‹ Le dessin d'après nature et sans maîtreChapitre 33 sur 47 · I. DES YEUX · texte numérisé non relu

I. DES YEUX

On a vu, planche 2, fig. 1 (page 10), la construction de l'intérieur de l'œil, et comment la lumière apporte l'image des objets qui viennent ensuite se peindre au fond de l’œil sur la rétine. Maintenant, nous allons;nous occuper de la construction extérieure de cet organe et de sa position.

Position des yeux:

Les yeux sont placés au-dessous du front dans deux cavités osseuses appelées orbites. Le globe de l'œil est suspendu dans l'orbite par quatre muscles droits et deux obliques; ces muscles en se contractant dirigent les yeux vers les objets qui attirent nos regards. C'est donc le globe de l'œil qui tourne dans l'orbite selon la volonté que nous avons de regarder à droite ou à gauche, en haut où en bas. Le globe de l'œil est plus ou moins enfoncé dans l'orbite : le muscle orbiculaire en couvre une grande partie. La paupière supérieure, lorsqu'elle est baissée, recouvre entièrement ce que l’on voit du globe de l'œil. Les paupières sont deux membranes mobiles, flexibles et si minces que l'œil distingue à travers leur épaisseur le jour d'avec la nuit. Le principal usage des paupières est de soustraire les yeux à l'action continuelle de la lumière. Courbées sur le globe de l'œil, elles prennent la forme de la partie qu’elles recouvrent. Le bord des paupières est garni de cils: céux de la paupière supérieure sont plus longs et plus nombreux que ceux de la paupière inférieure. Le bord des paupières présente une épaisseur où sont attachés les cils. Dans un œil qui regarde en bas ; ou qui regarde l'horizon, c'est l'épaisseur du bord de la paupière inférieure qui est éclairée. Dans cette position, l'épaisseur du bord de la paupière supérieure est entièrement soustraite à la lumière. Si, au contraire, l'œil se dirige en haut, c’est l'épaisseur de la paupière supérieure qui est éclairée, et l'épaisseur du bord de la paupière inférieure qui est dans l'obscurité.

Les parties de l'œil où les paupières se joignent s'appellent angles ou plus communément coins des yeux. Celui qui est près du nez, c’est-à-dire l'angle interne, présente une échancrure arrondie, dont les bords s'unissent en dehors aux bords et épaisseur des paupières : les bords de cet angle sont toujours très éclairés :au fond on aperçoit la saillie rougeñtre de la caroncule lacrymale. Nous appellerons cet angle indifféremment caroncule où angle interne. T'angle externe est celui qui est du côté de l’oreille.

Proportions des yeux

L'ouverture des paupières, d'un angle à l’autre, laisse voir presque tout le diamètre du globe de l'œil.

La prunelle où cornée transparente, occupe ordinairement le grand tiers du diamètre du globe de l'œil. La pupille ou trou de l'œil, occupe le tiers de la prunelle : voyez planche 17, fig. 1. Lorsqu'un œil est vu de face, le globe de l'œil, et par conséquent sa prunelle, sont, par rapport à l'observateur, dans la position de celui qui est représenté ici, fig. 2, par & b ce, et la prunelle est représentée ici par la prunelle & qui est vue de face.

Nous avons supposé ici, fig. 2, le globe d’un œil vu dans différentes positions. Le globe de Pœil étant sphérique, dans quelque position qu’on le mette il aura toujours la figure d’une boule: mais la prunelle, qui est sur la surface, subit un raccourci. Or, si nous supposons l'œil vu de face, la pru-

nelle «& sera celle de cet œil. Si nous retournons ensuite l'œil de manière à ce qu'il soit vu de profil, la prunelle deviendra la prunelle c. Dans cette position, on n'en voit que la moitié. Maintenant, si l'œil tourne un peu de notre côté, on le verra de trois quarts ; alors la prunelle, au lieu de paraître ronde, devient une ellipse ou un cercle vu en perspective. La prunelle d sera celle de cet oil. Regarde-t-il en haut, c'est la prunelle e, qu'il faut conserver. La prunelle à appartient à un œil vu de profil-perdu : alors on ne voit pas la pupille où trou de l'œil. Ordinairement le bord de la paupière supérieure recouvre un peu le haut de la prunelle dont le bas touche le bord de la paupière inférieure. Il en résulte que l'ouverture de l'œil prise verticalement ést plus petite que le diamètre de la prunelle. Plus la prunelle est recouverte par la paupière supérieure, plus le regard est doux, et lorsqu'elle est entièrement découverte, l'œil a l'air hardi et en colère. Ici, fig. 1, a b est plus petit que c d.

Si l'œil est vu de profil, le globe de l'œil est, par rapport à l'observateur, dans la position de celui qui est représenté ici par la figure 3. Dans cette position, l'angle extérne ou la réunion des paupières se trouve au point /, centre du globe de l'œil. L'œil étant vu de profil, et regardant droit devant lui, l’ouverture, représentée par p me, hauteur de la prunelle, est égale à g /: de même que dans l'œil vu de face, il doit ÿ avoir un peu du haut de la prunelle caché par la paupière supérieure. La pupille occupe le tiers de la hauteur de la prunelle. Dans un œil de profil ou de trois quarts, l'épaisseur de la paupière se fait sentir sur le globe de l'œil. Ici, fig. 3, on voit, sur le globe de l'œil, l'épaisseur de la paupière représentée par l'espace »2 7. Si le trait qui dessine le contour de la paupière était sur le trait qui dessine le contour du globe, cette épaisseur ne serait pas sentie:la même chose a lieu pour la paupière inférieure: Or, lorsque l'on commence à dessiner, pour se rendre compte de ces épaisseurs, on doit indiquer le globe de l'œil avec un trait léger, comme nous l'avons indiqué à tous les yeux qui sont représentés dans cette planche, et, lorsque l'œil est dessiné, on efface de ce globe ce qui ne doit pas être vu.

Dans l'œil vu de face cette épaisseur est vue en raccourci. Les cils qui s'attachent à ces épaisseurs prennent la direction du centre de l'œil. Ici, fig. 4, ils concourent tous au point Z. Les cils de la paupière supérieure sont courbés vers le haut et ceux de la paupière inférieure vers le bas. ë

Proportions comparées de l'œil vu dans des positions différentes.

La figure 7 représente un œil vu de face. Si l’on divise le diamètre du globe de cet œil, pris horizontalement, en quatre parties égales, et que, par ces points de division, on fasse passer des lignes perpendiculaires à ce diamètre du globe de l'œil, ensuite, qu'entre les verticales CA, DB, on dessine des yeux dans différentes positions et d'un diamètre égal au premier, on verra que la largeur de l'œil vu de profil est justement la moitié de la largeur de l'œil vu de face. Car a b, fig. 4, est justement la moitié du diamètre / A de la fig. 7. Le diamètre c d de l'œil, vu de petit trois quarts, fig. 5, n'occupe pas tout-à-fait les trois quarts du diamètre / À, fig. 7 : le diamètre fg de l'œil, vu de trois quarts régulier, fig. 6, occupe juste les trois quarts du diamètre / X, fig. 7, et le diamètre X »:, de l'œil vu de profil perdu, fig. 8, et qui par conséquent doit paraître plus petit que l'œil vu de profil, est égal au quart du diamètre ZA de l'œil vu de face, fig. 7, et à la moitié du diamètre de l'œil vu de profil, fig. 4. |

Lorsque l'œil est vu de face, la prunelle et la pupille sont vues géométralement, et présentent la figure d’un petit cercle inscrit dans un plus grand: mais, dès que l'œil est vu un peu de trois quarts, la prunelle et la pupille paraissent plus étroites, quoique toujours aussi longues, et commencent à prendre la forme d'une ellipse. La figure 5 représente un œil vu de petit trois quarts: dans cette position la prunelle semble beaucoup plus à gauche; la pupille, au lieu de paraître au milieu de la prunelle, comme elle y est réellement, paraît aussi plus à gauche. On voit, à droite, beaucoup plus du blanc ou globe de l'œil, et à gauche on n’en voit pas; car la prunelle semble toucher la caroncule que l'on commence à apercevoir, et l'épaisseur du bord des paupières paraît de côté beaucoup plus large que dans l'œil

vu de profil ou de face. L'ouverture de cet œil (nous supposons qu'il regarde droit devant lui) est déterminée par la hauteur de la prunelle dont la paupière couvre un peu le haut. Dans cette position, les cils se dirigent vers un point 7 qui paraît à l'extérieur plus haut et plus à droite que le centre de la circonférence qui détermine le contour du globe de l'œil. Dans la nature, les cils se dirigent tous véritablement au centre du globe de l'œil, mais lorsqu'on imite la nature par le dessin, on ne s'occupe que des surfaces. Or, ce point de concours des cils paraît changer de place, selon la position de l'œil par rapport à l’observateur.

La figure 6 représente un œil vu de trois quarts régulier. Dans cette position, la prunelle paraît moins de côté que dans l’œil vu de petit trois quarts, mais pas encore tout-à-fait au milieu. La prunelle et la pupille ne paraissent pas encore tout-à-fait rondes : la caroncule s'aperçoit davantage, et, du petit côté, on voit encore une grande partie de l'épaisseur du bord de la paupière supérieure.

Vient ensuite l'œil vu de profil perdu. La prunelle est tellement en raccourci qu'on la voit à peine et, par conséquent, on ne voit plus la pupille. La figure 13 sert à démontrer clairement encore la position de cet œil vu de profil perdu ; l'œil, et par conséquent la tête, sont tellement tournés que, si l'on voyait le globe de l'œil entier, on verrait l’attache du nerf optique. Or, il résulte de cette position que 1° Ja largeur du globe de l'œil vu de profil, c’est-à-dire « b, fig. 4, est égale à la moitié de la largeur du nez, ou au quart d’une partie : ici, AB représente la largeur du nez qui appartiendrait à ces yeux, ou la moitié d’une partie; 2° la largeur du globe de l'œil, vu de petit trois quarts, c’est-à-dire cd, fig. 5, est égale à la grande moitié de la largeur du nez; 3° le globe de l'œil, vu de trois quarts régulier, c’està-dire fg, fig. 6, est égal aux trois quarts de la largeur du nez; 4° la largeur du globe de l'œil, vu de face, c'est-à-dire / , fig. 7, est égale à toute la largeur du nez; 5° le globe de l'œil, vu de profil perdu, c’est-à-dire le diamètre # me, est égal au quart de la largeur du nez ou d’une partie. On doit se rappeler que la largeur du nez, vu de profil, de face ou de trois quarts, est toujours égale à la moitié de sa hauteur ou à la moitié d’une partie.

Les figures 9, 10, 11 et 12, représentent des yeux qui regardent en haut. Dans cette position, c’est le muscle situé à la partie supérieure du globe de l'œil, qui, en se contractant, le fait tourner: il en résulte que la prunelle qui serait au milieu de l'ouverture de l'œil, si cet œil regardait en face, se trouve en haut, et plus le muscle se contracte, par conséquent plus le globe tourne pour regarder en haut, plus le haut de la prunelle se trouve cachée par la paupière supérieure. On voit beaucoup moins de la prunelle dans la fig. 12, l'œil regardant tout-à-fait en haut, que dans celui de la figure 10, dont le regard se porte plus bas. Dans cette position, la paupière supérieure paraît très arquée et la paupière inférieure presque droite: il en résulte que l’on voit beaucoup de l'épaisseur du bord de la paupière supérieure qui est vue en dessous, et moins de la paupière inférieure, surtout dans l'œil vu de face. Les figures 14, 15, 16, représentent des yeux qui regardent en bas. Le muscle situé à la partie inférieure du globe de l'œil se contracte et fait tourner le globe de l'œil sur luimême, de manière à ce que la prunelle se trouve dirigée vers la terre. La paupière inférieure est mobile comme la paupière supérieure, mais cette première parcourt un espace beaucoup moins grand que la paupière supérieure. Lorsque l'œil se ferme, la paupière inférieure couvre un tiers de la partie visible du globe de l'œil, tandis que la paupière supérieure en couvre deux tiers.

Dans les yeux qui regardent en bas , figures 14, 15 et 16, on voit l'épaisseur de la paupière inférieure, mais on ne voit pas l'épaisseur de la paupière supérieure. Lorsqu'on dessine un œil qui regarde en haut, les cils concourent au centre de la courbe donnée par la paupière supérieure. Ce centre se trouve plus ou moins de côté, selon qu’on voit l'œil de profil, de trois quarts ou de face. Dans les figures 9,10, 11, 12, 13, ce point est marqué par un point a. La même chose a lieu à l'égard des yeux baissés : dans ces derniers, ce point est indiqué par 4. La figure 17 représente un œil fermé: les cils doivent se diriger au point «. La figure 19 représente un œil vu de face, qui regarde de côté. Or, dans cette position, l'orbite et les enveloppes de l'œil sont vus de face, mais le muscle du côté gauche du globe étant contracté, le globe tourne sur lui-même, et la prunelle se trouve à gauche de l'œil.

IT. pu vez.

Proportions du nez vu de face.

a largeur d’un nez, vu de face, est égale à la moitié de sa hauteur : ici, planche 18, fig. 1, FG, largeur du nez vu de face, est égale à AC, moitié de AB, qui représente la hauteur du nez. La largeur du dessus ou dos du nez, représentée ici par « b, est égale au tiers de FG, largeur du nez. Chacune des ailes * du nez occupe l'autre tiers. La hauteur de l'aile du nez est égale à la petite moitié de la largeur du nez. Le nez est composé d'os et de cartilages; il est un peu plus étroit à sa naissance, plus large à la réunion des os et des cartilages. Le dos du nez se trouve resserré, et par conséquent plus étroit, vers le tiers de la hauteur, en commencant par le bas, et redevient large à son extrémité inférieure. On divise donc la hauteur du nez en trois parties égales. Ici, RS, égale à AB ou à DE hauteur du nez, se divise en trois parties égales, et c d, étranglement du nez, est au tiers de la hauteur. Ainsi la naissance du nez, plus ou moins large, n'occupe pas le tiers de la largeur du nez: à b, grande largeur du dos du nez, située vers le milieu de la hauteur, occupe le tiers de la largeut, ét € d, partie resserrée, occupe le petit tiers; puis, le bout du nez occupe le grand tiers.

La grande ligne d'opération DE divise le nez en deux parties égales.

Lorsqu'on dessine un nez vu de face, on doit le masser carrément et dans les proportions que nous venons de donner, comme on le voit, figure 2. La masse étant ainsi donnée, on cherche la forme de chaque partie de cet organe, en observant surtout ce que nous venons de dire au sujet des rentrées et sorties du dos du nez. D'ailleurs, on cherche, autant qu'il est possible, à rendre les finesses des formes, telles qu'on les voit sur le plâtre ou sur la nature que l’on a pour modèle.

Les figures 4, 5 et 6, représentent toujours des nez vus de face. Leur longueur varie selon l'inclinaison de la tête, tandis que la largeur est toujours la même. Le nez représenté par la figure 4 est le nez d’une tête un peu renversée en arrière. Pour dessiner ce nez d’après nature, on en compare sur le porte-crayon la plus grande largeur, représentée ici par DE, avec sa hauteur. Ensuite on compare le dessous du nez, représentée ici par AB, avec la hauteur AC, et quant à la largeur du dos de cet organe, représentée ici par ab, c'est toujours le tiers de la largeur, représentée ici par DE: la largeur des ailes occupe les deux autres tiers.

Veut-on dessiner un nez dans la position de celui qui est représenté ici, fig. 5, on compare encore sa plus grande largeur, représentée ici par AB, avec sa hauteur représentée par CE. Le dos du nez paraissant dans cette position plus court que le dessous du nez, on compare la longueur de ce dos, représenté ici par DE, avec la hauteur du dessous, car le dessous du nez dans cette position se trouve vertical. La largeur représentée par à b est toujours le tiers de AB.

Vient’ensuite le nez vu de face qui appartient à une tête baissée. La hauteur représentée ici, fig. 6, par AB, étant donnée, on compare la plus grande largeur, représentée ici par CD, avec la hauteur représentée ici par AB. En tenant le porte-crayon horizontalement, on voit de combien le bout du nez représenté ici par À descend plus bas que la ligne représentée par C2 D, sur laquelle posent les ailes du nez. On voit d'ailleurs jusqu'où le nez paraît descendre sur la bouche; la partie du dos du nez qui paraît rentrer et qui est représentée ici par ç d, est toujours au tiers de toute la hauteur. La largeur du dos de cet organe, représentée ici par & b, occupe toujours le tiers de toute la largeur CD; la largeur des ailes du nez occupe les deux autres tiers.

Proportions du nez vu de trois quarts.

Dans un nez vu de trois quarts, la largeur est toujours égale à la moitié de la hauteur. lei, fig. 7, CD

* On appelle ailes du nez la partie saillante qui est au-dessus de la marine.

Be

est égale à la moitié de AB : mais on remarquera que l'aile du nez, du côté gauche, marquée G, paraît moins large que l'aile marquée D,, et cette dernière paraît plus grande que celle du nez vu de face, tandis que dans la fig. 1, où cet organe est vu de face, les deux ailes du nez sont de largeur égale. Ici nous avons divisé le nez vu de face.en quatre parties égales, par des lignes prolongées jusqu'au bas de la planche, de manière à ce qu’elles divisent les trois autres nez. En traçant ces lignes , notre intention est de démontrer que dans un nez vu de trois quarts régulier, la moitié, qui est vue en raccourci, égale juste le quart de la largeur du nez vu de face, et l’autre moitié est Bi aux trois quarts de ce die dis fig. 7, C b est égale au quart de FG (fig. 1), et & D (fig. 7).est égale aux trois quarts de FG (fig. x

La figure 8 “apr le même nez vu de petit trois quarts. Le petit côté, représenté par A /, est plus en raccourci que le petit côté du nez vu de trois quarts régulier, et n’occupe que le huitième de AC ou de FG (fig. 1). La ligne B à (fig. 7) et la ligne B/Z (fig. 8), sont des lignes d'opération supposées qui divisent le dos du nez en deux parties égales, comme la ligne ELD dans la fig. 1. Comme les nez (fig. 7 et 8) sont vus un peu en dessous, ces lignes, étant vues de côté, forment des angles. Ainsi, fig. 7, cette ligne forme l'angle B6 À, et, dans la fig. 8, l'angle B/D. On observera encore que dans le nez vu de face (fig.

), le dos de cet organe est dxisé à sa naissance, en deux parties égales au point E, par la grande ligne d'opération qui sépare le nez en deux. [ci (fig. 1) cette ligne est . représentée par la ligne ELD, car les lignes BD A et BA, que l’on voit (fig. 7) se trouvent ici (fig. tellement en face l'une de l'autre qu'elles paraissent n’en faire qu’une. Ici (fig. 7) la naissance du nez se trouve divisée en deux parties inégales par la ligne d'opération BA. La partie c B, qui est en raccourci, paraît plus petite que Bd; la même chose arrive à la naissance du nez vu de petit trois quarts (fig. 8), et cette différence est plus sensible, le raccourci étant plus prononcé : rm B est beaucoup plus petit que B. La figure 9 représente le même nez vu de profil:ici, on ne voit juste que la moitié du nez, et la ligne ED de la fig. 1, B 6 de la fig. 7, et B/ de la fig. 8, devient ici (fig. 9) le contour FE, d’où il résulte que, lorsqu'on dessine un nez vu de face, on doit diviser la naissance du nez en Fa parties égales, et en mettre moitié d’un côté de la grande ligne d'opération et moitié de l'autre. Si c'est un nez vu de trois quarts, on met une petite moitié du côté qui est en raccourci et la grande moitié du grand côté. Si le nez est vu de profil, le contour du nez, à sa naissance, touche cette ligne. On observera que le nez vu de face, de trois qe ou de profil, est toujours d’une largeur égale à la moitié de sa hauteur. En effet, à mesure qu'un des côtés de cet organe paraît diminuer et devient plus en raccourci, l’autre se développe, et ce que l’on perd d’un côté se retrouve de l’autre.

La grande ligne d'opération qui est représentée ici par la ligne ED (fig. 1), par la ligne BA (fig. 7), Be la ligne BD (fig. 8), et par la ligne FC (fig. 9), divise ces quatre nez en deux parties égales. Lorsqu'on dessine un nez, il faut donc diviser la largeur de la base de ce nez en deux parties égales, et mettre moitié de la largeur d’un côté de la grande ligne d'opération et moitié de l’autre. Dans ces diffé-

rentes positions, l'étranglement du dos du nez se place toujours au tiers de la hauteur en bas. ci (fig. 9) c’est au point D, tiers de AB ou de CF.

Les figures 10, 11 et 12 représentent des nez vus de trois quarts régulier. Ceux qui sont représentés par les fig. 10 et 11 appartiennent à des têtes renversées en arrière, de manière à ce que ces nez soient vus en dessous. Le dessous À 2 (fig. 10) paraît plus grand que le dessous A2 (fig. 7): la construction est a la même. La base du nez représenté par la fig. 10 est aussi divisée en deux parties égales par la grande ligne d'opération CA, et le dos du nez est divisé en deux parties inégales par la ligne C4 A. Le nez représenté par la fig. 11 appartient à une tête beaucoup plus hr que celle du nez de la fig: 10. Le nez de la fig. 11 est, par conséquent, vu beaucoup plus en dessous. La base de ce nez est toujours divisée en deux parties à-peu-près égales par la grande ligne d'opération FD, et le dos du nez est divisé, par la ligne Fe D, en deux parties qui paraissent inégales.

La fig. 12 représente un nez vu de trois quarts régulier, qui appartient à une tête penchée en avant. Il y a de même la grande ligne d'opération qui divise la base du nez en deux parties égales, et

une ligne LB qui divise le dos du nez en deux parties inégales. Le nez étant dans cette position, on ne peut en voir le dessous, et par conséquent on ne voit pas les lignes représentées sur les fig. ro et r1 par les lignes A4 et De. Pourtant, cette ligne existe également dans la fig. 19, et, si le bout du nez était transparent, on verrait cette ligne représentée par la ligne B4 (fig. 12).

Lorsqu'on dessine un nez de trois quarts vu en dessous, ses longueurs et largeurs étant trouvées en comparant, on doit le masser comme celui qui est représenté fig. 13. Le nez de la tête baissée (fig. 12) doit se masser comme celui qui est représenté par la fig. 14. Lorsqu'on est bien sûr de la masse, on cherche les finesses des formes.

Les nez représentés par les fig. 15 et 16 sont des nez vus de petit trois quarts, comme dans la fig. 8, avec cette différence qu'ils appartiennent à des têtes renversées en arrière. Celui qui est représenté par la fig. 17 appartient à une tête baissée: c’est le même principe que pour les nez représentés par les fig. 10, 11 et 12. Les nez représentés par les fig. 15 et 16 se massent comme le nez représenté par la fig. 18.

Le nez représenté par la fig. 17 appartient à une tête penchée en avant: il se masse comme celui qui est représenté fig. 14. La fig. 19 représente un nez vu de profil perdu: le gonflement de la joue cache une partie de l'aile du nez. La fig. 20 représenteun nez vu d’un très petit trois quarts, appartenant à une tête renversée en arrière et en même temps penchée sur sa droite.

La fig. 21 représente un haut de figure extrêmement renversée en arrière et sur sa droite. Pour bien dessiner ce nez, on emploie le moyen indiqué pour la fig. 5, et, pour bien dessiner l'œil du petit côté, il faut supposer le nez transparent et dessiner l'œil : ensuite, on efface ce qui ne doit pas être vu.

La fig. 22 représente le nez d’une tête extrêmement penchée sur sa gauche et en avant. Dans cette position le bout du nez couvre la bouche : pour dessiner ce nez, mêmes opérations que pour les nez des fig. 6, 12, 14 et 17.

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