Inst. chr., IL, 3, 9; éd
2, Inst. chr., IL, 3, 6, 1539, 2, 52.
3. « Je dis que la volonté est abolie non pas en tant qu’elle est volonté: cir en la conve”sion de l'honn, ce qui est de première nitire denaure. Je dis aussi qu’elle est créée nouvelle, non pas pour con nencer d’être volonti, mais pour être convert.e de mauvaise en bonne » (Inst. chr., II, 3, 6). Geite citation ne se trouve
pas dan: les éditions antérieures AMES0E
cun homme.'Car il ne les crée pas tous en pareille condition : mais ordonne les uns à la vie éternelle, les autres à éternelle damnation; ainsi selon la fin à laquelle est créé l’homme, nous disons qu’il est prédestiné à mort ou à vie (1). » Ce décret éternel est immuable, et le sort de chaque homme est irrévocablement fixé, dès avant sa naissance. Nul par conséquent ne peut obtenir le privilège de l'élection par ses propres efforts. Il n’en faudrait pourtant pas conclure que Dieu condamnerait un homme malgré sa foi et sa piété, s’il était réprouvé ; une telle supposition est absurde : « car la foi ne se trouve sinon aux élus » et quant « aux adversaires de la vérité, » qui « disent que celui quiest réprouvé de Dieu, perdrait sa peine en s’appliquant à vivre purement et en innocence, en cela ils sont convaincus de mensonge impudent; car d’où procéderait telle étude, sinon de l'élection de Dieu? Vu que tous ceux qui sont du nombre des réprouvés, comme ils sont instruments faits à opprobre, ne cessent de provoquer lire de Dieu par crimes infinis : et confirmer par signes évidents le jugement de Dieu qui est décrété contre eux, tant s’en faut qu’ils y résistent en vain (2). »
Le décret de l'élection, comme celui de la réprobation est, de plus, absolu. Ceux qui sont prédestinés au salut ne Je sont pas en prévision de leur foi ou de leur mérite, mais seulement à cause de la miséricorde gratuite de Dieu, qui fait grâce à qui bon lui semble (3). Et il ne