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lui inspire tel ou tel homme d'État , ne croit mieux pouvoir déshonorer son nom qu'en le prostituant au plus inepte de ses esclaves. C'est ainsi , par exemple ^ que j'ai vu plus d'une fois les iio'ms des abolitionistes servir d'aliment à de grossiers quolibets ou à des farces de mauvais goût.
Le mulâtre et l'affranchi ne sont pas moins méprisés que le noir et que l'esclave; on éprouve même pour eux une haine d'autant plus forte qu'on a moins d'occasion de la satisfaire. Ce sentiment, ou plutôt ce préjugé de couleur, ne règne à la vérité pas partout avec la même force: c'est chez la race anglo-saxone, la plus exclusive de toutes les races européennes , qu'il est le plus développé. En tout pays l'Anglais conquérant regarde l'indigène comme un être imparfait qui ne saurait devenir son égal (1); it is but a native : cela n'est qu'un indigène! et tout est dit. Le boutiquier ne se dérange pas pour lui ; on reçoit son salut sans le rendre ; il n'est admis qu'à Tantichambre , et en cas de misère ou de révolte, la philanthropie ne le protège et ne l'excuse jamais. C'est ainsi que l'Américain du Nord, Anglais d'origine, considère l'Indien sauvage que déciment le gin et le whisky. Ce peuple abruti ne mérite pas, à vriai dire, plus d'attention qu'on ne lui en accorde; mais si l'indigène n'est l'objet que d'un superbe dédain , le noir est celui d'un mépris féroce , d'une répulsion invincible. L'esclavage semble.
(1) Les Anglais , maîtres de l'Algérie , ne traiteraient pas les chefs arabes comme nous les traitons ; 11 en serait de môme des Turcs.
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aux yeux des démocraies américains, une tache indélébile: en vain le noir est affranchi, en vain son sang se mêle à celui des blancs et les générations se succèdent. Le père Uanc ne se reconnaît pas d'enfant mulâtre, et quelque faible, quelque effacée que soit la nuance, l'esclavage a passé par là. Quelquefois le paria est plus blanc que le créole, mais le registre des naissances est là pour dévoiler son origine et rappeler à tous, le stigmate que sa peau dérobe en vain aux regards.
Le maitre ne permet pas qu'on apprenne à lire à son esclave , l'instruction le rapprocherait de lui ; il le relègue dans une ignorance qui le marque au sceau de la servitude ; au théâtre , à l'église , le quarteron a de même sa place marquée ; pour riche et bien vêtu qu'il puisse être, son contact souillerait les blancs; il n'est leur égal ni devant Dieu ni même devant la mort } leurs os ne sauraient se mêler au cimetière. Il est du reste à remarquer que c*est surtout dans les États du Nord, parmi ces philanthropes auxquels l'esclavage inspire de si chaleureux discours que cet odieux préjugé règne dans toute sa force.
L'esprit des Antilles anglaises est à cet égard celui des États-Unis.
Dans les Antilles françaises et espagnoles, le préjugé de couleur, quoique moindre qu'aux États-Unis, se fait sentir néanmoins assez pour qu'il soit impossible à un homme de couleur riche , élevé en France ou en Espagne, distingué par la position qu'il s'est faite ou par sou talent , de se faire admettre , je ne dirai pas dans la société, mais môme à la table de
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l'auberge, à un meeting ou dans un cercle. J'en pourrais citer de nombreux exemples, si je ne craignais de nuire à des gens que mes réticences ne couvriraient peai-étre pas assez.
Dans les colonies de Bourbon et de Maurice il y a beaucoup moins d'intolérance; les mulâtres n'y font pas partie de la société et je crois qu'on fait bien de tes en exclure ; mais leurs descendants , dès qu'ils se montrent en tout les égaux des blancs, ne sont pas moins bien vus que ces derniers.
Dans les colonies portugaises, enfin, tout au con* traire des autres colonies , il ne semble exister aucun préjugé de couleur : le maître épouse son esclave ou son affranchie ; les enfants nés de cette union portent son nom , héritent de ses droits , de ses titres , de la considération dont lui*méme pouvait jouir^
Il suffit de visiter les lies du Cap-Yert, la côte d'Angola , celle de Mozambique , pour savoir ce qui résulte de ce mélange ; les noirs étant nombreux et les blancs ne Tétant guère, la race acquiert de jour en jour une couleur plus foncée , et sous des noms irréprochables, souvent sous l'uniforme et Tépaulette, toujours décorés du titre de Portugais , on voit apparaître des nègres crépus , bégayant un patois incomprâiensible et dont il est difficile de s'expliquer que les aïeux aient bu l'eau du Tage, été les soldats de Yasco de Gama et les camarades de Camoëns,
Il en est à peu près de môme au Brésil. Cependant l'élément blanc y compensant à peu près l'élément noir^ et les femmes noires peu recherchées par la culture y étant très-rares, le sang y est moins mêlé
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qu'en Afrique et ne Test presque pas dans les villes, où domine naturellement la population blanche.
Néanmoins le Brésil a des officiers, des prêtres, des avocâls, des employés de toutes les couleurs, depuis jle noir de fumée jusqu'au café au lait et au blanc le plus pur. Les familles blanches ne sont pas toutes sans quelque nuance, et le Portugal lui-même n'est pas, à cet égard , à Tabri de toute critique.
Je rapporterai ici un fait qui n'est pas sans intérêt, en ce qu'il montre combien est souvent plus grande qu'on ne le croit la tolérance des Portugais et en ce qu'il indique en même temps la manière dont les mulàtres ont commencé à se mêler à la société blanche dans le nord du Brésil.
Il y a plusieurs années que les négociants de Bahia et les planteurs des environs de cette ville ayant reçu de nombreux chargements d'esclaves de la côte de Guinée , presque tous musulmans , leur permirent d'é* lever près de la ville une sorte de mosquée où on les laissait se réunir pour la prière du vendredi.
Comme il eût été facile de le prévoir, la mosquée ne tarda pas à dégénérer en club; elle devint le centre d'une vaste conjuration , qui ne tarda pas à étendre sur toutes les habitations des ramifications pui^ santés. Tout se préparait pour un soulèvement, les , blancs étaient pleins de sécurité, le secret parfaitement gardé, et déjà un jour avait été pris pour marcher sur la ville. On avait fait choix d'un dimanche, à l'heure où tous les blancs se trouveraient dans les églises; on en ferait garder les portes; le feu serait
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mis à la ville, les maîtres égorgés et le butin partagé.
La veille du jour fixé pour Texécution de ce formidable complot, un noir, esclave d'un avocat mulâtre , et très-dévoué à son maître , chercha , d'une manière indirecte , à le déterminer à quitter la ville. LemuIÀtre eut quelques soupçons , interrogea le noir, qui ne fit que des réponses évasives ; mais , comprenant déjà une partie du péril , il fut de suite , et en secret, éveiller l'attention de l'aulorité. Quelques esclaves, arrêtés sans bruit , furent mis à la torture et firent des révélations , en pré^sence desquelles aucune hésitation n'était plus permise.
L'autorité prit ses mesures en silence ; on avertit oflBcieusement les habitants de se tenir prêts à toute éventualité et l'on attendit. Le lendemain matin , les noirs, pleins de confiance, se présentèrent devant la ville; mais au lieu du pillage facile qu'ils avaient rêvé , ils trouvèrent une armée prête à se défendre. La mitraille les rompit, leur déroute commença et les habitants, lancés à leur poursuite, achevèrent leur défaite , en en tuant un grand nombre. La révolte était écrasée, la province sauvée; quelques jours après, tout était rentré dans l'ordre et les habitations avaient repris le travail.
Dans l'ivresse du triomphe, l'homme qui venait de sauver Bahia ne pouvait être oublié; on lui fit des ovations, chacun voulut le connaître, il fut nommé procureur général , et toutes les maisons lui furent ouvertes. Il y mena sans doute d'autres mulâtres ; un plus grand nombre s'y introduisit à l'abri de son nom , de sa popularité, et , à dater de ce jour,
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les BâloDS de Bahia ne farent plos fermés à cette classe de la société brésilienne.
Les châtiments infligés par les planteurs à leurs noirs sont de diverses natures : le fouet, le supplice appdé les quatre piquets , sont les plus communs; viennent ensuite la privation du samedi ^ la tâche ex<« eessive, les fers, la ration réduite, le cachot, etc., etc*
Une punition que les noirs redoutent beaucoup est le cachot; on les y enferme pour la nuit. Cette séquestration arrête en effet les intrigues amoureuses liées par eux, soit sur Thabitation, soit môme assez souvent à des distances considérables.
On conçoit , du reste , que la nature et la gravité des châtiments dépendent de la douceur on de la cruauté du maître ; il y a des hommes féroces don l'esprit s'occupe sans relâche à imaginer de nouvelles tortures ; les esclaves n'entendent qu'avec effroi prononcer leurs noms , et la plus grande menace qu'on puisse leur faire est toujours de leur dire : Je vais te vendre à un tel.
Quant à la justice de ces châtiments en elle-même, il n'y a qu'une chose à répondre : c'est qu'ils sont la conséquence nécessaire , inévitable de l'esclavage, et que dès lors l'esclavage seul peut être mis en cause.
On sait, en effet, la répulsion que le plus mince travail inspiie aux races africaines; leur nature est indolente et paresseuse ; l'idéal , pour le noir , est de s'étendre au soleil et de regarder passer les nuages.
Aucun homme, du reste, n'est porté naturelle* ment an travail ; il s'en acquitte sans trop de peine
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dès qu'il en doit recueillir tous les Truits. S'il ne peut espérer que des gages , il y met moins de bonne vo^ lonté; mais dès qu'on prétend lui imposer une tÀche dont un autre profitera , qui ne doit lui valoir aucun salaire, cette tâche lui devient odieuse et la terreur seule peut le contraindre à s'en acquitter. II faudrait être insensé pour croire que de bons traitements, des paroles bienveillantes suffisent à faire travailler un esclave. Le travail qu'on lui confie ji'est pas pour lui un devoir moral , on ne peut pas croire qu'il s'en acquitte par complaisance : la contrainte seule peut en arriver là. Aussi, lorsque j'entends parler d'encouragements et de récompenses prodigués aux noirs par leurs maîtres , je me rappelle involontairement cette dame américaine qui, le plus naïvement du inonde, disait à Mrs. Trollope : Quant à moi, j'ai adopté le système des punitions et des récompenses. Un esclave a«t-il travaillé négligemment durant le jour, comme punition je le fais fouetter le soir. A*t-il, au contraire, travaillé avec ardeur , on ne le fouette pas, et c'est la récompense que je lui accorde.
Pour échapper au travail , les noirs des différentes colonies ont recours à toutes sortes de ruses, et lorsqu'ils les voient échouer , il en est qui n'hésitent pas à B'inoculer de graves maladies, à s'estropier, à se priver de la vue. Ceux du Brésil laissent pénétrer et s'établir sous la plante de leur pied un ver , appelé dans le pays bicho do p^(chique) , qui bien tôt y pullule et ronge le tissu sous-cutané. Il est alors très- difficile d'en débarrasser l'esclave, pour lequel tout mouvement de la partie malade est devenu impossible. Pres-
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que tous les esclaves sont adonnés à Tivrogoerie et ne manquent pas de s'y livrer chaque fois qu'ils en trouvent Toccasion ; quelques-uns cherchent aussi à se détruire : le poison est le moyen le plus souvent mis en usage. Ceux du Brésil mangent une terre chargée de sels métalliques très-vénéneux. On met une sorte de muselière ou masque de fer à ceux chez lesqnds on reconnaît cette fatale disposition. J'ai entendu dire que d'autres avalaient leur langue ; n'ayant vu aucun exemple de ce fait , je n'oserais affirmer qu'il soit vrai. Quant à ceux qui refusent toute nourriture, il est facile de vaincre leur obstination , au moym de l'instrument qu'emploient à cet usage les négriers.
Le marronnage ou la désertion des esclaves existe dans toutes les colonies , mais ne se présente sur une grande échelle que dans les contrées oii de grandes forêts y de vastes déserts , de hautes montagnes offrent aux fugitifs un asile , un refuge assuré contre les poursuites de leurs maîtres. Une communauté se forme alors, un ou plusieurs chefs sont choisis, des postes de surveillance donnent l'éveil en cas d'attaque ; au besoin , des signaux par le feu et la fumée annoncent l'approche des troupes ou celle des voyageurs. Si ces derniers sont des créoles , ils sont rarement épargnés. Les Européens, comme je l'ai éprouvé par moi-même , ont, au contraire, peu de chose à redouter de ces hommes, que le désir de la vengeance anime plus que celui du pillage.
Le lieu où se réfugient les noirs marrons devient le centre de tous les complots tramés contre les planteurs ; des relations fréquentes sont entretenues avec
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les habitations ; la bando se recrute ainsi joameller ment, évente les attaques et menace constamment les colons.
Lorsqu'un petit nombre de noirs , séparés les uns des autres , vivent seuls dans le marronnage , on en vient facilement à bout. De véritables chasseurs s'élan* cent à leur recherche , de gros chiens sont dressés à les prendre ; une somme assez forte étant le prix de leur capture, ceUe chasse devint une industrie, et ceux qui s*y livrent habituellement forment une sorte de corporation, de troupe militaire, de gendarmerie coloniale , dont les capitâos do matto du Brésil offrent le plus remarquable exemple.
Je n'ai parlé encore que d^s moyens employés par les noirs pour se soustraire au travail , mais les mau* vais traitements auxquels on les soumet , le mépris ayec lequel on les regarde amènent souvent de leur part de terribles représailles. Je ne m'étendrai pas longuement sur ce sujet , mais je me crois obligé d'en dire quelques mots en passant.
La vengeance du blanc est prompte et brutale; rarement il la combine et la prépare. Celle du noir, au contraire , est lente et ingénieuse : c'est une idée fixe, un plan longtemps étudié, médité, mûri. Le poison en est l'arme ordinaire , mais l'esclave n^em? poisonne pas le mattre qu'il veut atteindre. Ce moyen vulgaire ne lui permettrait pas de savourer sa ven* geance : cette vengeance décime d'abord les trou-^ peaux qu'il garde, ou fait périr ses compagnons d'esclavage; elle se glisse bientôt dans la famille du planteur; ses enfants meurent; un poison subtil,
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infaillible, sème autour du maître la désolation et la mort. En vain il cherche le coupable, aucun indice ne le met sur la voie. Il appelle la torture à son aide et n'en arrache pas de réponse. En proie au plus affreux désespoir, aucun supplice ne peut se comparer à celui que cette main invisible lui inflige.
L'incendie, la révolte, le massacre des blancs ne sont ni des périls imaginaii*es , ni des événements rares; il n'est pas de colonie qui ne puisse citer un grand nombre de pareilles épreuves.
Quant au vol , à Tespionnage , à la calomnie , ce triple fléau est un fruit naturel de l'esclavage. Il n'y a pas dans les colonies de secrets de famille qui ne retentisse dans les carrefours, et de réputation que la méchanceté ne souille ou ne détruise.
L'esclavage colonial démoralise ainsi à la fois celui qui le subit et celui qui l'impose. Le premier , voué au dédain , à l'insulte, au fouet, perd le respect de lui-même. Quant au second, rien ne résiste à ses caprices, personne n'ose le reprendre ou le blâmer; sa conscience s'endort et la pitié s'enfuit de son âme.
C'est en vain que l'on fait des lois pour régler l'esclavage colonial, chacun les élude ou les viole, et l'esclave n'ose se plaindre, car la justice est loin; si elle le venge aujourd'hui , elle ne le défendra pas demain , tandis que le maître est là et que le lendemain est à lui.
D'ailleui-s , le magistrat colonial adopte nécessaire* ment les idées du pays; ami des planteurs, il craint de les trahir , il ferme les yeux et retient sa langue.
TRAITE ET ESCLAVAGE AMÉRICAINS. 8Si
Mais à ce mal il n'y a point de remède. Il faut choisir entre le maintien de Tesclavage actuel dans toute sa rigueur et la destruction plus ou moins prochaine de la race blanche dans les colonies.
L'asservissement d'une portion de la race humaine est, en effet , un de ces crimes qui ne se réparent pas.
On voudrait revenir sur ses pas, mais derrière la réparation marche le châtiment. Vous pouvez dire à l'esclave : Tu es libre ; il répondra : C'est bien , mais je ne suis pas vengé. Vous m'avez fait attaquer, saisir, enchaîner et vendre; vous m'avez acheté. J'ai arrosé vos champs de mes sueurs et rougi vos fouets de mon sang, et vous venez aujourd'hui, timorés ou contraints, me rendre cette tardive justice de me dire tu es libre. Cette terre que j'ai labourée est à moi; cette maison , dont j'ai porté les pierres , est à moi ; votre sang même est à moi , car vous avez versé le mien. Vous reconnaissez aujourd'hui que vous n'avez plus de droits sur ma personne ; en aviez-vous donc hier, ou y a-t-il deux justices? Si vous n'aviez pas hier le droit de me contraindre au travail, payez-moi donc mes gages arriérés et indemnisez-moi , ou que le nombre et l'audace en décident.
Voilà ce que l'esclave pense, s'il ne sait pas le dire.
Sa nature sauvage, son cœur aigri, son esprit grossier appellent le meurtre , l'incendie , le pillage. Dans les fers, il se courbe, il tremble, il se contient; libre, il se redresse, il menace, il attaque.
Si vous avez les armes , il a pour lui le nombre ;
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la plupart des oolonîes ne compteiit pas un blanc pour éiix noirs.
Vous av«c des fusils et des canons pour vous défendre ; iU des torglies el I0 poisop poMr vous ruiner et vpwR détruire.
Cçtte arprà^ repitQ npie parce quç S9 couleur la sépare de vous mieux qu'un uniforme ou qu'un drapeau,
Rçlisç^ rhistoire de Sain(*Dpminguei jete« les yeui^ SHr cette piiFOdie honteuse qui ^'y joue et voua corn* prendre^; 1q ^ort qnQ la philanthropie a fait eux Antillesy çt vpus çrQir^ peutTÔtre alors qu'il est des crimes dpat on doit retarder )a répars^lion , dans lesquels il faut 8*§QdQrmir » parce qi|e la réparation amèue la veqgefipce et le réveil la mort. I^ cripe est grandi loais la réparation est grosse de plus grands crimes encore.
BZPilCATIOI M LA FUHCII Z.
Dans le fond, le DJebei-Haraia;
A la droite du spectateur , le village de Haraia et le défilé de ce nom ; une caravane, venant de Lobeidh, le traverse; les chameaux sont chargés de gomme enveloppée dans des peanx de bœuf;
Sur les premiers plans , à la gauche du spectateur, un arbre arraché et renversé par le vent tourne ses racines vers le ciel; un peu en avant de cet arbre , un djellab a fait dresser sa tente, die est entourée de couffes de gomme qui en forment l'enceinte ; près de l'entrée de cette enceinte , un esclave place une demi -charge dMvoire;
Vers le mltleu du dessin , un djellab et un esclave sont occupés à décharger un chameau qui porte de l'ivoire ;
A leur gauche, le chef du DJebel-Haraza , suivi de deux de ses serviteurs, vient offrir aux djellabs de leur vendre l'eau dont ils ont besoin ;
A la gauche enfin do ces personnages , on remarque deux arbustes : l'un est environné, jusqu'à ses premières ramifications, par le travail des fourmis blanches (arda) qui en dévorent le tronc; l'autre, d^à rongé par les mêmes fourmis , s'est brisé sons le poids de ses branches on sous l'action du vent qui bientôt en entraînera plus loin les débris.