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reau de haut en bas. La pointe de terrein marquée g est avancée de manière à se trouver sur une verticale qui coupera la largeur du carreau à sa grande moitié de la droite à la gauche de l'observateur. On dessine donc ce terrein de manière à ce que la pointe g corresponde à la grande moitié de la largeur du carreau. La tour se voit un peu au-dessous de la première bande de bois qui sépare les carreaux : on marque cette position par un point sur le papier. On trouve sur le portecrayon Ja hauteur de la tour marquée par cd, en la comparant avec la hauteur du second carreau.
Quant à sa position, elle paraît toucher le côté droit du battant de la fenêtre. La place et la hauteur de la tour étant ainsi trouvées, pour la dessiner d’äprès nature, telle qu'on.Ja voit, on emploie les mêmes moyens que pour le verre de la planche 4, figure 5.
Les hauteurs des montagnes! et les maisons qui se voient au-delà, se trouvent en cherchant leur place dans le carreau pamilequel'on les voit et en comparant leur hauteur ou largeur avec les dimensions correspondantes du carreau, comme on a fait pour la tour.
Si la fenêtre est ouverte, on opère de la manière suivante. On suppose l'observateur ayant devant les yeux un monument semblable à celui qui est marqué ici «b et que l’on voit par le côté ouvert de la fenêtre. Tenant le porte-crayon horizontalement (voyez planche », figure 11), de manière à ce qu'il soit de niveau avec le point & de ce monument qui en est le point paraissant descendre le plus bas, on voit à quelle hauteur de la fenêtre correspond ce point a. Le point & correspond ici au quart de la hauteur du premier carreau de ce côté, ce quart étant pris de haut en bas. On marque ce point sur le dessin, au quart de la hauteur du carreau, quart pris de haut en bas, et de ce point on tire une ligne horizontale. On trouve, par comparaison, la distance du point & au côté JM: c'est ici Ea égale à la petite moitié de la largeur totale de J en G. Le point & étant trouvé, on aura la hauteur ab du monument en la comparant à la hauteur d’un carreau. On aura ici la hauteur ab égale aux trois quarts de JS, hauteur du premier carreau. On trouve de même la hauteur be, comparée à ab dont elle est la moitié, et l’on achève le dessin du bâtiment soutenant la tour, comme on a dessiné la boîte de la planche 3, figure 12. La tour ou clocher se dessine comme la bouteille de la planche 4, figure 10. Les montagnes qui sont au-delà se trouvent en les comparant à la hauteur totale de la fenêtre, ou à celle des carreaux, en prenant ces hauteurs à l'endroit qui paraît le plus rapproché de ces montagnes, par exemple sur les côtés JS, SR, RM.
Dessiner d'après nature un paysage en plein champ.
Il arrive souvent que l’on prenne pour tableau à dessiner l’ensemble que l’on aperçoit entre deux arbres, et l’on commence par se donner alors la largeur représentant celle qui est comprise entre ces deux arbres, sur l'un desquels on prendra ses mesures comme on les prenait, dans les applications précédentes, sur l'un des côtés de la fenêtre. S'il y a sur l'un des côtés du premier plan du tableau un arbre seul, sun rocher, etc., on commence par dessiner cet objet, après avoir comparé sa plus grande dimension avec la largeur que l’on s’est donnée pour lé tableau entier. Ensuite on trouve les différens plans, arbres, monumens, en les comparant avec le premier arbre ou rocher, en opérant comme pour les différens plans de la figure 1 de cette planche 8, vue sur les côtés de la fenûtre.
Nous supposerons maintenant que l'on ne trouve sur le premier plan. aucun objet qui puisse donner les facilités dont nous venons de parler. Ayant alors devant les yeux une grande étendue de pays, les commencçans sont assez embarrassés pour choisir le tableau qu'il s'agira dé représenter, ne pouvant pas dessiner tout l’espace qui s'offre à leurs regards. Il importe alors de bien déterminer ce choix par les moyens très faciles que nous allons indiquer.
On se rend compte de la portion de paysage qui offre le plus d'intérêt, en observant que, selon les règles de la perspective, on ne peut représenter que l’ensemble des objets que l’on peut voir sans tourner les yeux. 11 suffit d’un petit papier ou carton, de deux ou trois pouces de largeur, au milieu duquel on pratique une ouverture de deux lignes en carré, et que l’on tient très près d'un œil, l'autre œil étant fermé. Tout ce que vous pouvez apercevoir par cette ouverture, vous pouvez le comprendre dans votre tableau, let vous voyez déjà quels seront vos premiers plans, les côtés du tableau, ete. Il est bien entendu qu'après avoir usé de ce moyen pour déterminer les limites de votre tableau, il n’est plus nécessaire de continuer à regarder par cette ouverture. On pourrait suppléer à cette ouverture, en formant avec la main presque fermée une sorte de lunette. Enfin, pour plus d’exactitude, on pourra recourir à l'appareil ou instrument de l'invention de mon père, dont
nous ayons parlé dans notre Traité de la Perspective simplifiée et dont nous répéterons ici la description.
Cet instrument servant en même temps à choisir l’espace que l’on prendra pour le tableau, et à déterminer le Point de vue, se trouve ici représenté par la figure,3 de la planche 8. Voici la manière de s’en servir. Tenant l'instrument avec le pouce et l’index Sur la branche A, de manière à ce que l'instrument soit d'aplomb, on applique l'œil à la petite ouverture C. Les extrémités & et d des petites branches placées au point B de l'instrument donneront les limites du tableau que l'on aura choisi. On promène cet instrument sur le paysage qu'on a sous les yeux,'en tenant toujours un œil appliqué à l'ouverture G et l’autre œil fermé. On s'arrête à l'endroit qui présente l'ensemble le plus agréable et l'on prend pour tableau l’espace qui se trouve compris entre les extrémités a et à des petites branches.
On doit se rappeler que nous avons dit, page 19 (Dessiner une boite d'après nature) , et page
( Dessiner un paysage d'après nature), qu'il fallait s'éloigner à deux ou trois fois la plus grande dimension du tableau à représenter. Dans le paysage, c'est presque toujours la largeur qui sera la plus grande dimension. On remarquera que dans l'instrument que nous décrivons le diamètre ab qui détermine la largeur du tableau est moitié de EF, longueur de l'instrument. On n'aura donc pas besoin de chercher à s'éloigner à deux fois la largeur du tableau. En effet, le diamètre ab étant égal à.la moitié de la distance comprise entre l'œil et ce diamètre, la largeur et le premier plan sont déterminés par ce diamètre ab, et la distance qu'il y a de l'œil à ce premier plan se trouve précisément le double de la largeur du tableau vu de a en 2.
On remarquera en outre, au-dessus des branches dont on vient de parler et exactement en face de l'ouverture €, une autre petite ouverture, par laquelle on voit encore le tableau et qui donne la place de Point de. vue. Par exemple, si l’on a sous les yeux un bâtiment, le point de ce bâtiment qui se trouvera vis-à-vis du centre de cette ouverture sera le Point de vue, et toutes les lignes fayantes des objets qui font angle droit avec le tableau devront concourir à ce point.
Nous supposons done que l'observateur a sous les yeux le paysage représenté ici (pl:8) par la fig. 2.
On se donne sur le papier une ligne horizontale qui formera la base du tableau ou la ligne de terre, représentée ici par la ligne AB. Ensuite, avec le porte-crayon, on compare toute la hauteur depuis la ligne où commence le tableau que l'on a choisi jusqu’au sommet de l'arbre, avec la largeur totale. Ici, la hauteur HG égale le grand tiers ou les deux cinquièmes de la largeur AB. On prend donc, sur le papier, une hauteur égale aux deux cinquièmes de toute la largeur. On compare encore la distance comprise entre la ligne de terre et la base du monticule ; avec toute la hauteur jusqu’au sommet dé l'arbre. Ici HC égale à-peu-près le septième de toute cette hauteur. On compare la haule le petit tiers de CF. On compare aussi
teur de ce montieule à la hauteur de l'arbre. Ici CG ég; la hauteur du tronc avec la hauteur totale de l'arbre. On compare encoré toutes les largeurs avec les hauteurs que l’on, vient de trouver, et la hauteur du petit tertre représenté ici par DIEJ avec la hauteur di monticule CG.
Ce premier plan étant trouvé, on aura facilement les autres. Le premier plan se compose des
objets qui se trouvent sur la première ligne du tableau, et qui sont les plus rapprochés de l'obser Le second plan se compose
teur, par exemple, sur un théâtre, la première rangée de décoration
des objets qui viennent immédiatement après les premiers, comme ici la rivière. Au troisième plan se trouve ici le bâtiment, et au quatrième la grande montagne surmontée d’un bâtiment. Les autres montagnes donnent un cinquième plan, un sixième, un septième, etc. Le second plan n'étant occupé ici que par la rivière, nous chercheronsle troisième. Tenant le porte-crayon horizontalement (planche 3, figure 11), de manière à ce qu'il cache un point du commencement du bord de l’eau représenté ici par L, on voit en même temps à quelle hauteur le porte-crayon vient couper le monticule représenté ici par CG. Ici, L venant couper le monticule en un point R, moitié de la hauteur CG, on marquera sur le papier un point au milieu de la hauteur du monticule. Ici, le rivage qui forme le commencement du premier plan présente une ligne fuyante, depuis le commencement représenté
par L jusqu'à l’autre extrémité représentée par P. Mais nous avons déjà le point L et nous trouverons le point P, en tenant encore le porte-crayon horizontalement, etnous verrons à quelle hauteur ce point se trouve comparativement à l'arbre. Cette hauteur trouvée, il faut chercher la distance de ce point à l'arbre, en comparant encore cette distance avec la hauteur de l'arbre. Ici, l'espace compris entre le tronc de l':
bre et le point P.égale la moitié de la hauteur de l'arbre. Le point P étant trouvé, dans le sens de la hauteur et de la largeur, on tire une ligne du point représenté par L au point représenté par P. Toujours, avec le portescrayon horizontal, on cherche si la pointe du toit représenté par N paraît plus haute ou plus basse que le sommet de l'arbre. Le point N se trouve ici précisément à la hauteur du point F sommet de l'arbre. On compare tout ce que l’on voit du murreprésenté par ST avec toute la largeur du tableau ou avec la hauteur du bâtiment. On compare encore la distance qui se trouve entre le rivage et la base du bâtiment, avec la hauteur de ce bâtiment. La place et la hauteur du bâtiment étant trouvées, on compare encore la largeur avec la-hauteur, et l'on dessine comme dans les applications de la planche 4, le verre (fig. 5), la bouteille ou le clocher (fig. 10 et 18), la tour (fig. 13), ete.
Pour dessiner le bâtiment représenté par ab, on compare la distance comprise entre le premier et le second bâtiment, avec la largeur du premier. La hauteur et toutes les dimensions de. ce second bâtiment se trouvent en les comparant au premier. Les autres bâtimens et les arbres se trouvent également en comparant toutes leurs dimensions avec celles du premier bâtiment.
Pour trouver les différentes montagnes situées derrière ces bâtimens, on peut s’y prendre de plusieurs manières, soit en observant avec le porte-crayon si la montagne la plus élevée paraît plus haute ou plus basse que le bâtiment et l'arbre, soit en comparant, toujours avec le porte-crayon, la hauteur du bâtiment cd avec la plus grande hauteur de la montagne. Il est bien entendu que l'on prend pour terme de comparaison le bâtiment qui se trouve sous le point le plus élevé de la montagne. Un arbre dont la hauteur serait déjà trouvée pourrait servir de même. On observera que c'est toujours en comparant, que l’on trouve tous ces différens objets.
On pourrait aussi rendre les opérations précédentes plus faciles et plus promptes par les moyens suivans :
Le tableau étant choisi et la largeur déterminée, si l’on ne trouve près desoi, sur le premier plan, ni arbre, ni rocher, ni bâtiment, on peut enfoncer dans la terre près de soi un bâton haut de trois ou quatre pieds, et l'on trouvera les différens plans en nivelant sur ce bâton, comme on les a trouvés sur le côté de la fenêtre, représenté par la ligne JM de la figure 1.
On peut encore employer la bande de papier dont on a parlé, page 15. On aura sur ce papier les différens plans et la hauteur des bâtimens.
Les places étant ainsi trouvées, on dessine les bâtimens aussi exactement que possible, en comparant toujours les petites dimensions aux grandes, suivant la méthode que nous avons indiquée. Quant aux arbres, ils exigent une étude particulière. La place, la hauteur et la largeur ne suffisent pas. Au reste, c'est encore en comparant que l’on en trouvera les grandes masses. Un arbre se compose de plusieurs cercles plus ou moins réguliers : chaque masse décrit un cercle. Si l'arbre est plus élevé que l'observateur, chaque masse décrit pour lui un cercle vu en dessous, comme &b, figure 4. Si, au contraire, l'observateur est plus élevé, chaque masse décrit pour l'observateur un cercle vu en dessus, fig. 4 bis. L'étude du feuillé nécessite quelques exercices particuliers.
Il conviendra ensuite de s'occuper des objets qui pourraient se trouver sur le bord de l’eau.
Des reflets dans l'eau.
On peut considérer l'eau tranquille comme un miroir qui nous renvoie fidèlement l'image des objets qui s’y réfléchissent; l’eau étant une surface plane, les reflets s'y trouvent horizontaux.
L'eau étant tranquille, le reflet d'un objet placé sur le bord de l’eau est de même grandeur que l’objet. Ces reflets se troûvent'de la manière suivante.
Supposons ab {planche 8, fig. 5) représentant une ligne de séparation entre la terre et l'eau, et cd représentant un bâton posé verticalement sur le bord de l’eau. Pour trouver le reflet de ce bâton, on abaissera de sa base une perpendiculaire sur laquelle on prendra la ligne ce égale à cd. Dans cette position, la longueur du reflet égale celle de l'objet; la Jargeur du reflet sera aussi égale à celle du bâton.
Si le bâton est penché, comme le bâton g/, du point fon abaisse une perpendiculaire sur laquelle
S'il se trouve, sur le bord de l'eau, des roseaux formant des lignes d’aplomb, leurs reflets se font
on prend la ligne 7 égale à 4, et l'on tire la ligne 34 qui réprésente le reflet du bâton g;
comme. celui du bâton cd; s'ils forment des lignes penchées, ils se font comme le reflet du bäton gf.
Au contraire, lorsque l'eau est agitée, le reflet se trouvera prolongé, quelquefois à l'infini, brisé et indécis, comme le reflet du bâton mn.
Si un objet quelconque, un bâton, par exemple, est penché en arrière, ce bâton est vu en raccourci et le reflet paraît plus petit que le bâton, comme pour le bâton op. Si ce bâton est penché en avant, la même chose a lieu, mais en sens contraire, comme pour le bâton 7s. C’est par la même raison que le reflet d'une montagne dont le côté reflété n’est pas à pic paraît plus petit que la montagne. Au reste, ne nous proposant pas ici d’insister sur les causes de ces phénomènes d'optique *,
mais seulement de diriger dans le dessin d'après nature, nous recommanderons surtout de bien
comparer les dimensions du reflet avec celles de l’objet pour que l’on puisse se rendré compte si le reflet est vu plus ou moins grand que l’objet.
Un objet peut être placé à distance du bord de l'eau, de manière à ce que l'on ne puisse voir qu’une partie du weflet.
Prenons pour exemple la tour ab représentée dans la figure 2. On prolonge les perpendiculaires je, hg, sur lesquelles on prend la ligne ej égale à ef, gl égale à g4. Pour avoir la courbe correspondante à /bh, on prend la ligne am égale à ab, et par les trois points , #2, /, on fait passer la courbe qui termine le reflet. On trouve de la même manière le reflet de la tour ». Ce reflet paraît moins long que le précédent, parce que la tour » est plus éloignée de l’eau que la tour ab. On trouvera aussi le reflet du clocher cd, en abaissant du sommet d, une perpendiculaire sur laquelle on prendra la ligne cp égale à cd. Pour trouver la partie du clocher soutenant le toit, on s’y prendra de la même manière que pour les tours &b et n. Les reflets des arbres se trouvent par les mêmes moyens que ceux des bâtons et des tours. La règle générale est de prendre la hauteur du reflet à partir du pied de l’objet, soit qu'il se trouve sur l'eau, au bord de l’eau ou enfin plus ou moins éloigné de l'eau.
Le reflet de I tour 2», fig. 2, ne pouvant pas se voir tout entier, il suffit de prolonger les deux côtés. On voit très peu du reflet de la porte à cause de la petitesse de cette porte comparativement à la distance qu’il y a du bord de l’eau à la tour.
Si un reflet est interrompu par des langues de terre, comme le reflet du bâton yz, fig. 5, on dessine le reflet de ce bâton comme celui du bâton cd et comme tous les autres reflets : on l'efface ensuite dans les endroits où l'eau est remplacée par le terrein. En employant les moyens indiqués précédemment, on ne doit pas oublier de comparer toujours le reflet avec l’objet dont il provient.
On ne doit pas oublier non plus que, dans les reflets que présentent les objets renversés, les lignes courbes présentent une courbure dans le sens contraire de celles des objets reflétés. Si un arbre se reflète dans l'eau, vous verrez dans le reflet les masses en dessous, comme dans l'arbre ab, fig. 4, et vous verrez les branches qui viennent s'attacher au tronc. Dans le reflet de la porte 727, vous verrez une partie de l'épaisseur du haut de cette porte plus grande que la porte elle-même ne vous la laisse voir : c’est le même effet que si l’on était couché, de manière à voir les objets en dessous.
Les lignes fuyantes qui, dans les objets, concourent au point de vue ou à des points accidentels, lorsqu'elles se trouvent reflétées concourent au même point que dans les objets eux-mêmes.
* Pour plus de détails sur 1
reflets et sur leurs causes, voir notre Traité de la Perspective simplifiée.
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