‹ Le dessin d'histoire naturelleChapitre 29 sur 36 · REPORTS · texte numérisé non relu

REPORTS

Ce serait iei que je devrais parler des reports, mais c’est le travail de l’imprimeur et non du dessinateur; je n’en dirai que quelques mots. Le report consiste à tirer sur

Japier spécial (papier de chine, etc.), une

Ï La j

épreuve d’un dessin ou de caractères d'imprimerie et à les décalquer sur pierre ou sur zinc.

L’imprimeur-lithographe fait souvent des reports pour réunir sur une même pierre des dessins faits sur plusieurs et ne faire qu’un seul tirage de tout ; la gravure de la planche III a été reportée pour la tirer en même temps que les autres lithographies. On emploie fréquemment les reports pour transporter sur pierre des gravures en creux parce que l’impression lithographique est moins chère que l’impression en taille-douce

PHOTOGRAVURE Par le mot Photogravure on entend les divers pro-

cédés qui consistent à photographier un dessin, à e

reporter sur une plaque métallique et à le graver

en relief où en creux: Gillotage, Similigravure, Héliogravure, etc.

La gravure en relief a immense avantage de pouvoir être tirée par tout imprimeur, soit en planches distinctes, soit intercalée dans le texte, tandis que la gravure en creux doit être tirée en taille-douce, mode d'impression qui coûte beaucoup plus cher et que l’on ne peut faire exécuter que dans quelques grandes villes, ou bien en faire un report et tirer en lithographie,

Photogravure en relief

La photogravure en relief a été inventée par Gillot père en 1867, il l’avait appelée gravure panicographique, nom abandonné aujourd’hui pour celui de Gillotage qui rappelle l'inventeur. Ce n’est que depuis une vingtaine d’années qu’elle a été employée et elle a pris promptement une très grande extension.

La photogravure en relief comprend le Gillotage (dessins sur papier ordinaire au trait ou au pointillé à l'encre et sur papier spécial au crayon avec demiteintes) et la Similigravure (dessins divers et lavis).

GILLOTAGE

4° Dessin au trait à l'encre (Planche IV). — Il doit être exécuté sur du papier blanc bien collé et d’une pâte homogène ; il faut rejeter celui qui peluche ou boit aux endroits grattés, ce qui rendrait les corrections défectueuses ; c’est le bristol qu’on emploie généralement. On ne trouve souvent en province qu'un bristol mal collé à l’intérieur et qui devient pelucheux et buvard dès qu’on le gratte, ne vous en

servez pas. Le bon bristol (échantillon 1, planche I) ne coûte que 20 centimes. Le papier à grain gros rend la photographie plus difficile. Le décalque se fait à la mine de plomb, à la sanguine ou au bleu. Il faut avoir bien soin d’enlever la sanguine qui dépasserait les traits à l'encre, car la photographie l’indiquerait ; c’est très facile en frottant le dessin avec de la mie de pain pas trop frais; pour le bleu il n’y a rien à craindre.

Les dessins sont faits entièrement à la plume et ne doivent consister qu’en traits, hachures ou pointillé ; les plumes doivent être très fines ( voir p. 10) et l'encre de chine très noire formant des traits bien distincts. J’ai dit (page 15) que je préférais ordinairement pour les ombres fortes les lignes fines très rapprochées aux grosses lignes ; ici on devra faire les lignes plus grosses, car elles pourraient se confondre à la gravure si elles étaient trop rapprochées.

Les différentes transformations que subit le dessin par la photographie, le report et l’encrage tendent à élargir les traits, ils doivent être très fins et bien marqués. Pour remédier à cet inconvénient, on fait les dessins une demie fois, une fois ou deux fois plus grands, le photograveur les réduit à la dimension que vous lui indiquez et cela sans augmentation de prix. Avec un dessin plus grand on rend plus nettement les petits détails et la réduction atténue les défauts des lignes; c’est là un précieux avantage que l’on ne peut obtenir qu'avec les procédés de reproduction photographique. Lorsqu'il s’agit de dessins faits au microscope, il faut avoir soin de ne pas indiquer le grossissement du dessin, mais celui que

reproduira la gravure réduite. Les dessins pour la

photogravure exigent une très grande propreté, la

reproduisant fidèlement toutes |

photos

taches, mettez une feuille de papier sous votre main.

corrections doivent être faites avec le plus défaut se trouve repro-

pparent. Les grattoirs

petit grattoir du litho-

lame allongée du grattoir re

blant à un scapel, chacun prendra l'outil dont il se

servira le mieux. On finit avec la gomme et on lisse

grattée en frottant avec un corps dur et poli,

par exemple le manche du orattoir. Il est préférable, quand cela est possible, de corriger avant de gratter, on efface ensuite ce qu'il y a de trop et on n’a pas à craindre les bavochures.

is manières de

Il yat faire les corrections: 4° en srattant le dessin, ce qui

est facile sur le bristol

W © Se dont je donne un spécimen (Plauche I, n° 4) puisqu'on peut le gratter presque impunément comme le prouve la figure 2 qui a été effacée complètement et refaite au même endroit. — % en recouvrant le dessin mal fait d'une ou plusieurs couches de gouache (1) assez épais

(1) On appelle gouache une peinture blanche délayée à l’eau

commée, on la vend toute préparée dans de petits flacons de

50 centimes.

pour que les ne se voient plus; la figure 3

a été refaite sur gouache. — 9° en redessinant la

sur un morceau de papier mince,

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