ACTE II» SCÈNE Vil
LE COMTE
Mais ceci devient sérieux, ceci est une véritable guerre, ceci est abominable, assurément on en parlera à la cour.
LE BARON à tes gent.
Enfants, puisqu'ils se sauvent, voici le moment de signaler votre intrépidité. Il est seul , saisissez-moi ce bohème-là, et liez-le-moi comme un sac.
Le baron, Thérèse et ses gens descendent. On se saisit du comte et on bi prend ton épée.
LE COUTE
Mais qu'est-ce que c'est que ça? qu'est-ce que c'est que ça? Ahl vous me liez trop fort, vous allez gâter toute ma broderie. Baron, vous me paraissez un fou un peu violent; n'avez-vou s jamais de bons intervalles?
LE BAROW.
Je n'ai jamais vn un drôle si impudent.
Pour le peu qu'il vous reste un grain de raison , ne sauriez-vous me dire comment la tête vous a tourné, et pourquoi vous faites ainsi garrotter le comte votre gendre?
THÉHÈSE.
Que je voie donc comment sont faits les gens qui veulent m' enlever. Ahl papa ^ il m'empuantit d'odeur
de fleurs d'orange; j'en aurai des vapeurs pour quinze jours ; ah ! le vilain homme.
LE COMTE
Beau-père, au goût que cette personne me témoigne, il y a apparence que c'est là ma femme. Me tiendrezvous longtemps dans cette posture? Expliquez-vous, s'il vous plait : n'attendiez-vous pas le comte de Boursoufle? ne devait-il pas venir avec une lettre de votre ami monsieur Maraudin ?
LE BABON.
Oui, coquin, oui.
LE COMTE
Ne m'inspirez donc point, s'il vous plait; je vous ai déjà dit que j'ai l'honneur d'être ce comte de Boursoufle, et que j'ai la lettre du sieur Maraudin dans ma poche; fouillez plutôt.
LE BABON.
Je reconnais mes fripons; ils ne sont jamais sans lettres en poche; prenons toujours la lettre, il sera pendu comme ravisseur et comme faussaire.
LE COUTE
Ce baron est une espèce de beau-père bien étrange.
LE BABON.
Mon ami , je suis bien aise , pour te réjouir, de t'apprendre que tes visées étaient mal prises, et que monsieur le comte et monsieur Maraudin sont ici.