ACTE PREMIER
RAYMOND
Fort belles; Mais...
ifAniËN.
je ne te plains pas; car, de surcroît, dit-on, Elle est instruite ?
RATUOND.
Un livre.
MARIEN
Elle est douce?
RATUOND.
Un mouton.
MARIEN
Quel homme heureux!
Oui, oui, c'est juge! qui réclame?
Voyons, as-tu fini de parler de ma femme?
Ces vrais^ tous ces garçons vous traitent en maris 1 Ahl l'homme heureux, c'est toi!... Donc, tu viens de Paris? Comment va-t-il?Et moi, qui vis dans ma retraite Depuis six mois, dis donc, je dois avoir l'air bétc.
MARIEN
Comment?
RAYMOND
Oui, l'on se rouille à cet air de terroir.
Ail 1 saprisiil je suis content de te revoir! Et Georses?
MARIEN
Marié.
RAYMOND
Bah! conlre qui?
lIARIBlf.
Madamo D'IIervey.
RAYMOND
Oui, cette veuve? et Gaston de Moldamo?
IfARlEN*
Marié.
C'est bien fait pour lui, j'en suis ravi 1 Mais, diantre, il me parait que l hymen a sévi. (Baissant la Toix et tTec mT«tëre.)
Et... et les femmes?
MARIEN
Hein?
RAYMOND
Parlons un peu de femmes.
MARIEN
Est-il possible?
RAYMOND
Allons, voilà que tu déclames?
MARIEN
Un jeune marié f
RAYMOND
Jeune? depuis six mois.
MARIEN
Un mari qui conduit sa femme au fond d'un boîs, A la campagne!
RAYMOND
Eh bien, justement tu vois trouble; Les campagnes, pour nous aussi, ça compte double.