ACTE PREMIER. J
MARIEN
Marid.
BATHOND.
(Changeant de ton.) Gomment, tous, alors, tous? Ils font bieni Ce n*est certes pas moi, qui... comme toi, Marien^ Qui te pavanes, là, libre et fier, sur la brèche... Vite, qu'on se marie et que l'on se dépêche I — N'est-il pas vrai, ma chère ? On ne peut pas enfin Rester toujours garçon ; il faut faire une fin.
lEANNE, à part.
Une fin !
MARIEN
Tu Tas dit, Raymond, et ce voyage A justement pour but un futur mariage.
EATUOND.
Pour qui ? pour toi ?
MARIEN
Pour moi.
RAYMOND, consterné.
Qu'est-ce que tu dis là ?
JEANNE, à Raymond.
Que trouvez-vous, monsieur, d'étonnant à cela ?
MARIEN
Je veux me marier, oui, mon cher ; oui, madame. Vous voyez un garçon tout prêt à prendre femme,
(A Raymond.)
Qui plus est, mon bonheur dépend un peu de toi; Si je vous ai troublés, en voici le pourquoi ; Madame de Frigneux...
lEANNE.
C'est elle T
HARIEN^ salae Jeanne affirmaiiTement et conUniitf.
Est ta cousine.
Je l'aime I sa maison de ta terre est voisine...
JEANNE
A deux heures d'ici.
HARIEN.
Plusieurs fois, cet ëtë.
Je suis allé Ty voir, comme simple invité ; Car mes intentions sont encore un mystère.
Donc, je viens te prier de me servir de père : Fais- lui savoir mes vœux, aujourd'hui môme, écris. Répond-elle, oui 1 j'accours ; non ! je rentre à Paris
JEANNE
(A Raymond.)
C'est bien cela, monsieur ! Mon ami, tout de suite Écrivez, écrivez!
RAYMOND, à Jeanne.
Un instant ; pas si vite 1 (A Marien.)
Ah 1 bah !
JEANNE, sèchement.
C'est débuter d'une étrange façon, Pour quelqu'un qui veut faire un mari d'un garçon.
RAYMOND
Vous ne m'entendez pas, ma chère, Dieu me damne Je lui dirais : Fais- le, s'il existait deux Jeanne.;
(A Marien.)
Oui, mais il n'en est qu'une et je l'ai 1 Malheureux ! Tu veux te marier, toi ?
MARIEN
Je suis amoureux.