‹ Le Déterminisme et la Responsabilité dans le Système de CalvinChapitre 10 sur 60 · Inst. Chr., IL 2, 2; Ed · texte numérisé non relu

Inst. Chr., IL 2, 2; Ed

3. Acutus sibi Pighius videtur, quum judicia Dei profondam abyssum fore negat, si voluntas ejus summa sil ratio (c'est la thèse de Calvin) : quia nihil facilius sit vel magis expeditum, quam fieri omnmia, quoniam sic Deo placet, ubi dominatur sola ejus voluntas. Atqui sophistice garriendo, quod unum in quœæssione vertitur ridicule prœæterit, quum liqueat sic fieri, quia Deo placet : cur ul potius ila placeat, quam secus..… an mini porten-

hum hoc unquam venit in mentem, nullam Deo consilii sui ratio-

AD

Si rigoureux qu'il soit, le système de Calvin, qui a pour but de sauvegarder et d'affirmer la souveraineté absolue de Dieu, se distingue profondément du fatalisme des stoïciens et de certains systèmes déterministes modernes, en ce qu’il établit le siège de la nécessité universelle non dans les phénomènes, qui en soi sont contingents, mais dans « le conseil de Dieu. » « Nous ne songeons pas une nécessité laquelle soit contenue en nature par une conjonction perpétuelle de toutes choses comme faisaient les stoïques, mais nous Constituons Dieu maître et modérateur de toutes choses, lequel nous disons dès le commencement avoir selon sa sagesse déterminé ce qu’il devait faire et maintenant exécute par sa puissance tout ce qu'il a délibéré » (Inst. Chr. I, 16, 8 Ed. 4539, 8 40); <am reste il est tellement nécessaire que ce que Dieu a ordonné advienne, que toutefois ce qui se fait n’est pas nécessaire précisément, ni de sa nature » (Inst. Chr. 1559, I, 162);

Les causes naturelles n’ont aucune activité propre et ne sont liées à leurs effets que par la volonté divine qui peut produire et produit quelquefois ces mêmes effets sans l’intermédiaire des causes secondes, ou sans que les causes secondes soient liées d’une façon absolue à leurs antécédents. « Quant aux choses qui n’ont point d’âme, il nous faut tenir ce point pour résolu, combien que Dieu

nem constare ? Dum ego Deum prœæsidem totius mundi staluo, qui incomprehensibili et mirifico consilio gubernet Moderelurque omnia : an illum fortuito huc illuc raplari, vel cœca temerilate eum facere quod facit, quisquam ex verbis meis colliget ? (De aet. Dei prœdest. Opp. Calv. t. VII, p. 311).

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