persécutée, l'ouvrière veilleuse, l'échelle de corde qu'on tend par les nuits noires, et le poison qui endort au lieu do tuer. J'empruntai aux riches, séance tenante, je fis de la mère Kiparl une chouette, et Eugène Sue n a jamais réclamé, du reste; j'ébauchai une manière de Monte-Cristo — que mon cher maître • Alexandre Dumas me le pardonne ! — Je crois même que mon excellent ami Paul Féval me prêta, sans s'en douter, cet enfant dont on vole si souvent l'hcritage et qui le retrouve toujours, grâce à trois hommes rouges et barbus.

M. Delamarre balançait sa tète de droite 1) gauche. Il était ravi.

— A l'ceutre ! me dit-il quand j'eus fini mon dévergondage, et envoyez-moi de la copie demain matin.

Je m'en allai par la passerelle ancienne qui reliait le cabinet du directeur h la maison de la rue du Croissant.

J’éprouvais le besoin de dire bonjour au bon Schiller.

Un de mes confrères était dans son cabinet et me serra la main froidement.

Ce confrère avait déplu à Philippe, et son roman dormait d'unsoinmcil paisible depuis dix-huit mois dans un grand carton vert qui portait cette étiquette :

Manuscrits à lire.

En me prenant la main, il me dit d'un ton lugubre :

— Quand finissez-vous ?

Je n'avais pas encore commencé !

J’ai toujours été un peu gamin. Au lieu de prendre en pitié mon infortuné confrère, je trouvai plaisant de lui répondre:

— Je ne finirai pas.

— Comment 1

— Les Drames de Paris auront pour le moins deux •mille feuilletons — et il y aura une suite.

Mon pauvre confrère tomba à la renverse, et je me sauvai en riant.

En rentrant cher moi, Je racontai mon aventure à Bergerette.

— Vois-tu d'ici, lui dis-je* un roman qui ne finirait jamais, ce serait drôle.

— Et c'est possible, me dit-elle, si j'en crois le monsieur qui sort d'ici et qui reviendra demain malift,

— Hein !

— Ce monsieur m'a dit qu'il savait l’hisloirt de Rocàmbole.

Je fis un vrai saut de carpe.

Bergerette acheva :

— Et il viendra demain te la iaconler ?

Je passai le reste de la journée si une partie de la soirée à mettre en ordre, là plume il 1a main, le plan un peu insensé que J’avais développé fiü pied levé, à M. Delamarre, (de la maison Dëlamsrié, Martin Didier et (7, etc.), et j’attendis le lendemain avec une Impatience sans bornes.

Quel était ce mystérieu» personnage qui devait me raconter l'histoire de Itucütnbole f

Il n'avait laissé ni son Uflttl, hl SOU adresse..,

A dix heures précises, le lendemain, la pdfle de mon cabinet s'ouvrit et je Vis entiéC Uli homme coiffé d'un tricorne, vêtu d'uii habit gris, tenant d'uhe fflàiii une sacoche et de l'autre Uti portefeuille.

C'était un garçon de la bantpie de Fraude.

Je n'avais souscrit aucun billet, et l'arrivée de cet homme m'élonna beaucoup.

— Monsieur, me dit-il d'un ton de mystère, il n'y a que des gros sous dans ma sacoche et mon portefeuille est gonflé de vieux journaux ; mais je suis surveillé de près et j'ai emprunté ce déguisement pour pénétrer jusqu'è vous sans éveiller l'attention.

— Comment î lui dis-je, est-ce donc vous qui êtes venu hier ?

— Oui. monsieur !

Je sonnai pour défendre ma porte.

Quand mon domestique fut surti, le prétendu garçon de banque jeta négligemment sa sacoche sur ma table de travail et s'assit sans façon en face de moi.

— Monsieur, me dit-il, je me nomme Timoléon, et je vais vous dire en deux mots qui je suis. J'ai été voleur...

Je saluai.

— Après je suis entré dans la police secrète.

Je saluai de nouveau.

— Mais l'administration s'est épurée : avec le nouveau régime, on n'a plus voulu dans les raogs de la police que des gens n’ayant jamais rien eu à démêler avec la justice.

« On m'a congédié, et on a eu tort, car je rendais de véritables services.

— Je n’en doute pas.

— C'est moi qui ai arrêté Rocàmbole.

Un soupir de soulagement gonfla ma poitrine.

— Il existe donc! m’écriai-je.

— il est au ba .'no de Brest, mais je crois qu'il sera prochainement transféré au bagne de Toulon.

— Cependant, hier malin, au bureau des prisons...

— On voila a dit que Rucamkole n'existait pas!

— Précisément.

Un sourire Vint h seaHèvres.

— Cela détail êll-e, me dit-il,

— Pourquoi f

— Parce que Rttauiibole a été, pendant un moment, un grand peèsohnage.

— Fii véMiêl

— F.l PldHiiniatràllon Ile SC soucie pas qu'on mette en lüttltèfé ses lénébfeusés aventures.

— Mais Vuus «lie! me dire toute !a vérité, vous î

il souvit de nouveau !

— Un instant, llt-ili Causons d'abord...

J’attendis qu'il s'eVjdiquàt.

— Monsieur, (éprit-il, je vous l'ai dit, la préfecture m'a congédié,

— bon !

— Je n'ai pas fait fortuite t j'ai une Bile h élever cl je suis obligé, pour viVre, d'exercer quelques petites industries.

« Ainsi, par exemple, je retrouve les objets perdus ou voies, pour le compte des simples particuliers; je fais suivre les maris volages el les femmes qui trompent leurs maris.

• Je fais, comme on dit, argent de tout.

— Bon! lui dls-jfe, jfc comprends. Vous voulez me vendre vos révélations.

— Oui et non.

— Comment cela î

— J'ai des notes assez détaillées; avec ces notes, vous ferez un roman, et ce roman, j'en suis certain, aura un grand succès. Je vous vends mes notes.

Je fronçai légèrement le sourcil, il devina ma pensée et me dit aussitôt :

— Un homme de lettres n'est ni un capitaliste, ni un propriétaire. Peut-èlre n'avez-vous pis cinquante louis dans votre tiroir, et vous demander de l'argent d’avance serait une folie. Voici donc ce que je v„us propose. Vous me ferez quatre billets de mille francs chacun, à l'ordre de M. de Moléon. Je m’anoblis pour les besoins de ma profession.

• Ces billets seront échelonnés de trois ou six mois, causés valeur eu recherches faites à la bibliothèque, el payables à la caisse du journal la Pairie. Je vous vends quatre mille francs les matériaux d'un roman en dix volumes.

« Est-ce trop cher! »

A celte époque, mes chers lecteurs, quatre mille francs Fiaient pour moi un joli denier; c’était au moins le tiers de ce que je gagnais dans mon année.

LA VÉRITÉ SUR ROCAMBOLE

J'hésitoi dune à répondre.

— C’est à prendre ou à laisser, me dit Timoléon. Voyez si cola vous convient.

— Et si je ne puis rien faire de vos notes ? lui dis-je enfin,

— J’ai prévu le cas.

— Ali!

— Vous ne me ferez des billets qu’après les avoir lues. Cependant , comme vous êtes un honnête homme, je vous demanderai une garantie.

— Parlez !

— Vous allez me donner votre parole d’honneur que, si mes notes ne vous conviennent pas. vous renoncerez à faire un roman sur Rocambole.

— Je vous la donne.

— C’est bien, me dit-il.

Et, se levant :

— Vous aurez mes notes ce soir. Je repasserai dans huit jours.

Et il reprit sa sacoche et son portefeuille, et s’en alla.

Trois heures après, je reçus par la poste un volumineux manuscrit, cacheté avec soin.

Je m’enfermai dans mon cabinet, défendis ma porte h tout le monde, même à Bergerette, même à mon ami Claudin, et je m’enfonçai dans la lecture du manuscrit.-

C’était naïf de forme , sans orthographe aucune , mais dans une langue mélangée d’argot à chaque phrase ; c’était clair et d’un prodigieux intérêt.

L’histoire des Valets de ccrur , l’éducation de cet enfant do Paris qui se nommait Joseph Fipart, dit Rocambole, par ce gredin d’Andrea, s'y trouvaient tout au long.

Les vrais noms seuls ne s’y trouvaient pas.

Mon singulier collaborateur avait eu soin de m’en prévenir par une note au crayon placée en tète de la première' page, et, le plus souvent, au lieu d’inventer un nom, il se servait d’initiales.

A deux heures du matin, j’avais terminé cette étrange lecture.

Par une de ces coïncidences bizarres si communes dans la vie réelle, et qui, cependant, ne devrait exister que dans la fiction, l'histoire de Rocambole avait une ressemblance étonnante avec ce plan de roman que j’avais imaginé.

Je n’ai inventé que fort peu do chose dans la première partie des drames de Paris qui a eu pour litre \' Héritage mystérieux.

Ce peu de chose le voici :

J’ai donné un frère à sir Williams, le maître de Rocambole, et j’ai inventé l'histoire de l'héritage.

J'ai trouvé la substance de tout le reste dans les notes diffuses de Tintoléon.

Mais quand j'eus achevé ma lecture, une chose eu ressortit claire et nette pour moi.

Thnoléon avait pour Rocambole une haine vivace et terrible, et c’était certainement un acte de vengeance qu'il accomplissait en me fournissant ces documents.

Ce qui fit qu’une singulière réflexion me vint:

— Les Valets de cœur ne sont pas tous au bagne.

« Et si Rocambole s’y trouve, si Williams est mort, assassiné par son élève, il y a certainement quelqu'un de leur bande qui vit tranquillement à Paris et dont la publication de mon roman troublera la sécurité.

« Je risque un joli coup do couteau d'un côté ; et peutêtre bien que cette femme qui, dans les notes de Timoléon, s'est appelée tour à tour la Baccarat et la comtesse Arloff, trouvera mauvais qu’on s'occupe d’elle et se plaindra nettement au préfet de police. »

Celte double réflexion persécuta mon esprit toute la journée du lendemain.

J’allai diner chez Grosse-Tète et j’eu sortis un peu tard, è neuf heures : il pleuvait et le boulevard était désert.

Cependant un homme sortit du passage de l’Opéra et se mit à me suivre.

Je demeurais alors rue de Bellefond ; je gagnai donc le faubourg Montmartre.

L'homme me suivait toujours.

Je pris la rue Cadet ; un pas lourd et mesuré continua à retentir derrière moi.

Comme tout le monde, j’ai eu peur à mes heures.

lin frisson me passa dans le dos, et il me sembla qu'un valet de cœur était à mes trousses.

Il n’y a pas bien loin de la place Cadet à la rue Bellefond.

Mais la rue Rochechouart monte comme un calvaire, et j'avais beau allonger le pas, il ino semblait que je n’arriverais jamais.

L’inconnu marchait toujours derrière moi.

Cela ne dura peut-être en réali o que cinq minutes, mais pendant ces cinq minutes j’eus le t emps de me raconter h moi-mèma une horrible histoire.

Une histoire absurde, du reste, et qui avait défrayé ma jeune imagination de collégien, au temps où le Juif tirant paraissait dans le Cviistitutwuel.

On avait dit alors que, rentrant un soir chez lui, M. Kugcno bue avait été arrêté par des hommes affublés d’une longue robe, le visage noirci, qui lui avaient posé un masque de poix sur le visage.

Puis on l’avait jelé dans une voiture, et pendant plusieurs heures, aveugle, à demi étouffé, il avait roulé dans Puris, sans savoir où on le conduisait.

On ne l’avait débarrassé de son masque et tiré de la voiture que pour le faire entrer dans une salle convertie eu tribunal et dans laquelle siégeaient des hommes en robe rouge.

là ou l'avait condamné à mort, et le jugemen. disait que la sentence serait exécutée dans les trois mois, à moins que l'impie ne consentit à laisser inachevé ce roman qui attaquait si violemment certains hommes et certains principes.

Je vous ai dit que cette histoire était absurde ; ce

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qui ne m'empêcha point d'v croire fermement et de me dire :

, — Si les amis de Rodin se sont portés à cette

légère extrémité envers Eugène Füe, que feront donc de moi les compagnons de Rocambole ?

Au moment où je faisais cette réflexion, je tournai l’angle de la rue Bellefond et je me croyais déjà sauvé, car il y avait alors au n" 38 un poste de police.

Mais l'homme qui marchait derrière moi me posa la main sur l'épaule en ce moment, et je m'arrêtai pétrifié.

A cent pas, je voyais la lanterne rouge du poste. Si j’avais crié, on serait venu à mon aide.

Mais aucun son ne put jaillir de ma gorge crispée et, me retournant, je me risquai à affronter le regard de celui qui m'abordait avec un pareil sans-gène.

C'était non pas un homme, mais un géant. 11 me sembla qu'il avait dix pieds. Sa main couvrait toute mon épaule.

Cependant, il n'avait pas l’air méchant, et son visage était même débonnaire.

— Ne craignez rien, monsieur, me dit-il, je ne suis plus voleur.

II l'avait donc étéî

J etais ému cl abasourdi. Ma terreur avait fait place à une sorte de stupéfaction.

U poursuivit :

— Je ne suis plus voleur et je suis mémo devenu honnête homme. Ne craignez donc rien ni pour votre montre, ni pour votre bourse.

l.a parole me revint.

— Alors, lui dis-je, que me voulez-vous ?

Je désire que vous m'accordiez un moment d'entretien.

J'avais toujours les yeux fixés sur cetlc bienheureuse lanterne rouge qui m'apparaissait comme un phare au naufragé.

Il devina ma pensée et me dit:

— Allons jusque devant le poste, monsieur, là, vous vous sentirez plus tranquille, et vous m'écouterez certainement.

Il y avait dans la grosse voix de ce colosse'quelque chose d'humble et de suppliant qui me fit rougir de ma peur.

Je ne voulus pas être avec lui en reste de générosité.

— Mais, lui dis-je, nous sommes fort bien ici pour causer.

— Comme vous voudrez, me dit-il.

J’attendis.

— Monsieur, reprit-il, vous avez annoncé dans le journal la Patrie, un roman intitulé . Les Valets de coeur?

— Oui, répondis-je.

— Et dont Rocambole doit être le héros ?

— Précisément.

Et je me disais tout bas :

— C'est un homme de sa bande, irès-ctrlainement. Prenons garde !

Le géant reprit :

— Un certain Timoléon vous a même donné des noies.

— En effet, répondis-je.

— Timoléon est une canaille, monsieur.

11 prononça ces mots froidement, avec calme, avec

conviction, comme on dirait « il pleut » au moment où la pluie tombe.

— Mais, monsieur...

— Rocambole vaut mieux qu’on ne croit, dit-il.

— Ah ! vraiment ?

— Il a été méchant, mais il s'est repenti.

Je crûs deviner sa pensée :

— Et bien ! lui dis-je, je vous promets que mon roman aura un dénouement fort beau en son honneur .

— Ce n’est pas ce que je viens vous demander.

— Que voulez-vous donc alors ?

Il baissa la voix et me dit :

— Rocambole est au bagne de Brest ; mais personnï ne le sait, excepté le préfet de police et moi.

Là-bas, il porte un numéro, et comme il ne parle jamais, on ne sait pas ce qu'il a été.

Je suis le seul homme avec qui il soit en correspondance secrète.

— Eli bien ?

— 11 m’a écrit aujourd’hui même . Un ouvrier du port avait apporté dans l'arsenal tin numéro de la Patrie dans lequel on annonçait votre roman.

Ces derniers mots m’inquictùrent :

— S'opposerait-il par hasard à la publication du roman ! demandai-je.

— Non, monsieur.

— Alors, que désire-t-il ?

— Monsieur, reprit le géant, il y a de par le monde une très-grande dame que Rocambole a aimée comme sa soeur. C'est elle qui est la cause de son repentir.

Il mourrait de douleur si le vrai nom de cette dame paraissait dans votre livre.

— Mais, répondis-je, Timoléon a eu bien soin de changer tous les noms dans ses notes.

— Ne vous y fiez pas.

— Ah î bah!

— Timoféon, je vous le répète, est une canaille. Il en veut à Rocambole, et peut-être vous a-t-il donné les noms vrais. Hans tous les cas, changcz-les.

— Et puis !

— Et puis, monsieur, dit 1 : géant, c'est là tout ce que Rocambole vous demande

— l’as autre chose î

— Absolument rien. Bousoir, monsieur...

Il fit mine de s'en aller. Je le retins :

— Encore un mot, lui dis-je.

Il s'arrêta.

— Vous êtes l'ami de Rocambole, n'est-ce pis?

— Je me ferai tuer pour lui quand il voudra.

— Ne prenez pas en mauvaise pari c; que je vais

vous dire. ,

-- Parlez, monsieur.

— Au bagne, on n'est pas heuretpc...

— Dame! non...

LA VERITE SUR ROCAMBOLE

Annv».

— Et peut-être qu'un peu d'arge.it...

Cet honunc au visage vulgaire eut un lin sourire:

— Je vous remercie, monsieur, me dit-il ; mais le jour où Rocambole voudra un million, on le lui enverra...

U me salua et tourna les talons, me laissant abasourdi.

Je rentrai chez moi, en proie à un sentiment tout nouveau.

De romancier, j'étais devenu lecteur.

L'histoire de Timoléon ne me suffisait plus : ce que je voulais, c'était voir Rocambole.

Quel était donc cet homme qui, souillé de ciimes, avait su inspirer de semblables dévouements ?

Ah! si M. Delamarre (de la maison Delamarre, M.lrtin Didier et Cie, etc.) n'avait pas été si pressé de faire son renouvellement d'octobre, comme j'aurais demandé huit jours pour aller faire un pelit voyage à Brest.

Mais j'étais annoncé pour le lundi suivant.

Nous étions au jeudi soir.

Le lendemain donc, à cinq heures et demie du

matin, mon domestique m ailuma mo i feu comme à l'ordinaire.

Je me mis au travail avant le jour, mais à chaque instant, j'interrompi)is ma besogne et me disais :

* — Je voudrais pourtant bien voir Rocambole !

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