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CHAPITRE XIX

MEMBRE INFÉRIEUR (détails)

Nous avons peu de chose à ajouter à ce qui a été dit précédemment sur le membre inférieur. L’élève devra étudier de très près le genou, dont l’articulation compliquée est difficile à dessiner correctement. Qu’il reconnaisse bien d’abord la charpente, les condyles du fémur et la tête du tibia, qui se voient sous la peau au côté interne et au côté externe, la rotule en avant, qui, dans les différents mouvements, se déplace avec le tibia auquel elle est fixée. Une saillie molle se voit en dessous de la rotule, c’est un bourrelet graisseux destiné à la protéger. La région qui avoisine le dessus de la rotule présente un caractère particulier; il faut remarquer en avant, la disposition du triceps, dont les trois portions viennent s’attacher au tendon sus-rotulien, chacune d’une façon différente : (fig. 151) le droit antérieur restant à environ dix centimètres du hord supérieur de la rotule, le vaste externe s’arrêtant un peu plus bas et brusquement, et le vaste interne s’arrondissant presque jusqu’à la rotule; puis au côté externe, la tète du péroné où vient aboutir le tendon du biceps crural et d’où part le muscle long péronier, enfin au côté interne la tubérosité du tibia où les tendons du couturier, du grêle interne et du demi-tendineux, forment une sorte de lacis appelé la patte d’oie.

Les muscles jumeaux (fig. 150) sont recouverts au côté externe et au côté interne de la jambe d’une aponévrose qui ne laisse libre que la partie de ces muscles qui est située sur la partie moyenne de la face postérieure de la jambe. C’est ce qui explique le gonflement que présente le mollet à son milieu dans certains mouvements violents de la jambe.

En outre des tendons que nous avons déjà étudiés sur le dessus du pied, nous y trouvons un muscle appelé le pédieux, qui s’attache à la portion supérieure externe du calcanéum et qui dirige ses quatre tendons jusqu’aux quatre premiers orteils, dont il est un extenseur. Quant à la plante du pied, on y trouve un fléchisseur commun et des muscles propres au gros et au petit orteil, rappelant les dis-

positions que nous avons étudiées sur la face palmaire de la main ; mais ces muscles, recouvei’ts de tissus graisseux et d’une peau très épaisse durcie encore par la marche, n’offrent aucun intérêt au point de vue des formes extérieures. Au niveau des malléoles se voit un ligament annulaire antérieur qui passe par-dessus tous les tendons et remplit le même rôle que son homologue du carpe.

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