‹ Le Déterminisme et la Responsabilité dans le Système de CalvinChapitre 12 sur 60 · DUO UE OUT SSII EE OEM ER IRE · texte numérisé non relu

DUO UE OUT SSII EE OEM ER IRE

LONATRS

Mais cette volonté divine n’est pas le caprice arbitraire d’un tyran, c’est l’expression de la Sainteté absolue, de la Justice incompréhensible du souverain juge. Si elle est « loi à soi-même », si elle est « la règle souveraine de perfection et loi de toutes lois », ce n’est « qu’en tant

qu’elle est pure de toutes macules » (1). « Je n’entends pas, dit Calvin, cette volonté absolue de laquelle les sophistes babillent, faisant un divorce exécrable entre sa justice et sa puissance, comme s’il pouvait faire ceci ou cela, outre toute équité : mais j’entends sa providence dont il gouverne le monde, de laquelle rien ne procède que de bon et de droit, combien que les raisons nous en soient inconnues » (2). En effet, notre Réformateur affirme « que la bonté de Dieu est tellement conjointe avec sa divinité qu’il ne lui est pas moins nécessaire d’être bon que d’être Dieu » (3).

Pour faciliter l'exposition de ce que nous appellerons la théodicée de Calvin, il nous paraît indispensable de donner quelques détails sur la façon dont il conçoit l'action de la volonté de Dieu sur le monde et plus particulièrement sur la volonté humaine, de dire quelques mots de Sa psychologie et enfin d'exposer brièvement le plan de

1. Inst. Chr., II, 23. 2 ; 1559 seulement, mais l’idée se trouve exprimée dès 1536, à propos de laprédestination dans son premier catéchisme (Opp. Calw., vol. XXII, p. 46, et dans l’éd. 1539, 8. 18).

*. Inst. Chr.,T, 17. 2. Mème observation que pour la note pré-

cédente.

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