‹ Le dernier volume des ouevres de VoltaireChapitre 101 sur 103 · A LA MARQUISE DU CHATÉLET · texte numérisé non relu

A LA MARQUISE DU CHATÉLET

Un certain dieu , dit-on , dans son enfance , Ainsi que vous confondait les docteurs ; Un autre point qui fait que je Fencense, C'est qu'on nous dit qu'il est maître des cœurs Bien mieux que lui vous y régnez , Thémire.

Son règne au moins n'est pas de ce séjour ; Le vôtre en est, c'est celui de l'Amour; Souvenes-vous de moi dans votre empire.

L'esprit sublime et la délicatesse.

L'oubli channant de sa propre beauté»

L'aniitié tendre et Tamour emporté , Sont les attraits de ma belle maîtresse.

Vieux révasseurs, vous qui ne sentez rien; Vous qui cherchez dans la philosophie L'Être suprême et le souverain bien. Ne cherchez plus, il est dans Emilie.

Ma flamme est un embrasement Que tout allume et renouvelle ; La vôtre n est qu une étincelle Prête à s'éteindre à tout moment :

Quel crime d'aimer faiblement !

Il vaudrait mieux être inGdèle.

Madame du Chàtelet, comme a dit un honmie d'esprit, suivit le conseil de Voltaire.

On a bien voulu nous confler d'autres poésies attribuées à Voltaire , mais Voltaire lui-même , s'il les eût retrouvées , les eût condamnées à l'oubli.

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