SCENE XJ
EeS Mêmes, ANATOLE.
ANATOLE
Mon oncle , je vous anonce une bonne nouvelle,.. le déjeuner va venir. (A part.) On savait l’arrivée de mon oncle, et je n’ai eu qu’uu mot à dire. (Haut.) Ah ! M. Gabet !
GABET
Moi-même, moi-même, mon jeune ami...
ANATOLE, à part.
Aurait-il appris... (JlauL) Vous venez peutêtre me demander le montant de vos deux termes?.. .
GABET
Fi donc! ne parlons plus de cela, de grâce... je m’en veux de cette scène ridicule... C’est ce Lamarre qui me conseillait, et je vous apporte le moyen de vous venger de lui...
ANATOLE
Le moyen de me venger... Je ne vous comprends pas?
'• GABET
Vous n’êtcs pas sans savoir qu’il est, depuis quelque temps, en marché avec moi, pour m’acheter ma maison , dont je suis propriétaire ?
ANATOLE
En effet, j’ai entendu dire...
GABET
Vous n’étes pas sans savoir aussi que j'ai hâte d’en finir/ ayant de forts remboursemens à faire.
ANATOLE
Vous me l’avez dit ce matin , au sujet des deux.,.
GABET
Eh bie.nl achetez-inoi ma maison.
ANATOLE, Stupéfait.
Hçin? vous dites?
GABET
Je dis ; Achetez-moi ma maison, dont je suis propriétaire.
Vous voulez vous moquer de moi ?
.GAUET.
Du tout, je ne. uie permettrais pas...
ANATOLE
Mais vous savez bien que je ne possède pas une lentille.
' ' GABET
Vous, je le veux bien... mais votre oncle...
ANATOLE, A part.
Ah! je vois... il ne sait rien... (Haut.) Mou oncle! même numéro que moi, il ne possède pas deux lentilles.
GABET
Bon , bon , je sois qu’il le dit ; il vous aura recommandé le secret..
ANATOLE
Mais» au contraire, je vous jure qu’il m’a affirmé...
GABET
Alors c’est que c’est une épreuve qu’il vous impose... voyez-vous cette cassette ?
ANATOLE
Eh bien ?
GAgKT.
Elle renferme d’immenses richesses... savez - I» vous à qui il écrit eu ce moment