‹ Le désert et le SudanChapitre 33 sur 43 · N0IB8 IDOLATRES · texte numérisé non relu

N0IB8 IDOLATRES

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Che2 les peuples musulmans du Soudan nous avons retrouvé en partie les mœurs et l'esprit des populations du Gharb ou de TÉgypte; c'est en effet dans le Coran que les uns comme les autres puisent leur doctrine religieuse et leur législation tout entière; ce livre sacré, écrit dans l'Arabe le plus pur, a répandu dans la moitié du monde la connaissance et T usage de cette belle langue. L'arabe , en effet , est comme le pèlerin nage de la Mecque, un lien qui rapproche et réunit tous les peuples musulmans. C'est par l'arabe et par Tislamisme que la civilisation pénètre lentement en Afrique : partout où l'islamisme n'a pas encore pé«

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Détré, nous constatons Tosage exclusif des langues africaines , sortes de jargons barbares propres toni au plus à exprimer les idées les plus simples , et qui différant comme celles d'Amérique , d*un village à un autre, augmentent encore Tisolement dans lequel vivent les fractions diverses du peuple noir et prolongent ainsi son ignorance et sa barbarie. Cette ignorance et cette barbarie atteignent probablement, dans le centre de rAfriquOi leurs dernières limites.

Le Taggeleh , ainsi que toute la région située au sud du Cordofan, à partir du 11* parallèle, présente Taspect d*un vaste plateau , du milieu duquel surgissent, çà et là, des collines d'une médiocre élévation, à pentes abruptes , couvertes quelquefois d'arbustes épineux » mais dénuées le plus souvent de toute végétation ; les plus hautes de ces collines consUtuenl autant de communes différentes, dont chacune a pour centre un petit village.

I>es malheureuses peuplades du Soudan, sans cesse divisées par la guerre , sans cesse menacées du pillage, par les Arabes ou les Égyptiens, ont profité des remparts que leur offrait la nature , et groupé leurs misérables chaumières sur des sommets élevés, des rocs inaccessibles, d'où la vue peut interroger au loin le désert , et dont l'escarpement présente un obstacle sérieux aux entreprises de leurs ennemis; un souterrain creusé dans le roc, reçoit leurs provisions et leur sert au besoin de dernier refuge.

L'importance d'un État se mesure au nombre de ses montagnes. On dit, par exemple, en parlant da Taggeleh , et pour en donner une haute idée , qu'il

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