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PROCÉDÉS PRATIQUES DE MISE EN PLACE

reaux, de manière qu’elle soit penchée en avant et fasse dossier.

Tout naturellement, l’élève assise sur la chaise aura la tête appuyée et fixée sur cette planche. Fais donc asseoir Marie. Approche devant elle la gaze avec son pied, et fais-la glisser sur sa coulisse juste à la hauteur de son œil.

Elle placera sa tête bien d’aplomb, afin qu’elle ne remue ni à droite, ni à gauche, et elle fixera le pied de la gaze avec ses pieds afin qu’elle ne bouge pas. Ensuite elle se bandera un œil avec un mouchoir.

Il est entendu qu’elle aura d’avance préparé plusieurs fusains taillés bien fins.

Les choses ainsi disposées, Elise se placera immobile devant Marie qui dessinera sa tête sur la gaze telle qu’elle la verra en n’en faisant que le trait. Plus Elise sera près de Marie, plus le dessin se rapprochera des proportions de la nature.

Le dessin sans maître , 1850.

Paillot de Montabert (1771-1849).

La vitre scénographique. — On construira en bois très léger une espèce de pyramide dont la base sera la vitre, et au sommet de laquelle sera placé le trou où s’appliquera l’œil du dessinateur : un côté doit rester ouvert et libre pour que la main et le crayon du dessinateur puissent passer pour aller tracer les contours aperçus sur cette vitre. Un manche servira à tenir horizontalement cette machine, et par ce moyen on peut obtenir des croquis très justes d’après la nature vivante, malgré les * légers mouvemens du modèle. On pourra allonger à volonté cettre vitre, c’est-à-dire éloigner ou rapprocher de la glace le trou oculaire pour que la glace reçoive une image plus ou moins étendue. Enfin si on se rappelle qu’un tableau est une vitre, cela suffira pour user avec intelligence de ce- moyen.

Gomme un crayon est plus commode et plus sûr qu’un pinceau, pour tracer sur cette vitre les lignes ou points apparens ; il faut que le verre ait perdu son caractère lisse qui empêche l’adhérence : Or, sans dépolir le verre en régrisant, on peut, en couchant dessus un blanc d’œuf ou tout autre vernis siccatif, faire que par ce moyen les traits adhèrent à la vitre.

Traité complet de la Peinture.

F. Algarotti (1712-1764).

De même que les Astronomes se servent de lunettes et les Physiciens de microscopes, les peintres doivent faire usage de la chambre noire.

Essai sur la Peinture.

E. Hareux (1847-1909).

C’est un amour-propre mal placé qui empêche d’avouer qu’on s’en sert. Or, il est, dit-on, prouvé que Léonard de Vinci en est l’inventeur ; il y a donc tout lieu de penser qu’il s’en est servi, et le résultat qu’il a obtenu prouve bien que ce moyen ne lui a pas mal réussi.

Puis, il y a plus près de nous, notre grand maître Millet qui en faisait usage aussi (nous en sommes absolument certains, puisqu’un de ces instruments a été trouvé parmi le matériel qui composait son atelier lors de sa vente). Or, chacun sait que Millet dessinait comme un maître, et que, s’il a daigné se servir delà chambre claire, c’est uniquement par économie de temps.

La chambre claire est avant tout utile pour gagner du temps ; les amateurs qui ne savent pas dessiner n’en peuvent rien faire, parce que le choix de la place et de la distance est difficile à trouver, et exige des connaissances de dessin et de perspective, pour ne pas prendre les objets de trop près, ce qui déforme les lignes.

L’EXPRESSION DU VISAGE 155

De plus, îe dessin fait à la chambre claire a encore l'inconvénient de montrer trop de choses, ce qui fait que les élèves ne sachant pas voir les grandes lignes déforment tout par des détails compliqués ou inutiles et mettent beaucoup plus de temps à ébaucher leur étude.

Nous le répétons à dessein : servez-vous de la chambre claire, comme curiosité d'abord, comme enseignement ensuite.

Cours complet de Peinture à l'huile . (H. Laurens, éditeur.)

P. -H. Valenciennes (i750-isi9).

La chambre noire donne toutes les lignes fausses par une raison bien simple; c'est à cause de la convexité du verre à travers lequel passent les rayons qui réfléchissent la Nature.

Plus les lignes droites se rapprochent du foyer et moins elles sont courbes; mais aussi plus elles s'en éloignent, et plus cette courbure est sensible.

Elémens de perspective pratique.

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