CLARY
Clary fait une révérence profonde , et va se ranger f les yeux baissés , à coté de' sa mère* Valcou RT, courant à elle.
La voici, la voici . . . Celle dont les yeux lancent des traits toujours sûrs et vainqueurs. Quelle florissante jeunesse ! quel éclat ! — Eh bien , Major ? «-k elle me paroît encore embellie. C'est ma présence. — Vois , qu'elle est aimable 1 la rougeur monte sur son front.... et cette belle main, si douce, ( Il veut lui baiser la main. ) Il faut qu'elle conn^oisse tout le feu de mon cœur,
Glary, retirant sa main avec dignité y maïs
froidement.
Monsieur, réservez pour d autres... Je vous prie.»,
Mad. L u z E R F.
I Monsieur , un peu de retenue.
Sx. F R A N c.
Mon ami , songes que tu représentes la nation, et que tu la calomnierais chez l'étranger. Tu dois. • «
ai LE DÉSERTEUR,
Valcourt.
L'adorer.— Vénus et ramour même, n'ont ja— ma^is été si séduisans. Les doux rayons qui partent de ses yeux, que je juge tendres à travers leur fierté , subjugueroient dignement le plus brave ofEcier de l'armée : lui... ou moi. — On vous destine un mari» Quel homme est-ce ?X^n bourgeois, sans doute? Un Allemand î Un Allemand î Je serois presque jaloux » 6Î je n'étois pas ce que je suis.
St. F R A N c.
Quel verbiage! Eh, mon ami, viens, et laissons cette honnête famille. .— C'est asseï déraisonner,
Valcourt.
Que tu es fâcheux 1
St. F r à *4 c , voulant V emmener.
Viens , te dis- je : le tems est cher.
Valcourt.
Êkl vraiment oui: je puis être tué demain, le Cems est cher. Un militaire ne doit pas soupirer comme un bourgeois.
St. Franc.
Valcourt, tu me suivras , ou parbleu , je me fâcherai. ( // (entraine. ) Valcourt, cédant à St. Franc»
Adieu donc, la belle, on m'enlève.