SCÈNE VI RAYMOND, JEANNE, MARIEN
Messieurs...
RAYMOND
Ahl Jeanne, enfin, ma chère, vous voilà!
JEANNE
Messieurs, le déjeuner vous attend.
RAYMOND
Quoi! par là?
Et pourquoi n*a-t-on pas ici dressé la table, Comme Ton fait pour nous?
JEANNE
Serait-ce convenable?
(Plns bas.) Raymond, comme pour nous 1
RAYMOND, sans comprendre.
Cela ne lui fait rien , Puis ici, c'est plus gai, n'est-il pas vrai, Marien?
MARIEN
A ton choix.
RÂTlfOND.
Que la table, ici, soit amende!
JEANNE, & part.
Chère retraite, hélas 1 la voilà profanëe.
(EUe fait signe au dehors ; on apporte la table sertie.)
IfARlEN.
Décidément, ta femme est charmante.
RATHOND.
Parbleu!...
Ce vieil ami!... je veux te griser quelque peu.
HARIEN.
Oh I non !
RATUOND, voyant la table installée.
A la bonne heure ! — A table ! allons 1
]f ARIEN, conduisant Jeanne à la table.
Madame!...
RAYMOND, à Marien.
Toi, Marien, prends ce siège.
JEANNE, à part.
Oh!
RATUOND.
Brodé par ma femmo !
JEANNE, à part.
Sa chaise !
RAYMOND
Maintenant ne perdons pas d'instants ; A la rescousse ! comme on disait au bon temps.
JEANNE, à part.
Au bon temps !