ACTE PREMIER
RAYMOND, à Jeanne.
C'est-à-dire, au temps... n'allez pas croire, (a Marien.) Quand je dis le bon temps, que c'est... que.. Veux-tu boire?
MARIEN, rarrêtant.
Doucement.
RAYMOND, en mangeant.
Ahl d'abord, si déjà lu m'as pris A faire le rustaud, n'en sois pas très- surpris ; Six mois passés au sein d'une nature agreste,
(a Jeanne.) Six mois entiers... six moisi Six mois charmants, du reste,
(A Marien.) Et qui comptent... qui sont... qui... Bois donc, à la uni
MARIEN^ l'arrêtant.
Mais...
RAYMOND
Vous ne mangez pas, Jeanne 1
JEANNE
Je n*ai pas faîm.
MARIEN
Ce n'est pas du malaise ?
RAYMOND
Eh non 1 rien ne Taffaue.
Quel savant nous dira de quoi vit une femme ? (A Marien.)
Tiens, goûte-moi cela, du pudding qu'aujourd'hui Jeanne a fait ; oui, mon cher, fecit.
JEANNE, à part.
Hélas 1 pour lui.
MARIEN
Quoi ! madame s'amuse à ces soins t
RAYMOND
Ma Jeannette l Ohl mais elle me fait trèi-souvent la dînelt<\ — Dis donc, te souviens-tu, pour parler de repas,
(Harien le pousse du pied.)
De ce fameux souper chez... Hum 1... tu ne bois pas.
JEANNE, à Raymond.
Chez... qui ?
BATHOND, montrant Marieo.
Chez sa tante.
JEANNE et HARIEN, à part.
Ohl BATHOND, à part.
Pourvu que j*en sorte!
JEANNE, à Marien.
Ahl c'était?...
MABIENc
Oui, c'était...
RAYMOND
Pauvre femme! elle est morte, C'est dommage!... un esprit, un charme, un abandon...
HARIEN.
Oui.
JEANNE, à part.
C'était quelque femme.
RAYMOND, à Maiien.
Allons donc, mange donc !
JEANNE, à part.
C'est indigne 1
RAYMOND, à Marien.
Huml... As-tu reçu quelque nouvelle D'Edmond ? tu sais, Edmond, le petit de Nivelle?