AVIS
Le Carré perspectif tel qu’il vient d’être décrit par l’auteur est envoyé franco de port et d’emballage, en toute gare française, contre un mandat-poste de 8 francs adressé à MM.L. Sénée et Cie, rue de Savoie , 6, Paris (6e).
L’envoi comprend : un support à pieds articulés et à glissière verticale, 4 tringles coudées à tube, 1 tringle à encoche, 4 fils élastiques à crochets, 4 pinces à ressort, 2 bouchons (b et b' fig. 4); enfin, un dessin, sur papier mince, représentant un carré de 50 centimètres avec médianes, diagonales et cercle inscrit; qu’il suffira de coller sur un bristol ou un carton léger et rigide.
La double condition de solidité et de légèreté n’a pu être obtenue, dans la construction de l’appareil, qu’en limitant les dimensions du carré. Pour des classes nombreuses, un seul exemplaire est insuffisant. Une remise de 1 franc représentant l’économie réalisée sur le port et l’emballage sera faite pour toute commande de deux Carrés, c’est-à-dire que la valeur du mandat-poste sera de 15 francs, au lieu de 16.
Rachel Gauguet.
La peinture décorative architecturale
LA PEINTURE DÉCORATIVE ARCHITECTURALE ( Conférence de M. J. Jules Pillet)
L’éminent professeur J. -Jules Pillet a clôturé son cours de « constructions civiles » au Conservatoire des Arts-et-Métiers, le lundi 1 7 avril dernier par une conférence des plus intéressantes sur la Peinture décorative architecturale. Il a fait l’historique de la fresque, de la sgraffite, de la peinture à l’encaustique, indiquant d'une façon claire et précise les procédés des diverses époques, s’étendant avec détails sur les matières employées, le mode spécial et la préparation réclamés par chacune. Pour cette dernière leçon un peu... exceptionnelle, M. Pillet avait eu l’excellente idée de s’adjoindre la collaboration d’un artiste peintre décorateur de talent, M. Eugène Ledoux, dont les travaux exécutés par ces procédés peu usités dans nos contrées seraient trop longs à énumérer; nous citerons cependant les principaux :
« Palmarium, au Jardin d’Acclimatation ; Maison de M. Ruel, au Cloître Notre-Dame; le Musée de Limoges , avec notre cher collègue M. Henri Mayeux et tout dernièrement la Maison de retraite des artistes dramatiques à Pontaux-Dames, sous la direction de l’architecte M. Binet. »
M. Eugène Ledoux qui a étudié ces divers procédés en Italie, se les est appropriés et il en joue de main de maître.
Pendant que le professeur M. Pillet expliquait, il a exécuté ( coram populo) un fragment de fresque et un morceau de sgraffite aux applaudissements d’un auditoire de professionnels hommes et dames, absolument intéressé et... charmé.
La thèse principale soutenue par le professeur a été que la peinture à la fresque et surtout le sgraffite beaucoup moins coûteux, conviendraient particulièrement à la décoration des édifices faits en béton armé. Ces bâtiments moulés en quelque sorte dans des coffres en bois, donnent naissance à de grands nus sur lesquels la peinture serait bien mieux • à sa place que des décorations ultra moulurées, j par lesquelles on tente trop souvent de faire croire qu’elles ont été bâties en pierres appa- i reillées et sculptées ce qui est un véritable mensonge artistique; nous partageons entiè- j rement cette opinion.
Que voilà donc des leçons utiles et fécondes ! et combien nous, vieux praticiens, apprécions ce mode d’enseignement que nous voudrions
voir se propager, car rien n’égale Y action ! Il y a longtemps que cela a été dit, mais il fallait l’initiative toujours en éveil de M. J. -J. Pillet pour commencer. Espérons que ce commencement aura une suite et qu’il nous soit permis, en formulant ce vœu, de rendre un public hommage à l’excellent homme, au maître émi nent qu’est M. J. -J. Pillet et à notre cher confrère et vieil ami M. Eugène Ledoux.