‹ Le Déséquilibre Mental de BeethovenChapitre 14 sur 23 · SAS · texte numérisé non relu

SAS

surdité qui devait être définitive en quelques années.

Dans l'impossibilité d'accroître cette mémoire bien avant la maturité de son {alent, par suite de cet accident, son œuvre n'en supporta aucun dommage, puisque beaucoup de critiques envisagent ses créations plus adéquates à son génie après celte surdité.

Il est banal de rappeler à ce sujet la mémoire étonnante des sons commune à beaucoup d'arriérés et de débiles. Il est permis dans cet ouvrage d'en appeler sans nuire à la grandeur de son lalent de composileur, au souvenir de ce grand musicien français, qui fit paraître malencontreusement un livre de « Souvenirs», dont la teneur était si naïve, le fonds et lu forme si dénués de toute parure intellectuelle qu'il apporta la confirmalion, que ce grand musicien était pauvre d'esprit au sens biblique du mot.”

Nous avons exposé plus haut quel trou laissait dans son instruction son peu d'assiduité à l’école, Nous avons également reconnu que si, au contact de lu famille von Breuning, Beethoven avait développé, élargi son éducalion artistique el littéraire, malgré tous ses efforts, il était resté dans l'impossibilité de lransformer el d'améliorer ses connaissances grammalicales el scientifiques, Il n'y à pas eu ici impossibilité d'éducation, il y a eu impossibilité d'assimilation pour une partie de l'intelligence à laquelle il élit tout entier réfractaire, Nous allons bien le voir,

I écrivait, at-on dit, avee l'orthographe d'une cuisinière, el Victor Wilder s'étonne que « lui qui parlait le langage des sons avec celle souveraine éloquence et celle élévation sublime qui en font, si je puis le dire, le plus grand orateur de la musique, il hésitait et bal-

Page 1