CAUSES DE LA BARBARIE DES AFRICAINS
arabe y a précédé cette grande révolutioa religieuse, qui ne saurait dès lors être attribuée qu'à Tapostolat (riçalet) et à quelques guerres religieuses, entreprises par une partie des peuples noirs eux-mêmes contre ceux de leurs voisins que Tapostolat avait été impuissant à convertir.
Les résultats de cette révolution ne sont pas à dédaigner; elle a diminué l'isolement des races noires les plus éducables , elle lésa fait entrer flans la grande famille musulmane , a appelé à la Mecque leurs pèlerins et leurs caravanes, au Caire, à Tunis, à Alger, au Maroc leur jeunesse studieuse et dévote. Des relations de bon voisinage n'ont pas tardé à s'établir avec les régions du Gharb, la régence de Tripoli, TÉgypte, et le commerce n'a pu qu'y gagner. Le Soudan a même pu recevoir ainsi de seconde main les denrées de l'Europe et s'éclairer d'un reflet affaibli de sa civi* lisation.
L'islamisme a donc été pour le Soudan un puissant instrament de progrès , en même temps qu'il en adoucissait les mœurs, et nous devons convenir que si ses peuples eussent , au lieu de la religion musulmane , embrassé la religion chrétienne , le blocus dans le- (juel lears voisins musulmans n'eussent pas manqué de les tenir, les eût maintenus dans une barbarie complète.
On sera d'autant moins étonné dès lors de me voir partagerles populations soudaniennes en deux classes : celle des noirs musulmans, celle des noirs infidèles. Une différence physiologique notable correspond à cette différence religieuse ; peut-être est-elle un effet
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du climat particulier sous lequel vit chacune de ces deux classes , peut-être est-ce la trace de la diversité de leur origine ; mais , peut-être aussi , pourraitH)n y voir une preuve de Tinfluence du progrès intellecta^ sur le développement de la beauté physique diex rhomme; comme exemple de ce fait, je citerai les noirs créoles : nés dans nos colonies de parents africains , ils sont supérieurs à ceux-ci par le développement de leur'cerveau et celui de leur intelligence ; leurs formes se rapprochent plus des nôtres : ils présentent la transition de TAfricain au mul&tre.
J'ajouterai que Tislamisme parait ne s*étre introduit qu'assez récemment dans Tintérieur de l'Afrique. Ce n'est que depuis le règne du sultan Salebh que le Waday a embrassé cette religion (1). Il semble de plus que l'islamisme et la civilisation aient à la fois pénétré dans le Soudan et par l'est, et surtout par l'ouest. C'est ainsi que , suivant l'intéressante observation de M. Fresnel j l'alphabet arabe régulier est usité dans la partie orientale du Soudan , tandis que l'on ne connaît, dans la partie occidentale et moyenne de cette même région , que l'alphabet vicieux da Gharb , employé par nos Algériens , et qui difière du premier par la figure de quelques lettres, telles que le fé et le qaf.
(i) Voir le voyage au Waday du cheikh Mohammed et Tounsj, traduit par M. Perron.
FLANCHK V.
EZPLIGlTIOir DZ U PUIGHI f .
Figure J. —Touareg (Sahara) :
Son Yisage est voilé ; il est vêtu d'un caleçon , d'une chemise de coton et d'une sorte de hiouse de cuir; U porte à la matai ses armes habituelles.
Figure 2. — Coretchite Hedjaz) :
H est coiffé d'une coufleh que retient sur sa tète unfaégaz, sorte de diadème en bois orné de morceaux de nacre ; il porte à sa ceinture un coutelas (djembeah).
J^t^ttr« 3. ^ Saialava (Madagascar) :
Ses cheveux sont tressés; un pagne est Jeté sur ses épaules; un autre entoure ses reins et couvre ses cuisses.