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4. « Car nul n’a entrée auroyaume de Dieu, sinon que son entendement soit renouvelé par le Saint-Exprit » (Inst. chr., II, 2.20),
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la volonté est excitée à aimer le bien, inclinée à le désirer, émue à le chercher et à s’y adonner (1) ». Agissant à la fois sur l’entendement et la volonté, « le Seigneur commence en nous son œuvre, insplrant en nos Cœurs l'amour, le désir et étude de bien et justice, où pour parler plus proprement, inclinant, formant et adressant nos cœurs à justice, il parachève son œuvre en nous confirmant à persévérance (2) ». D'ailleurs, par abolition de la volonté, Calvin n'entend pas la suppression complète de cette faculté, mais sa transformation radicale (3).
S 3. — La prédestination.
Nous avons vu que, du fait que cette transformation morale ne se réalise pas chez tous les hommes, Calvin avait conclu à la doctrine de l'élection ou de la prédestination proprement dite, qu'il définit en ces termes « Nous appelons prédestination le conseil éternel de Dieu par lequel il a déterminé ce qu’il voulait faire d’an cha-
voir aussi le paragraphe suivant, et Contre les libertins. 0pp. Calv. vol. VII, p. 191; inst. chr., IL, 7,1; éd. 1539, 17, 6.