PORTRAIT DES NOIRS
Colmttoi le ta ye». » Aiatonde. — Honmes à qnrif . — Antbropopha^fg. fiffrifttré iDtelMcIfleile. - Sti^ttatM. - IflfibblatlM.
Le voyâgmii^ qui parlant du Câlru »d tliHgrt wtÈ le Stid eti remontant le Nil , trâVer^d duccesdivcmétit ledttîd) lâ Nable» le Sennar et à mesure qu'il se rapproche de l'éqnateur voit changer autoiir de lui le tableau des créations de là nature.
Par une dégradation insensible il voit TÉgyptien aborigène, le Copte^ se rattacher à rÉthiopleil crépu. L'habitant de la Haute-Egypte, le Nubieti déjà tioir, le Sennarais dont la tête est encore régulière et belle Tonnent les anneaux d'une chaîne qui h'ëst brisée nulle
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pari et le voyageur sera souvent embarrassé de dire où commencent les noirs et où finissent les blancs.
En thèse générale, cependant, la coloration de la peau est un caractère trop tranché, trop apparent pour être méconnu par un observateur superficiel; les différences de formes peuvent lui échapper, les différences de couleur lui sautent au contraire aux yeux et il en fait la base d'une classification grossière.
Mais pour le naturaliste cependant la couleur est peu de chose, elle ne sert même pas toujours à distinguer les variétés d'une même espèce , souvent elle ne différencie que des individus. Ainsi en est-il de la coloration des fleurs et des feuilles dans les plantas , des poils et des cheveux chez Thomme, celle de la peau n'a guère plus d'importance. La matièi e colorante insérée entre l'épiderme et le derme, le pigmentam se développe, s'épaissit, sous Tinfluence de certaines circonstances. En dehors de ces circonstances favorables, elle disparaît au contraire, ou ne se montre qu'à peine. L'Arabe jaune du Hedjaz blanchit à Alger et à Alep, il noircit à Sennar et sur les rives du Sénégal. Le corps humain, transporté d'une latitude plus élevée sous une latitude plus basse, ne saurait y vivre s'il ne se modifiait pas. Sous l'influence d'une température élevée, d'un air sec, d'un vent rapide, la transpiration deviendrait excessive si l'épaisseur de la peau ne rendait celle-ci presque imperméable à des fluides qui sont les véhicules même de la vie. Un cuir épais, et rugueux , soustrait le corps à l'action trop brusque des variations athmosphériques , il le préserve des congestions cérébrales, des insolations trop pro-