NANTES
son Créateur, l’homme n’était pas déterminé au mal, « il pouvait ne pécher point» (1). S'il eût voulu, il serait parveru à la vie éternelle, mais il ne lui a pas été donné de vouloir (2). Pour le préserver de la chute, il aurait été indispensable que Dieu le remplit de la constance et de la force dont il arme ses élus (3). Mais en lui donnant une volonté « ployable au bien et au mal » il lui à précisément refusé cette « constance de persévérer ,», et c’est ce qui explique sa chute (Jnst. chr., 1, 15, 18). Son intelligence livrée à ses propres lumières n’a pu que se détourner, d'elle-même, de la vérité et se laisser tromper par les ruses de Satan (4).
Dieu a retiré sa main, il a laissé l’homme pleinement indépendant, libre et maître de soi, et il a montré ainsi que hors de Lui et sans son secours il n’y a pas de vie