ACTE III, SCÈNB V
LE CHEVALIER
Mademoiselle, je vous supplie de vous souvenir....
THÉRÈSE
J'ai tout oublié; vous êtes un cadet qui n'avez rien, et je serai grande dame avec monsieur le comte.
. PASQUIN pleurant.
Adieu , mon cher maître.
LE CHEVALIER
Où vas-tu?
PA8QUIN
Je vais me jeter à l'eau.
LE BARON
Qui parle d'eau ici? Qu'on le sache bien, au château de la Cochonnière on ne met pas d'eau dans son vin.
LE COMTE avec malice.
Ainsi le contrat serait signé... contre-sigQé I
LE CHEVALIER
Oui, mon frère, et Thérèse de la Cochonnière a l'honneur d'être votre belle-sœur. (S'inclîoant ven le baron.) Il est vrai, monsieur le baron, que je ne suis pas riche, mais je vous promets de faire une grande fortune à la guerre. (SaûisMmt la main de Thérèse.) Et VOUS, mademoiselle, je me flatte que vous me pardonnerez la petite supercherie que monsieur Maraudin vous a faite et qui me vaut l'honneur de vous posséder.
THÉRÈSE retiniit M iniin.
Je n'entends rien à tout cela. Mais que j'aille à Paris dès ce soir, et je pardonne tout. Voyez vous deux quel est celui dont je suis la femme.
LE COMTE
La plaisante question I Vous savez bien, mademoiselle, que ce n'est pas moi. Songez-y, chevalier, et ne partez pas si tôt pour la guerre, car l'ennemi n'est peut-être pas loin. Pour moi j'épouserai quelque duchesse à Versailles. (A part.) On pourrait bien de tout ceci me tourner en ridicule à la cour. (Toamant sur ses talons.) Mais quand on est fait comme je suis, on est au-dessus de tout, foi de seigneur.
LE BARON
Monsieur le bailli, par charité, faites pendre au moins monsieur Maraudin, qui a fait toute la friponnerie.
LE BAILLL
Très-volontiers; il n'y a rien que je ne fasse pour mes amis.
(DivertiflsemeDt avec les violons du village de la Gochonnière.)
CANDIDE
OU