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XVI. — LE DÉPART

En rentrant, Cécile trouva M. Duval chez la marquise, et quoique le banquier et sa grand'mère ne

parlassent aucunement d'affaires devant elle, il fut visible pour la jeune fille que M. Duval était venu apporter de l'argent à madame de la Roche-Bertaud.

Au moment de quitter le petit cottage, M. Duval mit, pour son passage à Londres, sa maison à la disposition de la marquise; mais la marquise le remercia en disant que si elle descendait chez quelqu'un ce serait chez la duchesse de Loiges qui le lui avait déjà offert; mais que, comme elle ne comptait passer qu'un jour ou deux à Londres, ce serait selon toute probabilité à l'hôtel qu'elle et sa fille s'arrêteraient.

Cécile remarqua qu'en prenant congé d'el'e et de sa grand'mère, M. Duval était fort triste; mais que cette tristesse paraissait encore plutôt un sentimesit de pitié sympathique qu'un sentiment d'inquiétude personnelle.

La marquise avait O.vé son départ au surlendemain. Elle pria donc Cécile de faire un choix parmi les choses qui lui étaient ou le plus nécessaires ou le plus précieuses, M. Duval étant chargé de faire vendre tout ce qui resterait.

A ce mot de vente, une impression douloureuse serra le cœur de Cécile; il lui sembla que c'était une horrible profanation que de laisser vendre les choses qui avaient appartenu à sa mère. Elle en fit l'observation à sa grand'mère qui lui répondit qu'il était impossible d'emporter en France leur petit mobilier, si mince qu'il fût^ attendu que le transport de ce mobilier dépasserait le double de sa valeur.

C'était une réponse si matériellement juste qu'elle ne pouvait être attaquée que par les raisons du cœur. Or, comme on sait, ce sont de bien saintes, mais de bien mauvaises raisons que celles-là. Cécile fut donc

forcée de se rendre; mais elle se rabattit sur les objets à l'usage personnel de sa mère, comme son linge et ses robes, par exemple, faisant observer que le tout pouvait s'enlermer dans deux malles, et qu'elle, Cécile, dans sa douleur, trouverait un charme inûni à porter les objets qui avaient appartenu à sa mère.

La marquise répondit à Cécile qu'elle ferait sur ce point ce que bon lui semblerait; mais qu'elle lui faisait seulement observer que dans les grandes familles d'autrefois, il était d'habitude de brûler tous les vêtements qui avaient appartenu aux personnes mortes d'une maladie de poitrine, attendu que cette maladie passant pour contagieuse, ces vêtements exposaient la personne qui les portait à contracter la même maladie et à mourir de la même mort.

Cécile sourit tristement, remercia sa grand'mère de la permission qu'elle lui accordait et sortit.

Elle avait déjà fait quelques pas dans le corridor lorsque la marquise la rappela.

C'était pour lui dire qu'elle veillât bien à ce qu'aucun objet ayant servi à la baronne ne se glissât dans ses effets à elle.

A soixante ans, la marquise craignait plus la mort que sa petite-fille ne la craignait à seize.

Cécile se fit apporter dans l'appartement de sa mère les caisses dont elle avait besoin, puis elle s'enferma religieusement, ne voulant pas même que sa femme de chambre l'aidât dans le pieux devoir qu'elle avait à accomplir.

Ce fut à la fois une douce et triste nuit pour Cécile, que cette nuit qu'elle passa tout entière dans la chambre de sa mère, et avec les souvenirs de sa mère.

A deux heures du matin, Cécile, peu habituée à la

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veille, sentit malgré elle venir le sommeil; elle se jeta tout habillée sur le lit, mais auparavant elle se mit à genoux devant le crucifix, et comme les objets dont elle était entourée avaient porté son amour filial au plus haut degré d'exaltation, elle demanda à Dieu, s'il était vrai, comme elle Tavait entendu raconter parfois, que les morts visitassent encore les vivants, de permettre à sa mère de venir lui dire un dernier adieu dans cette chambre oii elle l'avait si souvent serrée sur son cœur.

Et Cécile s'endormit les bras étendus, mais Dieu ne permit point que pour elle les lois de la mort se relâchassent de leur rigueur, et si elle revit sa mère, ce ne fut qu'en rêve.

La journée du lendemain se passa à poursuivre !a tâche du départ; de l'appartement de sa mère, Cécile passa dans le sien : alors ce fut le tour de tous ses souvenirs d'enfance à elle, parmi lesquels ses albums tenaient une si grande place. Le soir tout était prêt.

C'était le lendemain dans la journée que Cécile et sa grand'mère quittaient la petite maison hospitalière qu'elles avaient habitée douze ans. Dès le matin, Cécile se le\a pour descendre une dernière fois dans son jardin; la pluie tombait par torrents.

Cécile se mit à la fenêtre; le jardin était triste et désolé, les dernières feuilles s'envolaient des arbres, les dernières fleurs trempaient leurs tètes recourbées dans l'eau boueuse des plates-bandes. Cécile se prit à pleurer, il lui semblait que si elle eût quitté ses amies pendant une belle journée de printemps, elle les eût moins regrettées en leur voyant tout l'avenir de l'été, tandis qu'en les quittant à celle heure, elle les quittait

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à l'agonie et penchées vers celte tombe de la nature qu'on appelle riiiver.

Toute la journée Cécile attendit une éclaircie du ciel pour aller jusqn'au cimetière^ mais toute la journée le ciel versa des torrents de pluie; il lui fut donc impossible de sortir.

Vers trois heures, la voiture et le cocher de madame de Lorges arrivèrent; on chargea les caisses, lé moment suprême était venu.

La marquise était rayonnante de pariir; pendant douze ans qu'elle avait passés dans ce charmant cottage, elle ne s'était pas créé ni avec les gens ni avec les choses un seul souvenir qu'elie regrettât.

Cécile était comme une folle; elle touchait les meubles, elle les embrassait, elle pleurait; une partie de son âme allait rester à Hendon.

Au moment de monter en voiture, elle faillit s'évanouir, il fallut presque la porter.

Elle voulut se charger de la clé de la petite maison que l'on devait, en passant à Londres, remettre à M. Duval. Celte clé, elle la mit sur son cœur.

Cette clé, c'était celle de son passé; Dieu seul avait la clé de l'avenir.

Elle pria le cocher de faire un détour et de s'arrêter devant la porte du cimetière. Comme nous l'avons dit, la pluie tombait si furieusement qu'il lui fut de toute impossibibilité de descendre; niais en plongeant ses regards à travers les barreaux de la porte, elle put encore voir la tombe, la petite croix et les grands arbres qui l'abritaient.

Mais la marquise la pria de ne pas la tenir trop longtemps dans un pareil endroit, attendu que le voisinage des cinîct'cres lui causait une impression des plus désagréables.

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Cécile cria une dernière fois :

— Adieu, ma mère! adieu, ma mère!

Et elle se rejeta dans le fond de la voiture.

Puis elle s'enveloppa la tête de son voile noir, et elle n'ouvrit les yeux que lorsque la voiture s'arrêta.

On était à la porte de l'hôtel du Roi George.

Une autre voiture était toute prête et tout attelée dans la cour. Madame de Lorges attendait la marquise dans l'appartement qui lui était préparé à l'hôtel. Son neveu Henri, qu" elle avait envoyé à Douvres pour s'informer des navires qui partaient pour la France, lui écri\ait qu'un bâtiment était en partance et devait mettre à la voile le lendemain malin.

Si l'on voulait profiter de ce bâtiment, il fallait donc se reposer quelques instants seulement et partir.

Cécile demanda à aller chez madame Duval; mais madame Buval demeurait dans la Cité, et rien que pour aller chez elle et en revenir, il fallait plus d'une heure. La marquise s'opposa donc h cette visite, en invitant sa petite-lille à lui écrire seulement. La pauvre enfant sentait que ce n'était point par une lettre qu'elle aurait dû prendre congé des bons vieux amis de sa mère. Mais que ponvait-elie contre la volonté de la marquise? Il lui fallut obéir.

Elle écrivit donc.

Tout ce qu'un billet peut contenir de tendres excuses et de profonds regrets, la lettre de Cécile le renfermait. Il y avait des adieux pour tout le monde, pour ]\I. Duval, pour madame Duval, et même pour Edouard. Elle envoyait à M. Duval la clé de la petite maison, en lui disant que, si elle était riche, quoiqu'en s'éloignant d'elle, quoiqu'en quittant l'Angleterre pour toujours, eile conser\erait cette petite maison comme le sanc-

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tiiaire de sa jeunesse; r.îais elle était pauvre, et elle renouvelait à M. Duval, au nom de la marquise, la prière de vendre les meubles qu'elle renfermait et d'en faire passer le montant à sa grand'mère.

On remit cette lettre et la clé de la maison à madame la duchesse de Lorges, qui se chargea de les faire passer le lendemain à son ancien intendant.

Avant de quitter son amie, madame de Lorges fit à la marquise toutes ces offres d'argent qui, entre gens comme il faut, ne sont pas même regardées, lorsqu'on les accepte, comme services rendus; mais, grâce à la vente du reste de ses diamants, la marquise avait, du moins elle le pensait ainsi, plus qu'il ne lui fallait pour attendre la restitution de ses bieiis.

Enfin, le moment vint de monter en voiture. Cécile eût donné tout au monde pour pouvoir embrasser monsieur et madame Duval, et serrer la main à Edouard. Elîe sentait dans le fond de son cœur qu'il y avait presque de l'ingratitude à agir ainsi; mais, comme nous l'avons dit, elle n'était pas la maîtresse de suivre les inspirations de son cœur. Elle s'agenouilla, demanda pardon à sa mère, et, lorsqu'on vint la prévenir que !a voitnre attendait, elle se contenta de répondre qu'elle était prête.

Ce fut une chose encore bien triste pour Cécile que ce départ de Londres pendant une nuit pluvieuse, sans autre adieu que celui de la duchesse qu'elle connaissait à peine.

On traversa Londres, que Cécile n'avait jamais vu, sans que la jeune fîlîe mît seulement la tète à la portière; puis elle sentit à l'air plus pur et au changement du pavé, que l'on entrait dans la campagne.

Comme la voiture allait en poste et qu'on ne s'arrc-

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tait que pour relayer la, roule fut rapidement faite, et à cinq heures du matin Ton était anivé à Douvres.

La voiture s'arrêta dans la cour d'un liôtel; la lueur de deux ou trois flaiubeaux vint frapper les paupières fermées de Cécile; elie ouvrit les yeux, encore tout étourdie du mouvement de la voiture, encore en proie à la somnolence qui en est la suite, et son premier regard rencontra Henri.

Henri qui attendait leur arrivée.

Cécile se sentit rougir si violemment qu'elle abaissa son voile sur sa figure.

Henri donna la main à la marquise pour l'aider à descendre de voiture, puis à elle : c'était la première fois que la main de Cécile rencontrait la main de Henri, et le jeune homme la sentit si fiémissante daiis la sienne qu'il n'osa pas même la serrer.

Les chambres étaient préparées dans l'hôtel et attendaient l'arrivée des voyageurs; on voyait qu'une prévoyante intelligence avait tout ordonné d'avance. Le bittiment ne partant qu'à dix heures du matin, les deux voyageuses avaient du moins quelques heures pour se reposer.

Henri, au reste, les pria de ne s'inquiéter de rien que de se tenir prêtes pour I heure dite, son valet de chambre devant s'occuper de l'embarquement de tous les effets; c'était chose d'autant plus facile que in voiture élant toule chargée, on n'avait qu'à prendre les malles sur la voiture et les transporter sur le biV liment.

Puis il salua la marquise et Cécile et se relira en leur demandant si elle avaient quelques ordres à lui donner.

Cécile s'enferma dans sa chambre, mais quelle qtîe

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fût sa fatlguo, clic essaya vaiMcnient (io s'entloi :nii-; cette apparition inatlendnc de Henri avait jeté trop de trouble daiis son pauvre cœur pour que le sommeil pût approcher d'el'.o. •

Maintenant il lui restait un dernier doute, car elle n'avait osé adresser à ce sujet aucune question à Henri. Henri lui avait dit que lui aussi allait en France; partait-il par le njème bâtiment qu'elle?

Ce doute, comnie on le comprend bien, était suffisant pour empêcher Cécile de dormy\

Mais cette insomnie \\e fut pas sans cJiarmes; pour la premièie fois, depuis la mort de sa mère, Cécile sentait que quelqu'un veiîait sur elle.

Ces domestiques qui attendaient leur arrivée, ces chambres toutes prêtes à les recevoir, leuis effets qu'on transportait à cette heure sur le bâliment sans qu'elles eussent à s'en inquiéter; tout cela était l'eiiet d'une puissance amie qui l'enveloppait de soins ci de prévenances.

Ce quelque chose qui veillait sur elle, cette puissance amie qui prévenait ses désirs, c'était l'amour de Henri.

Henri l'aimait donc réellement, sincèrement, profondément?

Comme il fait bon de se sentir aimé!

Et celte idée qui berçait Cécile était si douce, que la jeune fille luttait contre le sommeil, de peur que le sommeil ne lui enlevât le sentiment de celte protection qui la rendait si heureuse.

Elle vil venir le jour; elle compta les heures; elle se leva sans qu'on eût besoin de la réveiller; elle était levée lorsque l'on vint pour frapper à sa porte.

Elle passa chez sa grand'mère et la trouva prenaiit, i.\ noBR DE mm;k. 1 1

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coniiîie (riiabimde, son chocolni dans son lit; elle avait Jjien envie de Ini demander si Henri partait en même temps qu'elles; elle ouvrit deux ou trois fois la bouche pour commencer la phrase inlcrrogtitive; mais à chaque fois ses lèvres se refermèrent sans avoir pu prononcer une parole.

Cependant l'heure s'avançait : Cécile retourna dans fa chambre pour laisser la marquise libre de s'habiller. La marquise avait conservé ses anciennes habitudes; elle mettait tous les matins son rouge, et mademoiselle Aspasie seule assistait à sa toilette, qui n'eût pas été à son avis une toilette, sans ce complément aristocratique.

La fenêtre de la chambre de Cécile donnait sur la rue; au bout de la rue on apercevait le port, puis audessus des maisons, le haut des banderoles qui flottaient au vent. Cécile se mit à sa fenêtre.

Plusieurs voitures passaient et repassaient dans la rue; mais au milieu de toutes ces voitures, Cécile en remarqua une qui venait du port : elle la suivit des yeux. La voiture s'arrêta devant la porte; son cœur battit; la portière s'ouvrit; Henri s'élança par la portière; son cœur battit plus vite encore. Elle se retira vivement de la fenêtre.

^lais pas si vivement, qu'en levant la tête, Henri ne put l'apercevoir.

Cécile demeura debout, rougissante et confuse à l'endroit même où elle était, une de ses mains appuyée sur son cœur, dont elle essayait de comprimer les mouvements, l'autre cramponnée à l'espagnolette de la fenêtre.

Elle entendit les pas de Henri entrant dans le salon qui séparait sa chambre de la chambic de la marquise;

mais là les pas s'arrêtèrent. Henri n'osait pas entrer dans la chambre de Cécile, Cécile n'osait point passer au salon.

Cela dura dix minutes ainsi.

Au bout de dix minutes, Henri sonna; une femme de chambre monta.

— Mademoiselle, dit Henri, faites-moi le plaisir de dire à ces dames qu'elles aient la complaisance de se hâter; dans une demi-heure le bâtiment met à la voile. — Me voilà, monsieur, dit Cécile en sortant, oubliant que sa réponse indiquait qu'elle avait entendu la demande, me voilà, et je vais prévenir ma grand'maman que vous attendez.

Puis saluant Henri, elle traversa rapidement le salon et entra chez la marquise.

La marquise était à peu près disposée. Cinq minutes après, elle sortit donc suivie de sa pelitelille. Henri offrit son bras à la marquise , Cécile descendit derrière eux, accompagnée de mademoiselle Aspasie , dont la marquise n'avait point voulu se séparer.

Une seule et même idée obsédait éternellement l'esprit de Cécile. Henri les accompagnait-il seulement jusqu'au navire, ou partait-il avec elles?

Pendant toute la roule, elle n'osa faire aucune question à Henri, et Henri ne prononça point une parole qui eût rapport à ce sujet; seulement, ses yeux rencontrèrent plusieurs fois ceux de la jeune fille : tous deux évidcmmen-t s'interrogeaient du regard.

Henri avait un costume élégant qui pouvait aussi l)ien être un costume de campagne qu'un costume de voyage; il était donc impossible de rien deviner.

On arriva au port. On descendit de la voiture; une

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])arqiie était prête : les trois femmes y entrèrent, Henri les y suivit, et les rameurs se dirigèrent vers le bâtiment.

Henri donna la main à la marquise pour monter à ])ord, puis à Cécile. Cette fois, si tremblante que fût la main de la jeune fille, Henri ne put se retenir de la sei rer doucement. Un nuage passa sur les yeux de Cécile; il lui sembla qu'elle allait s'évanouir. C'était la première fois, qu'autrement que par son regard, Henri lui disait qu'il l'aimait.

Mais ce serrement n'étaii-il pas un adieu?

En mettant le pied sur le pont, Cécile chancelait tellement, qu'elle alla demander un appui à une pyramide de coUVes, de malles et de caisses entassés au pied du mât d'artimon, et que les matelots aîlairnt, de peur du mauvais temps, recouvrir d'une toile cirée. Mais si rapide et surtout si vague que fut le regard de Cécile, il dérouvrit cependant un nom sur lequel il s'arrêta à l'instant mèino.

Ce nom était inscrit sur une malle; c'était une adresse. Cette adresse disait à Cécile tout ce qu'elle désirait savoir, car elle était ainsi conçue :

M. le vicomte Henri de Sennones, bureau restant . Paris. France,

Cécile respira en levant les yeux au ciel. Ses yeux, en se levant, rencontrèrent ceux du jeune honime.

Il paraît que tout ce qui se passait dans le cœur do la jeune fille était visiblement écrit sur son visage, car Henri la regarda d'un air de reproche; puis, après nu instant de silence :

— Oh! Cécile, dit-il en secouant la tête, comment avez-vous cru un instant que je pourrais vous quitter?

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