‹ Le désert de glaceChapitre 66 sur 67 · LE DÉS EUT · texte numérisé non relu

LE DÉS EUT

Mais le ciel prit ces malheureux en pitié, car, le lendemain, Àltamont aperçut distinctement une voile à l’horizon. •

On sait quelles angoisses accompagnent ces apparitions de navire, quelles craintes d’une espérance déçue I Le bâtiment semble s’approcher et s’éloigner tour à tour. Ce sont des alternatives horribles d’espoir et de désespoir, et trop souvent au moment où les naufragés se croient sauvés, la voile entrevue s’éloigne et s’efface à l’horizon.

Le docteur et ses compagnons passèrent par toutes ces épreuves ; ils étaient arrivés à la limite occidentale du champ de glace, se portant, se poussant les uns les autres, et ils voyaient disparaître peu à peu ce navire, sans qu’il eût remarqué leur prépuce. Ils l’appelaient, mais en vain !

Ce fut alors que le docteur eut une dernière inspiration de cet industrieux génie qui l’avait si bien servi jusqu’alors.

Un glaçon, pris parle courant, vint se heurter contre

ce-field.

« Ce glaçon ! » fit-il, en le montrant de la main.

On ne le comprit pas.

O Embarquons I embarquons! » s’écria-t-il.

Ce fut un éclair dans l’esprit de tous.

« Ah ! monsieur Clawbonny, monsieur Clawbonny ! • faisait Johnson, en embrassant les mains du docteur.

Bell, aidé d’Altamont, courut au traîneau; il en rap-

DB OLACB.

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