A LA MARQUISE DU CHATÉLET
Un certain dieu , dit-on , dans son enfance , Ainsi que vous confondait les docteurs ; Un autre point qui fait que je Fencense, C'est qu'on nous dit qu'il est maître des cœurs Bien mieux que lui vous y régnez , Thémire.
Son règne au moins n'est pas de ce séjour ; Le vôtre en est, c'est celui de l'Amour; Souvenes-vous de moi dans votre empire.
L'esprit sublime et la délicatesse.
L'oubli channant de sa propre beauté»
L'aniitié tendre et Tamour emporté , Sont les attraits de ma belle maîtresse.
Vieux révasseurs, vous qui ne sentez rien; Vous qui cherchez dans la philosophie L'Être suprême et le souverain bien. Ne cherchez plus, il est dans Emilie.
Ma flamme est un embrasement Que tout allume et renouvelle ; La vôtre n est qu une étincelle Prête à s'éteindre à tout moment :
Quel crime d'aimer faiblement !
Il vaudrait mieux être inGdèle.
Madame du Chàtelet, comme a dit un honmie d'esprit, suivit le conseil de Voltaire.
On a bien voulu nous confler d'autres poésies attribuées à Voltaire , mais Voltaire lui-même , s'il les eût retrouvées , les eût condamnées à l'oubli.