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quisition ne décèlerait pas de contrebande on devait relâcher le navire puisqu'il portait du courrier.
À la source de la détention se trouvait une information suivant laquelle on aurait caché des munitions au fond de la cale, sous des piles de charbon. Le manifeste de sortie indiquait des essieux de wagon et des produits chimiques, ce qui paraissait suspect, comme le consignement de denrées alimentaires pour la baie de Delagoa, et des chaudières et diverses machines. En outre, il y avait des passagers habillés en civil, mais d’ « aspect militaire ». On suggéra qu’en opérant une perquisition dans leurs bagages on aurait pu lever le doute. Mais le Foreign Office anglais jugea que leur destination n’était pas suffisamment prouvée pour motiver cet examen.
Le 7, le General fut relâché, mais il ne put reprendre son voyage que le 10, six jours après sa capture, car ie travail d’arrimage des douze cent tonnes du chargement, quoique effectué. avec toute la célérité désirable, demanda un certain temps, malgré l’aide de l’équipage du Marathon et d’une centaine de coolies.
Dans les trois cas considérés, il s’agissait donc de navires allant au port, neutre puisque portugais, de Lourenço-Marquès. Les approvisionnements arrivaient ensuite par chemin de fer au Transvaal, à Prétoria. « La Grande-Bretagne », remarque Lawrence (1), « ne dépassa pas d’un iota son droit légal. Aucune Cour des prises n’a jamais eu à peser le mérite des présomptions qui lui firent détenir les vapeurs allemands. Mais... le gouvernement anglais paya une indemnité de vingt mille livres pour avoir exercé un droit pourtant incontestable. »
Les Anglais reconnaissent donc, non pas que les règles auxquelles ils se sont référés sont contraires au droit des gens, mais, que, dans l’espèce, il a pu y avoir un certain abus.